À l’occasion de la dernière réunion trimestrielle, le conseil départemental de Moselle a voté une motion pour soutenir la centrale Emile-Huchet, qui risque à nouveau de fermer.
Il faut sauver le soldat Emile-Huchet. C’est ce que le Département de la Moselle veut envoyer comme signal à l’Etat avec le vote d’une « motion Saint-Avold » ce lundi après-midi, durant la nouvelle réunion trimestrielle de l’assemblée départementale. « Une loi dite Saint-Avold a été adoptée en avril 2025, par l’Assemblée nationale puis le Sénat. Et la centrale dans la ville qui a donné le nom à cette loi pourrait à nouveau fermer ? On cherche un peu de cohérence, c’est insupportable ! », affirme le président Patrick Weiten.
Car en effet, comme le rappelait la semaine dernière le député RN Alexandre Loubet, la centrale n’a pas d’assurance de rester ouverte lors de la renégociation du contrat pluriannuel en cours. « On avait déjà fermé la centrale, se souvient Patrick Weiten. Puis on a été chercher les Mosellans pour la rallumer, ils se sont tous mobilisés, car ici, on a le savoir-faire. Et là ça recommence, c’est un scandale ! Un scandale politique et institutionnel ! » Pour apporter un soutien massif et commun du département face au traitement du dossier par l’État, une motion est donc votée. « Elle permet aussi de dire qu’on risque de se fâcher, appelez ça une menace si vous le voulez », tance le président.
Patrick Weiten qui a également saisi le premier ministre sur le fond de l’affaire. « C’est maintenant qu’il faut s’en emparer, car elle peut fermer avant la fin de l’année », dit-il. De quoi aussi affirmer un peu plus son plan « Moselle Terre des Energies ». En plus de l’or bleu considérable en Moselle, qui sera au coeur des assises de l’eau, de l’hydrogène dans le sol lorrain, d’Holosolis ou encore d’Emile-Huchet, le département veut développer sa capacité de production énergétique. C’est pour cela que Pierre Cuny, président de TFA, a aussi demandé à la Moselle de soutenir sa volonté d’accueillir deux EPR sur le territoire de Cattenom. Pour ne pas « mélanger les combats », la proposition de motion sera préparée pour la prochaine réunion en décembre.


