Président du nouveau syndicat CFTC de la fonction publique, Laurent Guilbot s’engage dans la campagne à Carling pour 2026.
Tout juste élu à la tête de la nouvelle fédération fonction publique de la CFTC, l’ancien fonctionnaire territorial de Creutzwald a décidé de se lancer dans la campagne pour les municipales 2026. A 58 ans, Laurent Guilbot vient d’officialiser sa candidature (« qui a pu surprendre ») à Carling avec Catherine Boyer, infirmière libérale. Une liste « sans couleur politique » est mise en place dans la commune tenue par la droite depuis plus de 50 ans et par Gaston Adier (DVD) depuis 2006.
Son programme sera présenté en octobre aux administrés avec plusieurs rencontres prévues. Un programme qui met en avant son attachement à la commune et son expérience dans les collectivités, essentielle pour « impulser une nouvelle énergie » et savoir administrer une commune. « Notre ville manque de dynamisme et souffre d’un niveau d’investissements trop faible pour répondre pleinement aux attentes de ses habitants », explique le candidat.
Parmi ses principaux objectifs, la mise en place de caméras de surveillance, un programme d’animations estivales ou encore l’aide au permis de conduire pour les jeunes de la ville. Un plan qui est déjà construit pour un mandat avec un phasage de projets de 2027 à 2031, détaillés aux administrés dans les prochaines réunions et la séquence de tractage qui devrait commencer ce mois-ci. Sur sa liste, des candidats « de tous horizons » devrait le rejoindre, peut-être face une liste municipale : le maire n’a pour l’instant pas annoncé sa candidature.
C’est une première, une lanterne géante, conçue et fabriquée par les apprentis du pôle de formation de l’UIMM à Yutz rejoindra cet hiver le parcours féerique du sentier des lanternes à Metz.
Découpes, assemblages, modélisations 3D… En une semaine, les jeunes en formation industrielle au pôle de l’UIMM à Yutzont relevé un défi inédit : la conception et la fabrication d’une lanterne de 4 mètres, en forme de sapin destinée à rejoindre le sentier des lanternes de Metz. Une première pour ces apprentis, de contribuer à enrichir ce parcours, jusqu’ici fourni par le fabricant chinois Zigong Lantern Group.
Derrière ce projet, on retrouve la détermination et le dynamisme de deux formations complémentaires de l’UIMM, à savoir le BTS Conception et réalisation en chaudronnerie Industrielle (CRCI) et le BTS Conception des Processus de Réalisation de Produits (CPRP)
De l’imagination à la conception, en passant par les finitions, chaque étape est réalisée par ces apprentis, fiers de voir leur travail exposé au grand public. « J’ai déjà dit à toute ma famille d’aller le voir quand il sera installé« , s’exclame l’un deux et un autre qui affirme que « c’est une fierté de savoir que notre sapin sera l’une des pièces maitresses du sentier des Lanternes cette année« . « Cela a été plus difficile que ce que l’on pensait, mais j’ai beaucoup appris sur ce projet et je suis fier qu’on ait pu le livrer à la date convenue avec le client. » Autant de réaction de la part des apprentis qui ont trouvé une belle vitrine pour exprimer leur compétences.
Le département, fier de cette lanterne locale
Pour le Département de la Moselle, partenaire du projet, l’enjeu va bien au-delà de la simple décoration. « Les services départementaux et les services de Moselle attractivité qui ont été à la manoeuvre ont décidé de démontrer que nous sommes tout à fait capable de réaliser une oeuvre monumentale comme celle-ci, qui trouvera une place d’honneur au coeur du marché de noël et du sentier des lanternes. Cela montre que l’apprentissage a sa place en Moselle », souligne Patrick Weiten, président du Conseil Départemental de la Moselle.
L’installation rejoindra dans quelques mois le parcours féérique du sentier des lanternes, qui attire chaque année des centaines de milliers de visiteurs à Metz. Une manière pour les apprentis de Yutz d’annoncer déjà les couleurs de Noël.
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Annoncés dans un collectif des gauches lancé par Jérémy Roques, les Radicaux de Gauche ont finalement rejoint… Bertrand Mertz.
La bataille pour la place de maire de Metz est bien lancée. Alors que Jérémy Roques actait il y a quelques jours le lancement de la campagne pour 2026 avec « Maintenant pour Metz », une coalition des gauches messines avec « les Ecologistes, le Parti Animaliste, le PCF et les Radicaux de Gauche », ces derniers ont envoyé un communiqué lundi pour annoncer… rejoindre le PS de Bertrand Mertz. « Cette décision s’inscrit dans une démarche d’ouverture et de rassemblement, animée par la volonté commune de construire une alternative progressiste pour la ville de Metz ».
