Plusieurs lycées de Moselle sont concernés par des mobilisations ce vendredi 2 octobre.
Après une journée de forte tension en Moselle comme partout en France ce jeudi 1er octobre, une nouvelle journée de mobilisation des lycéens est attendue ce vendredi 2 octobre. La veille au soir, la préfecture a donné un premier bilan chiffré des débordements avec 39 interpellations dont 23 pour des faits commis sur Metz, principalement des mineurs. Dans la soirée, le tribunal judiciaire de Metz précisait que ces arrestations étaient en lien avec des faits de « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique », « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou à un attroupement armé » ou encore des dégradations.
Selon la Préfecture, 5 policiers ont été légèrement blessés, dont un chef de service à Saint-Avold, touché par un tir de mortier. Enfin, 17 incendies sur la voie publique ont nécessité l’intervention des services d’incendie et de secours de Moselle. « Le préfet de la Moselle, Pascal Bolot condamne fermement les actes de violence commis dans le cadre de ces manifestations, notamment à l’encontre des forces de l’ordre. Il rappelle que la liberté de manifester doit s’exercer dans le respect des personnes et des biens ». Des mesures de police et d’interdiction de regroupement ont été prises ce vendredi.
Le direct
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Les CRS chargent à Metz
Les CRS ont chargé les manifestants pour les disperser devant le square du Luxembourg, en utilisant notamment du gaz.
Plusieurs centaines de jeunes devant Fabert
Plusieurs centaines d'étudiants et de lycéens se retrouvent devant le lycée Fabert, selon notre journaliste sur place. La tension monte square du Luxembourg où les étudiants de la fac de Metz ont rejoint les élève après que ces derniers ont fait sonner les alarmes dans l'établissement pour appeler au rassemblement. Les CRS forment un cordon de sécurité autour du lycée.
La tension monte à Forbach
La tension monte à Forbach où les lycéens de Blaise Pascal ont été rejoint par ceux de Behren-les-Forbach. Une centaine de manifestants ont été bloqué dans leur progression par les forces de l'ordre qui ont fait usage de gaz. Les élèves sont désormais confinés dans les établissements.
"Manifester est un droit, pas casser"
Réaction hier soir de la députée centriste Nathalie Colin-Oesterlé: "Manifester est un droit. Casser, brûler, agresser ou empêcher d'étudier n'en est pas un". Elle demande une identification rapide des casseurs et appelle à la responsabilité des parents. "Dans un contexte déjà tendu, la présence des députés LFI aux côtés des bloqueurs et les appels à amplifier la mobilisation posent une question de responsabilité politique", dit-elle. "Notre jeunesse mérite mieux que d'être utilisée comme un outil politique".
Le ministre va consulter les lycéens
400 établissements restent fermés aujourd'hui en France. Le gouvernement prévoit de rencontrer et consulter des syndicats et représentants des lycéens dans la journée.
"Les lycéens ne sont pas une chair à canon électorale"
"Nous condamnons sans ambiguïté ces violences, d’où qu’elles viennent, et ces dégradations. Manifester est un droit. Empêcher les autres d’étudier, dégrader un lycée ou s’en prendre à ceux qui y travaillent ne l’est pas", a déclaré dans un communiqué le groupe des jeunes En Marche de Moselle ce vendredi matin. "Nous refusons que certains partis politiques instrumentalisent les inquiétudes de notre jeunesse à des fins politiques. Les lycéens ne sont pas une chair à canon électorale : ils méritent des réponses, pas d’être envoyés au front". Le groupe demande "une permanence des cours pour garantir la continuité des enseignements, une revalorisation de 200 à 500 euros par mois pour les enseignants, une échelle nationale des sanctions et une réponse plus rapide aux violences et aux dégradations".
Tensions à Forbach
Toujours de la tension à Forbach où des dégradations sont constatées dans la ville par une cinquantaine de jeunes près du lycée Blaise Pascal. Une explosion a été entendue et des feux de poubelles sont en cours.
