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Rencontre avec Sam Sauvage : « Mes chansons sont des avis de comptoir »

Artiste émergent de la scène française, Sam Sauvage s’est produit sur la scène des Francofolies d’Esch-sur-Alzette pour l’édition 2026.

C’est en 2023, que Sam Sauvage débute sa carrière musicale en partageant ses premières compositions sur les réseaux sociaux. L’année suivante, il signe avec son tout premier label et commence à se produire en première partie d’artistes tels que Arthur Teboul, Eddy de Pretto ou encore Baptiste Trotignon.

En 2026, il est récompensé aux Victoires de la Musique dans la catégorie Révélation masculine, une distinction qui marque une étape importante dans sa reconnaissance au sein du paysage musical français. Son premier album, Mesdames, Messieurs !, sort le 30 janvier 2026.

Il est parmi les artistes les plus programmés en festival cette année, Sam Sauvage est notamment présent aux Francofolies d’Esch-sur-Alzette. Entretien.

  • Comment a démarré cette passion pour la musique ?

« Je n’ai pas été initié, je n’avais pas du tout de musique dans ma famille. Ma mère était institutrice et mes grands-parents ont un camping, alors je n’ai vraiment pas du tout de lien dans la musique. J’ai commencé un peu seul, à 15 ans. J’ai découvert Bob Dylan et j’ai eu un coup de cœur. Et à un moment, je me suis dit, « ok, c’est ça qu’il faut que je fasse dans ma vie ». Au début je pensait que c’était facile. J’ai vite réalisé à quel point c’était compliqué, et je ne sais pas pourquoi mais, ça m’a plus. »

  • Bob Dylan, c’est ta première référence musicale ?

« J’avais 15 ans, je n’étais pas bien dans ma peau, il fallait que je trouve un truc et comme je le voyais lui, je me disais naïvement que lui était out petit, avec une voix nasillarde, il ne payait pas de mine et pourtant il captivait beaucoup de gens. Donc je voulais faire pareil, ce qui est tout à fait impossible à mon échelle, mais ça m’a donné de l’espoir, et puis aujourd’hui l’espoir ma mené là, donc je suis content. »

  • Références littéraires également ?

« Il y a pleins de gens qui pensent que j’ai lu pleins de bouquins. Ça me touche, mais c’est pas du tout le cas. J’ai lu un peu les bouquins de l’école, un peu de Victor Hugo, pour essayer d’avoir les bases, mais parfois je ne finis même pas les livres, c’est une honte, il faut absolument que je m’y remette. Je crois que les influences littéraires que j’ai ne sont pas plus fortes que l’influence de la vie des gens, l’observation directe, la rue, les conversations. C’est plus ça qui me parle. Après, le fait de ne pas avoir de culture littéraire ne m’a pas empêché d’avoir un amour pour les tournures de phrases, pour les mots, pour le vocabulaire. »

  • Ton premier album s’intitule « Mesdames, Messieurs ! ». On a l’impression que tu t’adresses directement au public. Est-ce que c’était l’idée derrière ce titre ?

« Oui, c’est un peu le cas. En fait, je ne savais pas quoi trouver comme titre, j’ai toujours été mauvais pour trouver des titres de chansons, souvent je les choppe en les entendant comme ça. « Mesdames, Messieurs ! » c’est un peu l’idée d’injonction. C’est voilà, Mesdames, Messieurs, enchanté, je m’appelle Sam, j’ai des choses à vous raconter. »

  • Dans ton titre « Les gens qui dansent », tu parles de pleins de gens à la fois. Toi, tu es quel type de « gens » ?

« Je suis un peu tout à la fois, et je pense que tous les gens sont tous tout à la fois, c’est ça l’intérêt. Les gens qui dansent, c’est un peu les gens qui vivent, c’est un double sens. On est tous des gens qui dansent, des gens qui font ce qu’ils peuvent dans la vie. Malgré les difficultés, les contraintes, on est des gens qui continuent à danser que ce soit dans une boîte ou dans le fil de la vie. »

  • Tu portes beaucoup d’attention aux gens que tu croises et à ce qui se passe dans la rue. Est-ce que c’est là que tu puises ton inspiration pour écrire ?

« Oui quand je peux, parce que là on dirait que j’ai la posture de l’observateur qui analyse tout le monde comme un grand sage. Loin de là. Moi aussi je suis un vivant, j’ai des émotions, je me lève le matin de mauvaise humeur, parfois de bonne humeur, j’ai des chagrins d’amour, j’ai des chagrins de politique, j’ai des chagrins de vie, j’ai aussi des moments de bonne humeur. Mes chansons sont des avis de comptoir. Ce sont des choses que je ne dis pas au bar avec des potes, je les dis dans un album. »

Retrouvez toute l’actualité du territoire du lundi au vendredi à partir de 18 heures dans l’émission Moselle Info, et rendez-vous sur le site moselle.tv pour visionner nos reportages en replay.

Marie Vin
Marie Vin
Journaliste Reporter d'Images

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