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Sa deuxième maison, c’est 25 mètres sous terre : qui est Dylan Schoepp, président d’un fort en Moselle ?

L’association du fort Casso a un nouveau président. Depuis un peu plus de quatre semaines, Dylan Schoepp s’active sur le futur de cet ouvrage de la ligne Maginot en Moselle. Il se confie sur sa passion et les projets à venir dans un entretien in situ.

Dylan Schoepp, nouvellement élu à la tête de l’association du fort Casso, nous reçoit à 25 mètres sous terre, dans le petit ouvrage d’artillerie de Rohrbach-lès-Bitche – l’un des vestiges les mieux conservés de la ligne Maginot en Moselle.

Le nouveau président est bénévole au fort Casso depuis ses 15 ans. Au « carrefour », le croisement des trois galeries de l’ouvrage, il se confie sur sa passion du militaria.

Un ouvrage de la ligne Maginot en Moselle en pleine transformation

Militaire de profession, Dylan Schoepp a été pris de passion pour l’histoire locale. « On a la chance déjà d’avoir ici, dans le pays de Bitche, une région qui est très riche historiquement parlant », sourit-il, « tous les châteaux du Moyen-Âge, la citadelle de Bitche… on a aussi forcément la ligne Maginot, mais aussi tout ce qui touche la bataille de Nordwind, donc la fin de la période de la Seconde Guerre mondiale. C’est venu au fur et à mesure, jusqu’à tomber ici, sur le fort ».

Dylan Schoepp s’épanouit désormais au fort Casso où, épaulé par une vingtaine de bénévoles, il alterne entre travaux de restauration et visites guidées. Depuis près de six années, son association s’affaire à restaurer, au fur et à mesure, les lumières des galeries souterraines. Lors de la mise en conformité du fort pour l’accueil des visiteurs, des lampes modernes avaient été apposées aux murs courbés. Mais à présent, l’objectif est de transformer le fort pour être « au plus proche de la réalité » des soldats en remettant en état les lampes d’origine.

Le fort Casso s’ouvre à l’international

En plus du chantier pharaonique du remplacement des presque 300 lampes du fort, le fort Casso a de l’ambition pour son futur. « Nous avons aussi beaucoup de projets à l’extérieur, notamment la restauration du blindé, le semi-chenillé (half-track) que nous avons à l’extérieur », livre Dylan Schoepp, « il va être mis aux couleurs américaines et équipé de mitrailleuses factices pour être vraiment dans les conditions d’origine ».

fort casso moselle
Du semi-chenillé américain offert à l’association du fort Casso, il ne reste désormais plus que le châssis. (©Florent ARNOLD / Moselle TV)

En dehors de cet ouvrage encore, la totalité des cuirassements extérieurs va être repeinte, « donc tout ce qui est cloche d’observation, tourelle de mitrailleuse, et refaire tout l’affichage sur les dessus », précise le nouveau président.

Ce petit ouvrage d’artillerie, bien connu en Moselle, a également l’ambition d’élargir son public à l’international, notamment en équipant ses galeries de wifi. Dylan Schoepp explique : « Nous sommes en train de mettre en place un système de traduction. C’est-à-dire que le visiteur va être équipé d’un appareil qui va lui traduire en direct ce que le guide est en train d’expliquer. Donc qu’il soit chinois, polonais, ou autre, tous les visiteurs auront la même visite ici au fort Casso. »

« Dans le Maginot, rien n’est facile », rappelle Dylan Schoepp, concernant les projets évoqués. Il se projette déjà en 2027, année des 40 ans de l’association fort Casso : un événement d’ampleur devrait marquer cet anniversaire.

Florent Arnold
Florent Arnoldhttp://www.moselle.tv
Journaliste Reporter d'Images

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