Revivez la journée d'hier en Moselle
Le récap de la journée d'hier en vidéo :
Réaction du maire de Montigny-lès-Metz
Face aux tensions, le maire (HOR) de Montigny-lès-Metz, Jean-Luc Bohl a envoyé un communiqué où il estime que "la colère, les inquiétudes et les revendications peuvent et doivent pouvoir s’exprimer. Dans notre République, le droit de manifester, de débattre et de faire entendre ses désaccords est essentiel. Une mobilisation peut être légitime lorsqu’elle permet de porter des revendications et d’ouvrir le débat. Mais cette expression ne doit pas conduire à l’escalade de la violence, aux affrontements ou aux dégradations sur des équipements financés par les collectivités territoriales et l’Etat, c’est-à-dire les contribuables." Le maire rappelle aussi aux jeunes de ne pas se faire entraîner "par la pression du groupe, les réseaux sociaux ou des appels à l'affrontement".
"Notre jeunesse ne doit devenir l’instrument d’aucune force politique"
Sur ses réseaux, le député PS Belkhir Belhaddad estime que "nous avons le devoir d’écouter notre jeunesse, de comprendre ses colères et surtout de répondre à ses inquiétudes" : "il faut entendre leur anxiété face à l’avenir. Leur inquiétude immense devant le dérèglement climatique. La fragilisation de leur santé mentale, particulièrement depuis la crise du Covid", dit-il, tout en condamnant "toute violence à l’égard de nos jeunes" mais aussi les récupérations politiques. "Notre jeunesse ne doit devenir l’instrument d’aucune force politique".
Cinq lycées fermés en Moselle
Cinq lycées sont fermés et assurent des cours à distance ce vendredi en Moselle : les lycées Cormontaigne et Schuman à Metz, Charles-Jully et Poncelet à Saint-Avold et La Briquerie à Thionville.
Feu au LP de Montigny

5 policiers blessés en Moselle jeudi
Autre bilan de ce jeudi : cinq policiers ont été légèrement blessés selon la préfecture. Dix-sept incendies sur la voie publique ont nécessité l’intervention des services d’incendie et de secours de la Moselle.
Les lignes de bus perturbées
En raison de manifestants au centre-ville, le réseau LE MET' est "fortement perturbé" à Metz. L'opérateur demande aux usagers de surveiller le compte X et l'application dans la journée.
Saint-Avold retrouve du calme
A Saint-Avold, les lycées sont restés fermés par mesure de sécurité à Poncelet et Charles-Jully. Les cours sont donnés à distance.
Première interpellation à Metz
Une première interpellation a eu lieu vers 8h au lycée Fabert, en marge d'un rassemblement qui a été dispersé par les CRS. Les lycéens sont attendus pour un rassemblement, comme hier, place du Roi Georges.
"Nos collègues ne sont pas des cibles"
Le syndicat Unsa Police 57 "condamne fermement les violences et prises à partie dont sont victimes nos collègues mobilisés", notamment à Metz, Hagondange et Saint-Avold, où un agent a été blessé. Il dénonce aussi "les prises de position de responsables de LFI qui désignent systématiquement les forces de l'ordre comme adversaires".
1200 lycées ont été fermés
Selon le ministre de l'Education Edouard Geffray, 65 personnels dont 40 proviseurs ont été blessés, et 1207 lycées ont été bloqués ou fermés hier. Depuis le début de la crise, plus de 2000 personnes ont été placées en garde à vue dont 90% de mineurs, ajoute le garde des Sceaux Gérald Darmanin.
Interdiction de se regrouper
Des mesures de police et d'interdiction de regroupement ont été prises ce vendredi par la préfecture pour éviter de nouveaux débordements et rassemblements.
Bilan de la Préfecture
La préfecture a donné un premier bilan chiffré des débordements de ce jeudi avec 39 interpellations dont 23 pour des faits commis sur Metz, principalement des mineurs.
Début du live du 2 octobre
Bonjour et bienvenue dans ce live du 2 octobre. Ce matin, nos journalistes ont vu de nombreuses voitures de police à Metz ou Montigny-lès-Metz pour des mouvements prévus dans plusieurs lycées dont à nouveau le Lycée Fabert de Metz. Restez avec nous pour toutes les informations de la journée.
Fin du direct de ce 1er octobre
C'est la fin de cette journée de live dans les lycées de Moselle. Retrouvez dans le journal de 18h nos reportages sur la situation du jour, notamment à Saint-Avold et Metz. Et restez connectés à moselle.tv pour tout savoir de l'actualité sur le territoire.