Stupeur du côté de « Maintenant pour Metz » qui acte donc la fin d’un partenariat très court avec le parti. La fédération de Moselle des Radicaux de Gauche annonce poursuivre des discussions avec les autres forces, « notamment avec le Parti Communiste » dont certains anciens cadres sont déjà ralliés à Bertrand Mertz. La première étape d’un « projet plus ambitieux », qui souhaite initier le mouvement souhaité par l’ancien maire de Thionville en avril dernier.
Une gauche diverse et désunie à Metz ?
Seul hic : la bonne entente des 9 partis de gauche avait très vite été stoppée par différents désaccords. D’abord, les têtes de liste de LFI ont rompu les négociations pour partir seuls. Le chef de file des Verts et leader de l’opposition messine a ensuite annoncé un autre accord tandis que l’ancien « rassembleur » des gauches en 2020, Xavier Bouvet, a fait son grand retour dans la capitale mosellane avec comme objectif de mener des discussions pour un futur partenariat avec Place Publique.
En tout cas, pour cette future coalition autour du PS, plusieurs thématiques sont annoncées, dont une qui n’échappera pas aux Verts : « la transition écologique ». L’union annonce de son côté « respecter la diversité des sensibilités qui composent la famille progressiste ».
Bertrand Mertz officiellement candidat Ce n’était pas encore dit dans ces termes, c’est chose faite. Bertrand Mertz, l’ancien maire de Thionville, est « candidat socialiste et tête de liste pour les élections municipales de 2026 à Metz ». Il a annoncé cette semaine avoir un accord avec Simon Riffault (PRG) pour une « grande liste d’union à gauche ». Des discussions sont également engagées avec Place Publique et Xavier Bouvet pour un rassemblement. Enfin, le premier socialiste de Metz rappelle sa volonté d’associer le PCF et les Ecologistes au mouvement, actuellement alliés pour 2026.
INEOS Automotive vient de remporter un contrat public en France, d’un montant de 160 millions d’euros, lui permettant d’équiper les pompiers et autres services gouvernementaux d’un véhicule de type Grenadier, fabriqué en Moselle.
Attribué par l’UGAP (Union des Groupements d’Achats Publics), ce marché permet aux agences gouvernementales et services publics français de commander plusieurs modèles produits par INEOS Automotive (Grenadier et Quartermaster double cabine). 1 700 véhicules seraient concernéspar ce marché publicd’un montant pouvant atteindre 160 millions d’euros.
Conçus pour affronter les terrains les plus difficiles et résister aux conditions les plus extrêmes, le Grenadier et le Quartermaster sont devenus des références au service de celles et ceux qui protègent et sauvent des vies.
Philippe Steyer, Président d’INEOS Automotive SAS
Les premières commandes, sur les modèles Utility Wagon et Quartermaster Pick-up, ont été conclues avec les Services Départementaux d’Incendie et de Secours (SDIS) de l’Aisne (02), de Saône-et-Loire (71) et bien sur de Moselle ! C’est d’ailleurs dans notre département, à Hambach, que se situe l’usine de fabrication, anciennement Smart puis Daimler, acquise par INEOS Automotive en janvier 2021. Un site qui emploie actuellement 1 200 personnes.
« La confiance que nous témoignent aujourd’hui les sapeurs-pompiers, les forces de l’ordre, les démineurs, les sauveteurs en mer, les gardes forestiers et bien d’autres professionnels, constitue l’un des marqueurs les plus forts de notre réussite : ils savent pouvoir compter sur nos véhicules tout-terrain, fiables, robustes et adaptés aux exigences opérationnelles d’aujourd’hui« , a déclaré Philippe Steyer, Président d’INEOS Automotive SAS, dans un communiqué.
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La fédération étudiante de Lorraine (Fédélor) a publié, comme chaque année, son indicateur du coût de la rentrée, en regroupant l’ensemble des dépenses des étudiants. En 2025, le budget nécessaire pour entamer l’année dépasse 2 519,02 euros. Trop élevé pour joindre les deux bouts ?
L’année risque d’être très longue pour les étudiants. L’un des principaux problèmes, comme depuis quelques années, reste l’aspect financier, principale cause de l’abandon scolaire pour les étudiants. D’après les chiffres* de Fédélor, près de 20 % des étudiants ne mangent pas à leur faim, un chiffre alarmant. Plus d’un étudiant sur cinq ne mange pas à sa faim, avec en moyenne trois repas sautés par semaine. En cause, l’inflation, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 1,4 %, déclare l’Unef dans son enquête. La présence de restaurants universitaires (CROUS) ne suffit pas, car ils sont rapidement saturés aux heures de pointe. « Je subis la précarité étudiante notamment sur la nourriture, les prix ont vachement augmenté. Le Crous est seulement ouvert les midis donc le soir c’est assez compliqué », déclare Soléane, étudiante en Master 2.
