Alors que les prix des carburants atteignent des niveaux records, les automobilistes mosellans cherchent des solutions pour limiter la facture. Aides gouvernementales, covoiturage ou encore télétravail, plusieurs dispositifs et alternatives sont mis en avant pour réduire le coût des déplacements.
Les prix des carburants atteignent des niveaux records en France. Ce mardi 22 septembre, le litre de gazole s’affiche en moyenne à 2,37 euros. Le sans-plomb 98 atteint 2,22 euros, tandis que le sans-plomb 95-E10 est vendu en moyenne 2,13 euros le litre. Cette hausse pèse directement sur le pouvoir d’achat des automobilistes, particulièrement sur ceux qui utilisent leur voiture quotidiennement pour se rendre au travail.
Des tensions dans certaines stations-service
À cette flambée des prix s’ajoutent des difficultés d’approvisionnement dans certaines stations-service. Le Grand Est figure parmi les régions les plus touchées, avec entre 10 et 25 % de stations confrontées à des indisponibilités, selon les secteurs. À la station-service de Jouy-aux-Arches, la situation était particulièrement tendue ce mardi matin. Dès 9 heures, il n’y avait déjà plus de gazole disponible et les particuliers étaient limités à 25 litres.Selon une salariée de la station, les automobilistes particuliers étaient « bien plus nombreux qu’à l’accoutumée », au point que les professionnels avaient eux aussi davantage de difficultés à s’approvisionner.
De nouvelles aides pour les automobilistes
Face à cette situation, le gouvernement a annoncé, mardi 22 septembre, de nouvelles mesures destinées notamment aux Français qui travaillent et qui dépendent fortement de leur voiture pour leurs déplacements quotidiens. Parmi les mesures phares annoncées figure la prolongation du dispositif gros rouleurs. Initialement prévue jusqu’au 30 septembre, l’aide sera finalement maintenue en octobre et novembre. Cette aide représente 40 centimes par litre de carburant pour trois mois en moyenne, soit une indemnité totale moyenne de 100 euros. Le nombre de Français pouvant en bénéficier sera également élargi, pour atteindre 5,5 millions de personnes : celles « touchant 2035 euros net par mois pour une personne seule et 6104 euros pour un couple avec enfant ».
Le covoiturage gagne du terrain
Pour réduire leur facture, certains automobilistes n’ont toutefois pas attendu les annonces gouvernementales pour modifier leurs habitudes. Le covoiturage séduit notamment de plus en plus de Français. Le nombre de trajets quotidiens réalisés en covoiturage a augmenté de 13 % cet été à l’échelle nationale. Une tendance qui se confirme également en Moselle, où certains salariés choisissent désormais de partager leurs trajets pour réduire leurs dépenses de carburant.
Peut-on vraiment se passer de sa voiture ?
Autre piste : laisser sa voiture au garage. Ce mardi 22 septembre, à l’occasion de la Journée mondiale sans voiture, certains Français sont invités à privilégier le vélo, la trottinette ou encore les transports en commun. Mais pour les salariés qui habitent plusieurs kilomètres de leur lieu de travail, la voiture reste souvent difficile à remplacer. En Moselle notamment, les transports en commun ne permettent pas toujours de réaliser facilement les trajets domicile-travail.
Le télétravail comme autre solution
Le télétravail peut également permettre de réduire les déplacements et, par conséquent, la consommation de carburant. En mai dernier, le gouvernement avait d’ailleurs demandé aux agents de la fonction publique de recourir davantage au télétravail afin de faire face à la hausse des prix des carburants. Pour autant, en Moselle, cette pratique ne semble pas avoir connu d’explosion depuis la hausse des prix. C’est en tout cas le constat dressé par la Chambre de commerce et d’industrie de la Moselle.
Entre aides publiques, covoiturage, transports alternatifs et télétravail, plusieurs solutions existent donc pour tenter de réduire l’impact de la flambée des prix à la pompe. Mais pour de nombreux salariés, notamment ceux qui vivent loin de leur lieu de travail, la voiture reste encore difficilement remplaçable.