Sur les réseaux sociaux, un rassemblement de soutien à l'appel du mouvement lycéen, où LFI Moselle et LFI Fensch Vallée ont déjà répondu présent, sera organisé ce soir à Metz.
Premier bilan de la journée
Le tribunal judiciaire de Metz a fait un premier bilan à 17h des interpellations dans le cadre la mobilisation des lycéens. 25 personnes ont été placées en garde à vue dans le ressort du parquet de Metz, en lien avec les manifestations lycéennes, dont 22 mineurs et 3 majeurs. Pour les motifs, 13 pour des violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, 9 pour participation à un groupement en vue de commettre des violences ou à un attroupement armé et 3 pour des dégradations. "Ces gardes à vue sont placées sous le contrôle du parquet de Metz, qui appréciera les orientations pénales en fonction des éléments recueillis par les enquêteurs" explique le Parquet.
"Ne pas sombrer dans le complotisme"
"J'appelle le gouvernement à ne pas sombrer dans le complotisme et dans l'infantilisation des lycéens. Ce mouvement spontané est né d'une exaspération face à des conditions d'éducation absolument indignes (...) Il est temps que le Premier Ministre renonce à jouer la stratégie du pourrissement et de la provocation", a déclaré à l'AFP Manuel Bompard (LFI).
50 000 euros de dégradations
Selon le maire de Saint-Avold (RN) Hervé Simon, il y a 50 000 euros de dégradations dans la ville qui seront à régler, notamment des "destructions d'abribus et dégradations de mobilier urbain". "Ce n'est pas au contribuable naborien de payer (...) certains vont devoir rendre des comptes". La ville suspendra "les aides municipales accordées aux familles des mineurs reconnus responsables de dégradations". Les familles et mineurs seront aussi convoquées par le maire et des plaintes seront déposées.
De son côté le président de la région, Franck Leroy a assuré que le remboursement des dégradations se fera "au centime près" par les casseurs.
"Les extrêmes s'alimentent mutuellement"
Le groupe d'opposition "Pour Saint Avold" de René Steiner (DVC) estime sur ses réseaux que "les extrêmes s’alimentent mutuellement" dans le mouvement des lycéens. "Les événements de ce matin aux abords du lycée Poncelet sont graves. Nous condamnons sans réserve les violences et les tirs de mortiers visant les forces de l’ordre. Nous adressons notre soutien total au policier blessé, ainsi qu’à l’ensemble des policiers municipaux et nationaux mobilisés pour assurer la sécurité de tous."
Pour le groupe, "l’extrême gauche et le RN se nourrissent mutuellement dans une logique de confrontation permanente (...) Nous refusons ce face-à-face. Il existe une autre voie : faire respecter l’autorité et la loi tout en défendant le dialogue, l’écoute et la liberté de manifester."
"Un doigt d'honneur à la mobilisation"
Conseiller municipal LFI de Metz, Jean-François Secondé dénonce "un doigt d'honneur du gouvernement" aux lycéens alors que le ministre de l'Economie présente son budget 2027 "avec l'nscription en BTS ou en classe prépa qui va devenir PAYANTE et le gel des APL pour les étudiants et restriction pour une partie".
"Manœuvre organisée par LFI"
Selon les services de renseignement français, les manifestations et blocus sont une «manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l’ultra-gauche», indique Matignon à l'issue de la cellule interministérielle de crise. Selon le gouvernement, le mouvement a basculé dans des "violences urbaines".
"L’État de droit s’impose partout et en toutes circonstances"
La députée Horizons de Moselle, Isabelle Rauch, s'est également exprimée sur les manifestations notamment dans sa circonscription à Thionville. "Cette situation est intolérable et je la condamne avec force. Aucune cause, aucune revendication ne permet que l’on casse, que l’on tape et que les lois de la République soient bafouées. L’État de droit s’impose partout et en toutes circonstances." Pour elle, il appartient désormais "aux responsables syndicaux lycéens, aux forces politiques qui les soutiennent, ainsi qu’aux parents d’appeler au calme et à la retenue. Il appartient aussi à la justice de garantir qu’aucun délit ne restera impuni."
