Après la publication par le ministère de l’Éducation nationale d’une liste de 200 lycées prioritaires, la Région Grand Est appelle à la prudence. Elle estime que le nombre de signalements ne suffit pas à mesurer les difficultés des établissements.
La Région Grand Est réagit à la publication du classement des 200 lycées prioritaires, établi à partir des contributions recueillies lors de la consultation Agora. Elle dénonce une méthode de comptage qui, selon elle, ne permet pas d’évaluer précisément l’état des établissements ni l’urgence des travaux à réaliser.
Dans le Grand Est, 16 lycées figurent dans cette liste nationale. La collectivité rappelle toutefois que les signalements doivent être examinés au cas par cas, en tenant compte des diagnostics techniques et des besoins propres à chaque établissement. Elle souligne également que le classement ne prend pas en compte le nombre de répondants ni les effectifs des lycées.
La Région met en avant ses investissements : les crédits consacrés aux établissements sont passés de 153 millions d’euros en 2016 à 248,6 millions en 2026, soit une progression de 62,5 %.
Pour accélérer les rénovations, elle demande désormais davantage de moyens à l’État, notamment le maintien du Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) et un renforcement du Fonds vert. La Région demande aussi la mobilisation de l’épargne des fRançais au service des lycées, notamment par l’augmentation du plafond de dépôt du Livret A.
Son président, Franck Leroy, appelle ainsi à privilégier des solutions concrètes plutôt que des classements statistiques, fondé sur « des comptages incomplets ».
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