Plus de 100 000 étudiants vivant dans des zones éloignées des restaurants universitaires restent confrontés à une précarité alimentaire persistante. Ce qui oblige les étudiants à se diriger vers des supérettes de quartier, là où les prix sont plus excessifs. « Chaque année, on constate que l’inflation du coût de la vie devient de plus en plus catastrophique. C’est un étudiant sur deux qui est obligé de travailler à cote de ses études. Ça diminue bien évidemment les chances de réussite. Un étudiant à 50% de risque d’échec en travaillant en parallèle de ses études. C’est un étudiant sur deux qui dit sauter des repas car il ne peut pas manger à sa faim », précise Célia, étudiante et militante à l’UNEF.
Quand se loger devint un défi
Avec un loyer moyen de 550 euros en Moselle, le loyer occupe également une place très importante dans le budget des étudiants. Les hausses sont marquées à Metz (+3,45 %), à Forbach (+5,44 %) ou bien même à Lunéville (+7,22 %). La pénurie de logement social (CROUS) pousse les étudiants à se diriger vers des logements privés, plus onéreux. L’assurance habitation représente, elle aussi, un poste de dépense non négligeable pour les étudiants. Son coût minimum s’élève désormais à 87,11 euros, soit une hausse de 5,70 %. Selon l’Unef, les charges dans les résidences CROUS ont également connu une hausse à hauteur de 1,72 %. « Au niveau des logements, c’était très compliqué de trouver un appartement et j’ai du cumulé les travailles pour pouvoir me permettre de prendre un appartement », s’exclame Soléane.
Sur le plan sanitaire, la situation est tout aussi critique. En 2025, plus de 40 % des étudiants bénéficiaires de l’aide alimentaire renoncent à se soigner, faute de moyens. Dans certaines villes plus reculées en Lorraine, consulter un médecin devient un réel parcours du combattant.
*Chiffres recueillis dans l’indicateur du coût de la rentrée des étudiants lorrains en 2025, réalisés par la Fédération Étudiante de Lorraine.
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La Color Run de Fameck c’est ce dimanche 7 septembre. Tous les bénéfices seront reversés au Téléthon.
Fameck prépare un événement haut en couleur ! Le dimanche 7 septembre, la ville accueillera sa grande Color Run, une course ou marche festive ouverte à tous. Sur un parcours accessible de 6 kilomètres, les participants traverseront cinq étapes colorées où des bénévoles les aspergeront de poudres multicolores. À l’arrivée, chacun se transformera en véritable arc-en-ciel, dans une ambiance joyeuse et conviviale.
Cette épreuve n’a rien d’une compétition : on vient avant tout pour s’amuser, partager un moment en famille ou entre amis et profiter d’un décor vivant et éclatant. Des stands de restauration seront installés sur place afin de prolonger la journée dans la bonne humeur.
Les inscriptions sont déjà ouvertes. Le retrait des t-shirts se fera au Pôle Jeunesse et Sport, 7B rue Saint-Exupéry à Fameck.
Un dernier point, et non des moindres : l’intégralité des bénéfices sera reversée au Téléthon, donnant à cette fête des couleurs une belle dimension solidaire.
Pour vous inscrire : rendez-vous sur forms.registration4all.com. C’est 15 € pour les adultes, 13 € pour les enfants. Les coureurs sont attendus à 10h à la cité des sports.
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Roland Marcuola qui présente son dernier roman, l’Atelier Mentine et ses créations tout cuir, la programmation art et essai de la Scala, on en parle dans la Boîte à M’Alice.
Au sommaire de La Boîte à M’Alice (mercredi 3 septembre) – Rencontre avec l’auteur Roland Marcuola (« D’ici on entendait tout » – éditions L’Harmattan) – La boîte à idées : Chimène Badi au Casino 2000 de Mondorf-les-Bains – Art & Co : Atelier Mentine : l’élégance du cuir – Ciné Klub : Cinéma « La Scala » à Thionville, l’art et essai dans le viseur (avec Stéphane Ory) – Rendez-vous : Les heures poétiquesau Musée de l’oeuvre de Jaumont
Le Sarrebourg Moselle Sud Handball recevait Dunkerque en 16ème de finale de Coupe de France ce mardi 02 septembre.