"Extrême gauche et racailles à la manœuvre"
Le maire RN de Saint-Avold met lui aussi en cause l'extrême-gauche sur ses réseaux sociaux. "Extrême gauche et racailles à la manœuvre : saccages et violences continuent. Commandant de Police blessé. Total soutien aux FDO. Justice et lumière seront faites !"
La réponse du gouvernement sur la crise lycéenne
Retour sur la conférence du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, hier.
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Retailleau veut faire interdire LFI
Ciblé par plusieurs partis politiques pour avoir "instrumentalisé" la révolte lycéenne, LFI est désormais visé directement par le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau qui demande à faire interdire le parti de Jean-Luc Mélenchon qui "essaie d'organiser l'insurrection".
Plus de 350 jeunes dans les rues à Saint-Avold
A Saint-Avold, plus de 350 jeunes étaient mobilisés ce matin pour manifester devant les lycées et dans la ville.
"Vous êtes des fous irresponsables"
Le maire de Créhange, Jonathan Leidner-Waldeck, dénonce sur ses réseaux des "violences et dégradations que nous constatons à Saint-Avold et ailleurs en France (...) inacceptables. Manifester est un droit constitutionnel tout comme la liberté d'expression et cela doit être respecté, mais agresser des policiers, des enseignants, détruire des biens publics, ce n'est pas de la liberté d'expression, c'est du vandalisme et de la délinquance. J'espère que les auteurs de ces violences et dégradations seront poursuivis et sévèrement sanctionnés". Comparant le climat de bienveillance lors de la venue du pape et la journée de jeudi, il termine : "Honte à ceux qui manipulent et incitent à cette violence au prétexte de la 'révolution permanente', vous êtes des fous irresponsables."
Interpellations aussi à Thionville
Au moins deux lycéens ont été menottés et interpellés lors d'un affrontement avec la police ce matin à Thionville selon nos informations.
Des lycées reprendront à distance
Sur X, le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray dénonce des violences "d'une extrême gravité" : "un lycée incendié, des personnels aspergés d’essence, un bilan de blessés qui s’alourdit (...) aucune revendication ne peut justifier de tels actes." Il annonce que ceux qui commettent des violences seront poursuivis et sanctionnés. Pour le reste de la journée, les cours seront assurés à distance pour protéger le personnel et les élèves. "J’ai donc demandé que les cours soient assurés à distance lorsque des dégradations ou des blocus empêchent l’accueil des élèves en toute sécurité. Ces décisions seront prises au cas par cas par les chefs d’établissement, en lien avec les autorités académiques. Les préfets seront préalablement informés pour coordonner la sécurisation des abords.".
Vous vous en souvenez ?
En 2006, le projet de Contrat première embauche (CPE) déclenche une importante mobilisation des étudiants et des lycéens, rapidement rejoints par les syndicats. Pendant plusieurs semaines, manifestations, grèves et blocages se multiplient partout en France pour dénoncer un dispositif jugé précaire pour les jeunes. Face à la pression de la rue, le gouvernement finit par retirer le CPE en avril 2006.
Après plusieurs jours de manifestations...
Franck Leroy va s'exprimer
Franck Leroy, président de la région Grand Est, s'exprimera à 15h dans un point presse sur la situation des blocages des lycées dans la région.
Des arrêts non desservis à Metz
En raison des blocages, une dizaine de lignes du Mettis et du réseau LE MET' à Metz sont détournées afin de ne pas passer par l'arrêt Roi George, non desservi.
Explosion à Rombas
Ce matin au lycée Julie Daubié à Rombas, des départs de feu ont été constaté et un objet a explosé devant le lycée selon nos informations.
Une interpellation à Saint-Avold
A Saint-Avold, un ado de 14 ans a été interpellé et selon nos informations, il serait toujours en garde à vue au poste.
Un journaliste aurait été blessé
Selon nos informations, un journaliste aurait été blessé sur place à Metz lors des affrontements.
Lecornu convoque une cellule de crise
Face à la montée de la colère lycéen, le premier ministre Sébastien Lecornu convoque une cellule de crise interministérielle à 13h.
Deux nouvelles interpellations
Deux nouvelles interpellations à Louis Vincent à Metz selon notre journaliste sur place.
