Ce vendredi matin, un groupe d’une quinzaine de pompiers s’est entraîné à différentes techniques de sauvetage autour de la recherche de corps immergés à l’étang de Mittersheim. L’unité cynophile était au cœur des exercices.
Seulement 4 minutes, voilà le temps qu’il aura fallu à Tao, jeune chien de la brigade cynophile, pour retrouver un plongeur immergé. Un véritable atout pour les pompiers, surtout en cette période où le nombre de noyades explose. « On habitue le chien à rechercher une personne dans un autre endroit que son élément naturel, sur terre, explique Robert Cassar, référent départemental cynotechnique. Comme ça, il comprend qu’il peut y avoir une personne sous l’eau. »
Un odorat hors norme
Avec un simple t-shirt, le Malinois arrive à flairer le trajet d’un humain, même dans l’eau. « Les particules odorantes sont hydrosolubles, donc forcément ces molécules reviennent à la surface, créent comme une tache d’huile et le chien détecte cette fameuse tâche. Il effectue un marquage que nous marquons d’un point GPS, ça donne un lieu un peu plus précis où pourrait se trouver la personne » ajoute l’adjudant-chef Cassar.
Une unité en développement
Une aide de taille pour les plongeurs du SDIS, présents également ce matin, pour s’habituer à cette nouvelle technique de sauvetage. « Aujourd’hui on essaye de développer les compétences des spécialistes cynotechniques à la recherche de personnes en milieu aquatique pour gagner en efficacité et réduire le délai de découverte de personnes disparues dans le milieu aquatique » argumente Thierry Fosse, référent secours nautique en Moselle.
Pour le moment, neuf binômes maîtres-chiens exercent en Moselle et trois autres sont en formation. En 2025, le département a recensé neuf noyades, dont trois suivies d’un décès.