C’était le retour de la compétition ce mardi au complexe Coubertin de Sarrebourg alors que les Yellow Foxs recevaient Dunkerque dans le cadre de la Coupe de France. Ce match s’annonçait comme un véritable test face à une équipe pensionnaire de la division supérieure, mais aussi une opportunité de jauger un effectif largement modifié pendant l’été avec notamment un nouveau coach.
Au fil de cette rencontre les Yellow Foxs ont montré de la ressource en ne se laissant pas distancer dans un premier temps, avant même de prendre les devants assez solidement au quart d’heure de jeu. Comptant jusqu’à quatre buts d’avance, les homme d’Ibrahima Diaw se faisaient malgré tout reprendre juste avant la mi-temps (17-18). Le second acte se déroulait sensiblement de la même manière mais avec un effet miroir. Distancés de 4 buts, les Yellow Foxs devaient puiser dans leurs réserves pour espérer recoller, mais les visiteurs ne lâchaient pas et s’imposaient finalement de deux unités. Score final : 34-36
Éliminé de ce 16ème de finale de Coupe de France, le Sarrebourg Moselle Sud Handball va désormais se concentrer sur le début de saison en Proligue. Lors de la première journée, Coubertin pourra vibrer dans le cadre de la réception d’Ivry. Un match à suivre en direct sur Moselle TV ce samedi 06 septembre dès 20h20.
Au programme du Zap : jackpot au Casino 2000, loto du patrimoine, concours de centres-villes, et Escape Game au lycée.
Le zap des territoires vous emmène aujourd’hui à Mondorf-les-Bains en passant par le Pays de Bitche avant de revenir à Metz.
Deux jackpot au Casino 2000
On commence avec le jackpot ! La chance a encore une fois frappé au Casino 2000 de Mondorf-les-Bains. En seulement 7 jours, deux jackpot de plus de 80 000 € ont été remportés. Le 23 août sur la machine Sonic Multigame, et le 1er septembre sur la machine Gaminator ! Les deux chanceux figurent désormais parmi les plus gros gagnants de l’année au Casino 2000.
Une maison mosellane sélectionnée au loto du patrimoine
Un autre type de loto maintenant : celui du patrimoine. La mission patrimoine a dévoilé les sites sélectionnés, qui bénéficieront du soutien financier de ce projet porté par Stephan Bern. Et un site mosellan a été choisi ! Il s’agit de la Maison Lorraine à Obergailbach, dans le pays de Bitche. Elle est une des plus anciennes maisons du village. Laissée à l’abandon depuis plusieurs années, elle sera restaurée pour une possible création de gîtes.
Et si Metz était élu plus beau centre-ville commerçant ?
Metz aussi met son patrimoine en avant ! La ville est encore une fois en lice pour le concours des « Plus beaux centres-villes commerçants » 2025. Le thème de cette édition : le patrimoine. Les votes de cette compétition organisée par la Fédération nationale des centres-villes sont ouverts jusqu’au 15 septembre. Vous pouvez voter sur Facebook ou Instagram, en likant la publication de votre centre-ville préféré.
Un Escape Game numérique pour découvrir le lycée Alain Fournier
Hier, c’était la rentrée scolaire ! Pour l’occasion, le lycée professionnel Alain Fournier a choisi de souhaiter la bienvenue aux nouveaux arrivants, de manière originale ! Et pour cause, ils peuvent découvrir les spécificités de l’établissement grâce à un Escape Game numérique. Explorer le lycée, relever des défis ou encore parcourir les filières, cette aventure scolaire et interactive leur permettra de s’intégrer pleinement à leur cursus.
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La justice a tranché ce mardi 02 septembre dans le cadre de l’affaire opposant Belkhir Belhaddad et Laurent Jacobelli.
Le visage fermé et grave, le député de la 1ere circonscription de Moselle, Belkhir Belhaddad, a tenu une conférence de presse ce mardi après-midi suite à la décision de justice rendue à Thionville dans son procès contre son collège de l’assemblée nationale, le député RN Laurent Jacobelli. « Cette décision est incompréhensible et injuste », dit-il en préambule, à la lecture par son avocat « des condamnations symboliques et assez faibles » dévoilées plus tôt.
« On peut se demander si les élus du Rassemblement National ne sont pas protégés. Imaginez que c’était moi qui traitait de racaille M. Jacobelli, je pense que l’issue n’aurait pas été la même. En tout cas, ce qu’on peut dire, c’est que la main de la justice a tremblé au moment du verdict », assène-t-il à plusieurs reprises durant la conférence devant la presse. « Vous appelez ça comme vous voulez, mais le jugement est quand même extrêmement clément. Quand on regarde la vidéo… on n’aurait pas fait mieux ! Qu’est ce que vous voulez de plus ? On voit l’insulte, il profère une première menace, se rapproche de moi… Et non, ce n’est pas un propos privé ».
