« Mortelles passions aux Hauts de Blémont » : c’est le titre d’une nouvelle policière présentée ce mardi 16 juin par un groupe d’élèves de 6ème.
« Ici, une part de gâteau à la fraise écrasée. Plus loin, les débris épars d’une coupe en cristal explosée » Ces phrases, ces 13 collégiens les ont pensées et écrites dans ce petit livre.
Une histoire qui se déroule dans leur quartier. Les élèves se sont inspirés de faits réels.
« On a été voir des personnes pour qu’ils se présentent, on a eu des informations sur eux », explique Rouba. « C’est là qu’on a fait la rencontre de AÏsha, on s’en est inspirée pour créer le personnage de Fatia », poursuit Nail. « Je suis fier de moi ! », se réjouit Adea.
Pour écrire cette nouvelle policière, il leur a fallu près de 8 heures de travail, où ils ont pu développer leur imagination et améliorer leur vocabulaire. « A un moment donné, on a eu une odeur désagréable et le mot nauséabond est ressorti. C’est un mot qu’ils ne connaissaient pas. On a pu mettre une sensation sur ce mot et cela fait maintenant partie de leur vocabulaire », souligne Laurie Kolata, professeure de français au collège Les Hauts de Blémont.
« S’occuper des histoires intimes des passants, ça n’existe pas dans l’IA »
Les enfants ont collaboré avec Nicolas Turon, dont le métier d’écrivain ne parlait pas forcément à la nouvelle génération. « On est dans une phase d’éloignement effectivement. Aujourd’hui, on tape un prompt sur Chat GPT, on a un texte qui sort. En revanche, c’est un texte qui n’est pas sensible. Quand on fait le métier comme nous d’aller dans la rue, de s’occuper des histoires intimes des passants qu’on croise, ça n’existe pas dans l’intelligence artificielle », explique Nicolas Turon.
Résultat de leur travail : une trentaine de pages publiés ce mercredi en librairies, un beau souvenir, et peut-être… la création de nouvelles vocations.
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