L’assemblée départementale a augmenté les crédits alloués cette année au social en Moselle, mais le constat est toujours dramatique dans les Ehpad.
« On a fléché le nombre de lits manquants, de demandes urgentes, et il y a un chiffre : 507. Pendant des années j’ai dit entre 300 et 400, mais c’est plus. Et si vous me redemandez l’année prochaine, ça sera encore plus ». Le constat est dramatique : 96% d’occupation en Moselle. Lors de la dernière réunion trimestrielle, ce lundi, le président du département Patrick Weiten, rappelle que le maintien à domicile n’est pas toujours possible lorsqu’une famille est confrontée à une perte d’autonomie. Les places en Ehpad sont désormais limitées, c’est donc « un coup de gueule » que passe le président à l’État. « Si on doit financer, on saura le faire, mais je pense que ces places doivent être prises en charge par le département et l’État, sinon on va droit dans le mur ». Il en appelle aussi aux parlementaires et à l’ARS d’organiser un grand débat, « car cela doit être une priorité nationale ».
Le social au coeur des préoccupations : c’est aussi pour cela que le département a décidé de voter une décision modificative lors de cette réunion. En d’autres termes, une rallonge budgétaire de 16,3 millions d’euros sur le budget désormais de 1,234 milliard de la collectivité. Elle permettra de financer des crédits consacrés au RSA (qui atteint désormais 173 millions d’euros), des moyens supplémentaires en faveur de l’autonomie, du handicap ou des personnes âgées. Mais aussi d’ajuster les ressources pour la cuisine centrale à Vitry-sur-Orne ou encore la création d’un restaurant scolaire au collège Rabelais de L’Hôpital (700 000 euros). « Les besoins de la population doivent être pris en compte », assure Patrick Weiten qui confirme connaître toujours une baisse des moyens mais sa volonté d’assurer la solidarité.
Malgré tout, la fin d’année sera marquée par la « fierté d’être Mosellan ». Entre la victoire européennes des Dragonnes de Metz Handball, Flora Pili « qui a tutoyé le firmament national », les Terres de Jim et les assises de l’agriculture, ou l’arrivée de Léon XIV en Moselle, autant d’événements qui donnent une « portée internationale pour le département ». Malgré un « mauvais temps budgétaire », il ne faudra pas « subir mais se préparer » à l’avenir en continuant sur cette lancée.


