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Sur les toits, les couvreurs doivent aussi s’adapter à la chaleur

Lorsqu’il fait déjà 30° à 10h du matin, les couvreurs savent que la journée sera très chaude, à 10 mètres du sol, sur des tuiles en ardoise brûlantes.

S’il y a un secteur qui doit s’adapter à la chaleur, et aux épisodes de canicule, c’est bien le BTP. Sur les toits, les couvreurs voltigent avec une température qui peut avoisiner les 50° quand il n’en fait « que » 40 au sol. Sur la charpente, les tuiles et surtout les plaques en ardoise sont brûlantes. Certains ouvriers expliquent qu’ils doivent poser des échelles plates et mettre des gants pour pouvoir cheminer sans se brûler. Pour les patrons, il faut aussi s’adapter : prévoir plus de bouteille d’eau évidemment, parfois avoir un coin à l’ombre pour la pause, « et aussi adapter les horaires pour commencer plus tôt, mais c’est compliqué car les riverains ne veulent pas de bruit dès 7h le matin ».

Pourtant, ces conditions extrêmes ne sont pas uniques. Sur le toit, les couvreurs précisent que « le coeur du métier c’est de s’adapter au climat ». Gel, fortes pluies, chaleurs fortes, « quand on aime le métier, on y pense pas », avoue un ouvrier. Plusieurs révèlent même préférer la chaleur aux autres intempéries.

Depuis 2024, la canicule est désormais prise en compte dans le régime chômage intempéries du BTP.

Jonathan Vaucher
Jonathan Vaucher
Chef d'édition numérique. Journaliste référent politique. Présentateur de Moselle Info.

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