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La Moselle aura-t-elle assez de maîtres-nageurs cet été ?

L’été approche et les températures vont sûrement grimper la semaine prochaine, piscines, plages et bases de loisirs s’apprêtent à être prises d’assaut. Les structures d’accueil ont-elle réussi à embaucher suffisamment de maîtres-nageurs pour assurer la surveillance des zones de baignade ?

En Moselle, le recrutement de maîtres-nageurs devient un véritable casse-tête pour certains et une source d’inquiétude pour d’autres. En reconversion professionnelle, cette maître-nageuse est en poste depuis seulement 6 mois à la piscine de Forbach : « Ce n’était pas compliqué de trouver un poste dans ce domaine-là, il y a énormément de demandes. Quand j’ai postulé en tant que BNSSA, Forbach m’a proposé un entretien. Dans mon CV, j’avais stipulé que je voulais faire le diplôme du BPJEPS AAN à la rentrée de septembre et à Forbach, ils me l’ont proposé tout de suite à l’entretien. » Formé en interne, voilà l’un des secrets de la structure pour renouveler ses 10 mètres nageurs et 12 BNSSA. Un effectif qui est encore loin d’être au complet. « Il nous manque à peu près dans les effectifs 3 maîtres-nageurs à temps plein qui sont pour l’instant compensés par des mètres nageurs vacataires », confie Laurent Slavik, directeur de la piscine olympique de Forbach.

À l’inverse, dans ce camping du Saulnois, on ne se pose pas de questions. Jalal revient chaque été surveiller ce bassin depuis 9 ans : « Forcément, il y a un lien qui s’est créé, que je ne trouverais peut-être pas ailleurs, une confiance.,J’ai vu un peu la clientèle qu’on peut avoir dans le sud, c’est pas forcément mieux, parce que c’est bien beau le paysage, mais il faut voir les personnes qui y sont, donc ici au moins, on sait à quoi s’attendre. » Pour rester compétitif, cet établissement propose 13,50 euros nets de l’heure à son salarié pour un contrat de 35 heures, un poste logé sur place. Bruno Andrianne, gérant du camping La Tuilerie, détaille : « Qu’il y ait quelqu’un qui revienne, que je sache déjà au mois de septembre, octobre, qui revient l’année d’après, c’est déjà un soulagement. » Selon la Fédération française de natation, près de 5 000 postes de maîtres-nageurs sauveteurs resteraient vacants en France.

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