« Jacobelli savait que les caméras étaient présentes »
A plusieurs reprises, Belkhir Belhaddad rappelle aussi le passé de Laurent Jacobelli, ancien cadre à la télévision, habitué des médias, qui « savait pertinemment que les caméras étaient présentes » sur une visite ministérielle où se trouvait « toute la presse écrite, des caméras, des radios, des télévisions, c’est évidemment public et je ne compte pas les retombées qu’il y a eu pour moi et ma famille ensuite, après le visionnage par 10 millions de personnes de ces images où ma dignité est bafouée », termine-t-il les larmes aux yeux.
Requalifier les chefs en des actes non-publics, c’est aussi faire passer le délit à la contravention. « Et grâce à ça il peut éviter les peines de prison, la grosse amende ou l’inéligibilité, c’est bien pratique ! ». Quant à l’injure à caractère raciste, « le procureur avait donné la définition de racaille, et si on s’en tient à ses propos, j’étais donc assimilé à une raclure. Suis-je une raclure ? Peut-on vraiment parler ainsi à un élu de la Nation ? ». La plainte déposée par ailleurs par SOS Racisme n’a pas été prise en compte, sur la forme et non le fond.
« Tout cela n’est pas très important »
Son avocat a annoncé faire appel de la décision. Non pas pour requalifier ce qui ne peut plus l’être, ni pour demander une inéligibilité, mais pour tenter d’aggraver la condamnation et surtout faire caractériser le seul point où l’opposant politique a été relaxé : l’ « injure en raison de l’origine ». « Mon combat ça a toujours été de combattre l’extrême-droite et le racisme, je vais continuer », termine Belkhir Belhaddad.
De son côté, Laurent Jacobelli, qui n’était pas présent lors du verdict, a commenté depuis Paris la décision de justice. « C’est un véritable camouflet pour M. Belhaddad, qui voulait que je sois condamné pour injure raciste… et bien la justice m’a relaxé sur ce thème. Il a fait commerce de cet argument depuis des semaines, des mois maintenant. Il en fait sa publicité, il parle de racisme à longueur de journée à mon encontre. » Pour les autres condamnations, « on payera, mais la somme prouve tout cela n’est pas très important », explique le député RN. « Moi, de mon côté, je suis au travail, à l’Assemblée nationale. Il va falloir désormais qu’il trouve autre chose à dire, comme parler de son bilan ou de son programme, mais il n’en a peut-être pas envie ».
L’avocat de Belkhir Belhaddad fera appel dès demain de la décision, et le dossier reviendra alors à la cour d’appel de Metz. La justice aura peut-être à se prononcer à nouveau en plein calendrier électoral avec les échéances municipales, à Metz, pour 2026.
Les députés sont ils des justiciables comme n’importe quel citoyen ?
Connaissez-vous les courses de Moiss’Batt Cross ? Ces courses spectaculaires de moissonneuses-batteuses sont l’attraction phare des fêtes agricoles, comme c’était le cas à Pays’an Fête, organisé du 30 au 31 août, à Luppy. Accrochez-vous !
Faiza Farès, présidente de la FCPE Grand Est était l’invitée de Moselle Info ce lundi 1er septembre 2025 sur Moselle TV.
Faiza Farès, présidente de la FCPE Grand Est était l’invitée de Moselle Info ce lundi 1er septembre. Elle est revenue sur les grandes priorités qui accompagnent la rentrée scolaire 2025/2026. De nombreuses municipalités ont pris des décisions clés pour accompagner les familles et Faiza Farès a insisté sur l’importance de ces mesures tout en appelant à les multiplier. La thématique du sport a également été abordée, à la lumière des très nombreuses noyades ayant eu lieu durant l’été. Enfin, la question du harcèlement a été soulevée puisque les situations se multiplient ses dernières années. Il a été rappelé que le numéro 30 18 est dédié à ces situations et doit être connu de tous, autant du côté des parents que du côté des enfants.
Rémy Dick, président du TeMo était l’invité de Moselle Info ce lundi 1er septembre 2025 sur Moselle TV.
Le réseau de transport public évolue en Moselle Nord et était au plus près des considérations liées à la rentrée ce 1er septembre. Fruit d’une vraie concertation avec les différents acteurs du territoire, l’organisation de TeMo pour la rentrée des classes n’a connu aucun dysfonctionnement majeur. Une vraie satisfaction pour Rémy Dick comme pour les usagers à travers 54 communes. Les nouveautés ne s’arrêtent pourtant pas à cette première journée scolaire puisqu’une nouvelle mouture du bus à haut niveau de service a été présentée, la flotte a été renforcée et les projets abondent pour le « transport public du quotidien ».