Blocage de la place du Roi George à Metz
Des affrontements ont lieu place du roi George où les manifestants ont posé des barrières au milieu de la rue pour couper la circulation. Un jeune homme a été interpellé vers midi.
De nombreux policiers à Fameck ce matin
Selon nos informations, un important dispositif a aussi été déployé à Fameck ce matin, les lycéens ont cependant pu rejoindre leurs cours.
Des tirs de mortier à Saint-Avold hier
Plus de 300 personnes ont mené un bloc à Saint-Avold hier, avec des tirs de mortier. Revoyez notre reportage publié hier.
Nouvelle interpellation à Metz
Selon nos informations, une nouvelle interpellation à eu lieu devant Louis Vincent à Metz, où les manifestants de Fabert et Cormontaigne se sont rassemblés pour faire grandir le mouvement qui veut rejoindre le centre-ville.
Flora Pili sur le terrain
A Saint-Avold, des jeunes manifestants ont tenté de s'introduire dans les cours de boxe la veille au soir. Le championne locale Flora Pili, également conseillère départementale, est sur le terrain pour tenter une médiation.
Comprenez-vous cette colère ?
Fabert et Cormontaigne marchent vers Louis Vincent
Les lycéens de Fabert sont rejoints par les lycées de Cormontaigne à Metz et partent désormais vers Louis Vincent pour rejoindre le centre-ville en nombre. Devant Fabert, des pelotons de gendarmes ont procédé à des interpellations, selon notre journaliste sur place. Les pompiers ont éteint des départs de feu.
Images des manifestations à Saint-Avold et Metz
Commissariat de Thionville attaqué
Alors que des affrontements ont lieu notamment à La Briquerie à Thionville, le commissariat a été attaqué.
Incidents à Saint-Avold
Des incidents sont aussi recensés à Saint-Avold, où un policier aurait notamment été blessé dans des affrontements, ainsi qu'un chef de service. Le PSIG et les gendarmes sont sur place.
Deux interpellations au lycée Fabert
Au lycée Fabert, deux manifestants ont été interpellés. Le mouvement se dirige place de la République pour manifester.
LFI demande la fin de la répression
"La répression doit céder", demande le groupe LFI de Moselle. "Leur colère est légitime. Elle est celle de jeunes qui subissent au quotidien la dégradation de leurs conditions d'études : classes surchargées, professeurs absents non remplacés, manque de personnels éducatifs et médico-sociaux, emplois du temps à rallonge, matériel insuffisant et établissements parfois vétustes ou dégradés, manque de transports. Ils et elles dénoncent aussi la machine à broyer leur avenir qu’est Parcoursup." Face à cette jeunesse en colère, LFI dénonce "une répression policière inacceptable" et apporte son soutien aux manifestants.
"La réponse pénale doit être ferme"
"La situation est déjà très tendue devant plusieurs établissements scolaires du Grand Est. Elle est intolérable. Les élèves et les personnels ne peuvent être exposés aux violences, aux menaces et aux dégradations, ni voir l’accès aux lycées compromis", déplore le Grand Est.
« Je veux d’abord dire notre soutien aux personnels de l’Éducation nationale et des Régions, qui doivent pouvoir travailler en sécurité, explique Franck Leroy, président. Je veux aussi saluer les forces de l’ordre et de secours mobilisées sur le terrain. On ne peut pas appeler à la confrontation, s’en prendre à nos établissements scolaires et croire qu’il n’y aura aucune conséquence. La République doit garantir la sécurité de tous et apporter une réponse pénale à la hauteur des faits. »
Extension du mouvement
Mercredi 30 septembre, le ministère de l’Intérieur recensait 356 établissements concernés par des actions ou des blocages, contre 338 la veille. Le gouvernement parle donc d'une extension du mouvement.
La mobilisation continue
Bonjour, bienvenue sur ce live. Le mouvement de blocage des lycéens a commencé il y a environ une semaine, notamment dans plusieurs lycées d’Île-de-France, avant de s’étendre progressivement à d’autres régions. Les revendications portent principalement sur les moyens accordés à l’Éducation nationale et les conditions d’étude : manque ou absence de professeurs remplacés, classes surchargées, état des bâtiments, emplois du temps et conditions matérielles.
Photo © Paul Obrist


