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Mondial Air Ballons : ABC Presta condamnée pour rupture abusive de pourparlers

Le tribunal judiciaire de Metz a condamné la société ABC Presta, dirigée par Stephan Bourguignon, pour rupture abusive de pourparlers.

Le conflit judiciaire autour du Grand Est Mondial Air Ballons se poursuit. Le tribunal judiciaire de Metz a condamné la société ABC Presta, dirigée par Stephan Bourguignon, à verser 15 000 euros de dommages et intérêts à Philippe Buron-Pilâtre, fondateur du Mondial Air Ballons, pour rupture abusive de pourparlers. « On est très satisfait évidemment, assure l’avocat de Philippe Buron-Pilâtre, Me Mangeot, le tribunal a très bien compris la manoeuvre de Stéphane Bourguignon et c’est la preuve qu’on ne peut pas tout faire dans le monde des affaires. »

Des négociations interrompues

L’affaire remonte aux discussions engagées entre Philippe Buron-Pilâtre et Stephan Bourguignon autour de la reprise du Grand Est Mondial Air Ballons (GEMAB). Le fondateur de l’événement souhaitait alors passer le relais et avait entamé des négociations avec le dirigeant d’ABC Presta.

Les discussions avaient été poussées, avant d’être finalement interrompues. Stephan Bourguignon s’est ensuite lancé dans l’organisation de son propre événement de montgolfières, Enenvol, sur le site de Chambley à l’été 2025. Philippe Buron-Pilâtre avait alors engagé une procédure pour rupture abusive de pourparlers.

Dans son jugement, le tribunal estime notamment que la rupture des négociations a été « brutale et dépourvue de motif légitime » et qu’ABC Presta a ainsi manqué à son obligation de bonne foi dans le cadre des négociations précontractuelles.

Le tribunal a rejeté la demande formulée par ABC Presta, qui réclamait 20 000 euros de dommages et intérêts à Philippe Buron-Pilâtre.

Philippe Buron-Pilâtre avait déjà obtenu gain de cause dans le premier acte de cette affaire, qui accusait ABC Presta de parasitisme. D’autres procédures sont encore en cours, notamment celle pour parasitisme devant le juge de fond cette fois. Dans ce dernier acte, Me Mangeot demande à ses opposants le prix qu’aurait du payer Enenvol si la transaction s’était faite, soit 300 000 €.

Pour rappel, l’édition 2025 d’Enenvol avait eu lieu à Chambley. La société avait annoncé l’arrêt de la manifestation quelques mois plus tard.

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