Ce 1er septembre, à 21h, l’unité de production n°3 de la centrale nucléaire de Cattenom a été remise en service et reconnectée au réseau électrique national.
Elle était arrêtée depuis le 10 mai 2025 pour une opération de maintenance programmée, appelée « visite partielle », l’unité de production numéro 3 de la centrale nucléaire de Cattenom a été remise en service, et reconnectée au réseau national.
Cette phase d’arrêt a permis de renouveler une partie du combustible et de réaliser plus de 14 000 opérations de contrôle et de maintenance. Trente-cinq modifications ont également été menées sur l’installation, afin de renforcer la sûreté du réacteur.
Parmi les chantiers d’ampleur, EDF et ses partenaires industriels ont procédé au remplacement de tubes guides de grappes et de mécanismes de commandes de contrôle de la puissance nucléaire. Ils ont également inspecté un corps basse pression du groupe turboalternateur, soumis le circuit secondaire à une épreuve hydraulique et conduit de nombreuses interventions sur la robinetterie.
Avec ce redémarrage, les quatre unités de production de la centrale de Cattenom sont désormais pleinement opérationnelles. Elles contribuent ensemble à alimenter le réseau national en électricité, dans un contexte où la fiabilité et la sécurité des installations restent des priorités affichées par EDF.
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Imaginée en 2007 par trois étudiants américains, la plateforme Airbnb est devenue une référence mondiale de la location courte durée, générant près de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Pourtant, son ombre est parfois bien plus sombre que l’on ne le pense, surtout dans les villes les plus convoitées. Aubaine financière ? Évidemment. Source de tensions ? Semblerait-il aussi. Mais alors, qu’en est-il à Metz, capitale mosellane et point d’intérêt touristique grandissant ? Quel est l’impact du géant sur l’hôtellerie, le marché immobilier ou encore sur le portefeuille des propriétaires ? Grand format.
Pour rien au monde, il ne reviendrait en arrière. Au cœur du plateau piétonnier messin, derrière une façade typique du centre historique, Dominique s’active pour que tout soit prêt à temps. Le lit ? Fait. La cuisine ? Nettoyée. Les brochures touristiques ? En place. Ce professeur de musique a acheté un appartement il y a quelques années. Il l’a d’abord loué de manière classique avant de le proposer sur Airbnb. Une décision mûrement réfléchie, née d’une mauvaise expérience passée. « J’avais déjà fait de la location longue durée, ça a été un peu compliqué avec des locataires difficiles. Et puis, il faut dire qu’on a une meilleure rentabilité », explique-t-il sans détour. Au-delà de l’aspect financier, Dominique revendique une autre motivation : le plaisir de partager sa passion pour Metz avec des visiteurs venus d’ailleurs.« Je suis amoureux de ma ville, j’aime la partager avec les voyageurs, leur faire des suggestions. Faire des rencontres aussi, c’est captivant », sourit-il.
Un marché en expansion, sous surveillance
Touristes de passage, travailleurs en mission, voire même Messins à la recherche d’un logement provisoire : les profils des clients sont variés. L’offre l’est tout autant. Car Metz compte aujourd’hui environ 700 logements proposés sur la plateforme. Un chiffre qui interroge. Pour Cédric Lavaud, administrateur national à la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM), l’enjeu se mesure moins en nombre absolu qu’en proportion. « Ce n’est pas un nombre de logement, c’est un ratio. Exemple concret : si à la rentrée scolaire, nous n’arrivons plus à loger les étudiants parce que la majorité des studios sont dédiés à la location saisonnière, alors ça deviendra problématique », explique-t-il. Pour l’heure, Metz ne connaît pas encore la pénurie observée dans certaines métropoles. Et une nouvelle réglementation, entrée en vigueur cette année, permet désormais aux maires de fixer des quotas de locations saisonnières afin de protéger l’accès au logement.
La concurrence appelle la concurrence
Concrètement sur le terrain, les projets se multiplient. Quartier gare, Martin Ngosso vient de mettre en ligne son deuxième Airbnb. Un investissement de 135 000 euros, pour créer un véritable cocon. « Le premier tournait bien, alors on s’est dit, on va faire un appartement encore mieux que le premier pour toucher plus de personnes », raconte-t-il. Passionné d’immobilier, Martin assume une logique entrepreneuriale. Sa recette : anticiper la demande et rester compétitif.« La concurrence fait que les propriétaires mettent plus de valeurs. Ils mettent plus d’argent dans la rénovation, l’ameublement, pour rester compétitifs. La majorité des logements monte en gamme », observe-t-il. Cette montée en standing a un prix : ici, il faut compter 172 euros pour deux nuits. Mais Martin ne compte pas s’arrêter là. Prochaine idée dans les cartons : une « love room », pour séduire une clientèle en quête d’expériences originales.
