Les 4 et 5 septembre, le festival Mécleuves Terre de Blues signe son retour pour une huitième édition. Invités de Moselle Info, Thierry Cluzet, directeur de l’événement et président de la MJC de Mécleuves, et Vincent Meyer, responsable artistique, présentent une édition fidèle à l’ADN de l’événement : une programmation éclectique, des artistes venus de plusieurs pays et une ambiance conviviale ouverte à tous les publics.
Comment définir l’identité de Mécleuves Terre de Blues ?
Thierry Cluzet, directeur du festival : « Dès le départ, nous voulions créer un festival chaleureux et convivial, ouvert à tout le monde. Pas seulement aux passionnés de blues, mais aussi aux familles, aux amis, à tous ceux qui ont envie de venir partager un moment autour d’un verre et de la bonne musique. L’objectif, c’est vraiment d’accueillir tous les publics. »
Huit groupes sont à l’affiche cette année. Comment construit-on une programmation aussi internationale depuis un petit village mosellan ?
Vincent Meyer, responsable artistique : « C’est un gros travail de préparation, avec beaucoup d’heures d’écoute. Cette année, nous accueillons huit groupes venus principalement de France, mais aussi d’Angleterre et de Finlande. Nous avons notamment Alice Armstrong, une jeune auteure-compositrice britannique qui se produira le vendredi soir. C’est une très belle découverte, avec une voix puissante. C’est aussi l’image que nous voulons donner au festival : faire découvrir le blues à travers une nouvelle génération d’artistes et ouvrir cette musique à des styles différents. Nous cherchons une programmation variée qui fasse voyager le public. »
Vous revendiquez un festival de découverte plutôt qu’un festival de têtes d’affiche ?
« Oui. Le blues est un univers plus restreint que d’autres styles musicaux, mais nous recherchons avant tout une programmation de qualité qui permette de découvrir différentes tendances. Par exemple, Ina Forsman revisite un blues très enraciné dans la tradition avec une interprétation moderne. On retrouve chez elle des influences de Nina Simone ou d’Aretha Franklin. À côté de cela, des groupes comme Mazingo explorent un blues plus inspiré de la Louisiane et du sud des États-Unis, avec une touche folk tout en restant fidèle à l’esprit du blues. »
« Les bénévoles font le festival »
Près de 160 bénévoles sont mobilisés cette année. Sans eux, le festival serait-il possible ?
Thierry Cluzet : « Non, ce serait impossible. Les bénévoles, pour moi, c’est l’âme du festival. Ce sont eux qui le font vivre, et je leur dis toujours que c’est leur festival. Ils accueillent les festivaliers avec le sourire, créent le lien avec les artistes et participent à cette ambiance chaleureuse que les gens ressentent dès leur arrivée. Ils se sont vraiment approprié l’événement, et c’était une volonté dès le départ. »
De nombreuses associations peinent à recruter des bénévoles. Comment expliquez-vous cette fidélité ?
« Je ne vais pas vous donner le secret ! Mais nous les impliquons totalement dans le projet. Ils donnent leur avis et participent à la vie du festival. Chaque année, nous organisons une soirée spécialement pour eux, où c’est nous qui leur faisons à manger. Nous essayons de prendre soin d’eux et de leur montrer qu’ils sont indispensables. »
Un festival qui fait grandir Mécleuves
Après huit éditions, quelles sont les retombées pour Mécleuves et les communes alentour ?
« Mécleuves compte environ 1 000 habitants, et pendant le festival nous allons quasiment tripler la population du village. Nous attendons entre 3 000 et 3 500 festivaliers. Les retombées sont certainement encore plus visibles pour l’Eurométropole de Metz et Inspire Metz, qui nous accompagnent beaucoup sur la communication. Nous, nous sommes concentrés sur notre village et notre festival, et nous ne réalisons pas toujours l’impact que cela peut avoir sur le territoire. »
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