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Frelon asiatique : une plaie pour les apiculteurs

Installé en Moselle depuis près de cinq ans, le frelon asiatique à pattes jaunes poursuit sa progression. Redouté par les apiculteurs, ce prédateur met les colonies d’abeilles sous pression et menace plus largement la biodiversité. Pour limiter sa prolifération, particuliers et professionnels multiplient les moyens de lutte.

Facilement reconnaissable à ses pattes jaunes, le frelon asiatique est désormais bien implanté en Moselle. Présent du début du printemps jusqu’à la fin de l’automne, il représente une menace majeure pour les apiculteurs. Plus que les abeilles qu’il capture pour se nourrir, c’est son comportement autour des ruches qui inquiète.

« Il va capturer des abeilles pour manger, il cherche des protéines et, à ce moment-là, il va prélever des abeilles. Ce n’est pas tant ça qui nous gêne, c’est surtout lorsqu’il y a beaucoup de frelons : c’est la paralysie des colonies. Les abeilles ne sortent plus, elles sont tétanisées par la présence du frelon et ne vont plus butiner », explique Louis Pister, apiculteur.

Une situation qui se traduit directement par une baisse des récoltes de miel. Pour tenter de protéger leurs ruches, de nombreux apiculteurs installent des pièges contenant un mélange de bière, de grenadine et de vin blanc. Attirés par l’appât, les frelons pénètrent dans le dispositif sans pouvoir en ressortir.

Piéger ou détruire les nids

Lorsque les pièges ne suffisent plus, des entreprises spécialisées interviennent pour éliminer les nids. « Dans des cas très particuliers, on va avoir le paintball, doté de billes d’insecticide », indique Alexis Licht, gérant de Guêpes Frelons 57.

Selon la configuration des lieux, différentes méthodes sont employées. «L’objectif va toujours être d’essayer d’aller au contact du nid pour pouvoir injecter un produit qui va agir par contamination et tuer toute la colonie. On utilise généralement un produit sous forme de poudre. On tente de privilégier des solutions plus simples, plus naturelles, plus bio, afin qu’elles soient moins néfastes pour la nature et l’environnement », précise le professionnel.

Au cours d’une seule saison, un nid peut abriter jusqu’à 20 000 frelons. Si cette espèce reste peu dangereuse pour l’homme, n’étant agressive qu’à proximité de son nid, son impact sur la biodiversité est bien plus préoccupant. Un seul nid peut consommer entre 10 et 14 kilos d’insectes par an, contribuant au déclin de nombreuses espèces et fragilisant davantage les écosystèmes.

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