Chambre à coucher
Salon
Salle de bain
Des concepts insolites qui fleurissent
Un concept que Jonathan Simon a déjà mis en œuvre, à quelques rues de là. Baptisé Sombres Pensées, il a entièrement réaménagé un ancien local commercial : baignoire balnéo, sauna infrarouge, lit en acajou et ambiance feutrée. Jonathan a mis la main à la poche, 100 000 euros, hors achat du bien. « C’est un investissement qui vaut la peine, mais ça demande beaucoup de travail. La communication avec les clients, l’entretien… trois heures de nettoyage et de désinfection par mon équipe avant l’arrivée du client », détaille-t-il. Un effort payant : certaines semaines, Jonathan enregistre jusqu’à six réservations. « J’ai voulu aussi me démarquer des autres », affirme-t-il. De quoi largement assurer sa rentabilité.
Entre vitalité économique et dérives
Derrière ces initiatives, une tendance de fond : la diversification de l’offre. Airbnb n’est plus seulement une alternative bon marché à l’hôtel, mais une galaxie de propositions, du studio fonctionnel au logement thématique haut de gamme. Un bouleversement qui ne laisse pas les professionnels de l’hôtellerie indifférents. « Le positif, c’est que ça apporte une nouvelle clientèle touristique sur la métropole. Le négatif, c’est l’impact sur l’hôtellerie. Le secteur voit Airbnb comme une concurrence déloyale, puisque les normes sont différentes entre un hôtel et un Airbnb », précise Christophe Thiriet, président de l’Umih 57.
220 000 € – La SOMME reverséE par Airbnb à la ville de Metz en 2024
Le tribunal a tranché : Laurent Jacobelli est relaxé pour injure non-publique en raison de l’origine, mais condamné pour outrage et diffamation non-publique
« C’est une victoire pour nous », s’est exprimé Me Xavier Iochum, avocat du député Belkhir Belhaddad, à la sortie du tribunal ce mardi 2 septembre. À l’issue d’un procès qui s’était déroulé le 17 juin dernier entre les deux députés mosellans, Laurent Jacobelli a été relaxé pour injure non-publique en raison de l’origine et condamné pour outrage et diffamation non-publique. Il écope également d’une amende de 300 euros avec sursis.
Pour rappel, les faits se sont déroulés en octobre 2023 à Hayange, lors d’une visite ministérielle d’Olivier Véran. Des propos particulièrement virulents, capturés par nos confrères du Républicain Lorrain, ont été tenus par Laurent Jacobelli à l’encontre de Belkhir Belhaddad. « Racaille », « Joue pas ta racaille », ou encore « Le Hamas va bien ? ». : Belkhir Belhaddad accusait Laurent Jacobelli d’injure et d’outrage.
Le procès s’était tenu le 17 juin dernier, au tribunal de Thionville. À la barre, Laurent Jacobelli reconnaissait les propos, mais niait toute intention injurieuse ou discriminatoire. Il parlait de provocations préalables de la part de Belkhir Belhaddad, des propos qui, selon lui, n’avaient pas été captés par les caméras. Le député Belhaddad lui, se disait profondément touché par ces propos.
Belkhir Belhaddad et Me Xavier Iochum avaient sollicité une peine d’inéligibilité, demande non-retenue par le procureur. Ils avaient également réclamé 10.000 euros de dommages et intérêts pour son client. Le procureur lui, avait requis une amende de 300 euros pour outrage, 150 euros pour injure et 150 euros pour diffamation. La défense, pour sa part, avait plaidé la relaxe.
Belkhir Belhaddad et son avocat ont annoncé faire appel de la décision.
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Ce n’est pas une discothèque, mais bien une boulangerie. À l’heure du goûter, les habitants de Fontoy ont pu découvrir une ambiance inédite. Hier, la boulangerie s’est métamorphosée le temps d’une après-midi en un club éphémère, au rythme des platines de DJ Baguette.
Derrière ce pseudonyme, se cache Dorian Gamon, 29 ans, en plein tour de France des boulangeries. Son objectif ? Redonner vie aux cœurs des villages et mettre en lumière la ruralité à travers une initiative aussi simple qu’inattendue : faire danser les clients entre deux baguettes. « Ça fait 10 ans que je suis DJ. J’ai vu ce concept dans des coffee shop à l’étranger. Ça m’a inspiré, et j’ai voulu tenter l’expérience à mon tour », explique-t-il, casque sur les oreilles et sourires autour de lui.
Pour les commerçants Fonschois, l’opportunité était trop belle. « Quand ma fille nous a montré ses vidéos, on a tout de suite adhéré. C’est une façon de vivre la rentrée avec un goût estival », confie le gérant de la boulangerie Le Palais des Douceurs, Laurent Duchscher. La scène est plantée : le comptoir se transforme en bar improvisé, les tables en piste de danse, et les clients, venus pour un traditionnel croissant repartent avec des étoiles dans les yeux et des mélodies en tête.
L’idée, au-delà de l’aspect festif, est de recréer du lien et de valoriser les commerces de proximité. La tournée continue, et la prochaine boulangerie qui accueillera DJ Baguette promet, elle aussi, de sortir de l’ordinaire. Une chose est sûre : à Fontoy, on n’oubliera pas de sitôt ce goûter un peu spécial.
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Début août, le jury régional des Villes et villages fleuris dévoilait le palmarès 2025. Bining et Kuntzig ont obtenu une fleur supplémentaire et Terville un prix spécial du jury.
Contrairement aux idées reçues, le label des Villes et villages fleuris ne récompense pas uniquement le fleurissement des communes, mais bien le cadre de vie global. Aménagements des espaces publics, patrimoine végétal, participation des habitants aux projets, gestion environnementale… Les jurys, composés de trois bénévoles, visitent les villes et villages et échangent avec les équipes municipales sur l’ensemble des projets menés. Ils attribuent ensuite une, deux, trois ou quatre fleurs.
« C’est une récompense, mais aussi et surtout un outil de pilotage qui permet à la commune d’avancer dans un projet de cadre de vie agréable et joli mais aussi durable et responsable qui préserve la nature la biodiversité et qui met en valeur le patrimoine naturel et historique », précise Anthony Renaud, Directeur général adjoint de l’agence régionale du tourisme Grand Est. Existant depuis plus de 60 ans, le label donne désormais une place importante au développement durable, valorisant la préservation de la biodiversité, la gestion de l’eau ou encore le fauchage tardif.
Tour d’horizon en images avec Bining, qui obtient sa première fleur, Kuntzig pour sa troisième fleur et Terville, avec son prix spécial de l’équipe de jardiniers grâce aux ruchers municipaux. Pour retrouver la liste complète du palmarès 2025 en Moselle cliquez ici.
L’objectif : implanter un data center sur le site de l’ancienne centrale à Charbon Émile Huchet de Saint-Avold d’ici 2028.
L’appel à projet autour de l’implantation de data center, en lieu et place d’anciennes usines, avait été lancé en début d’année par EDF pour les sites de La Maxe et de Richemont en Moselle. Ce mardi, le groupe GazelEnergie (filiale du producteur d’énergie EPH) a également indiqué être en discussions pour implanter un centre de stockage de données à Saint-Avold, sur le site de l’ancienne centrale à charbon.
« Nous menons depuis plus d’un an des discussions avec différents partenaires en vue de l’implantation d’un data center, puisque les centrales sont un site privilégié pour l’accueil de ce type de projet« , a déclaré Frédéric Faroche, président de GazelEnergie lors d’une conférence de presse en visioconférence, transmise par l’AFP.
« L’un des points critiques » d’un data center (ou centre de données), « c’est la consommation énergétique » a souligné Antonin Arnoux, directeur du site de Saint-Avold. « C’est pour ça que ça fait vraiment du sens qu’un énergéticien puisse accompagner le développement de ce genre d’infrastructure« .
Alors la centrale Émile-Huchet de Saint-Avold semble être le lieu idéal pour la direction de GazelEnergie, grâce à sa capacité de fournir de l’électricité sur le long terme, et ses solutions de secours en cas de défaillance sur le réseau, avec en prime, un système de refroidissement. Une mise en service concrète pourrait avoir lieu dès 2028, pour une capacité allant jusqu’à 300 MW.
Rappelons que depuis 2020, GazelEnergie investit 100 millions d’euros sur le site de Carling-Saint-Avold avec, en ligne de mire, une conversion au gaz de la centrale d’ici 2027. Conversion actée officiellement en avril 2025 après de nombreuses mobilisations de salariés, élus et citoyens. De quoi sauver près de 500 emplois directs et induits. Une demande de modification d’autorisation d’exploiter sera demandée dans les prochaines semaines.