A l’occasion de la signature d’une convention entre l’IRA et l’institut des jeunes sourds de Metz, le ministre de la Fonction publique a fait le point sur l’inclusion dans les services de l’Etat.
Laurent Marcangeli, ministre de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification, s’est rendu à Metz pour signer une convention de partenariat entre l’Institut régional d’administration (IRA) de Metz et l’Institut national des jeunes sourds (INJS). « Nos deux instituts sont à 4 km de distance et pourtant, nous ne travaillions pas ensemble », expliquait le président Vincent Ruol. A l’initiative de l’INJS, cette convention vise donc à renforcer l’inclusion des personnes en situation de handicap, notamment les jeunes sourds et malentendants, au sein de la fonction publique.
De deux façons pour l’IRA : « Permettre une acculturation du personnel de la fonction publique au monde des sourds, et veiller à ne réduire l’autocensure des personnes en situation de handicap qui parfois peuvent penser que le métier n’est pas pour eux », complète Dominique Bemer, directeur de cette branche régionale de l’ENA.
Encore des progrès à faire
Cette démarche s’inscrit dans le cadre du 20ᵉ anniversaire de la loi du 11 février 2005, qui garantit aux personnes handicapées l’accès à leurs droits fondamentaux, y compris l’éducation, l’emploi et une vie sociale épanouie. Lors de son intervention, le ministre Laurent Marcangeli a souligné l’importance de cette convention pour accroître le nombre de personnes en situation de handicap dans la fonction publique d’État, en facilitant leur accès à la formation. « J’ai une double responsabilité : favoriser l’emploi des personnes en situation de handicap dans la fonction publique et favoriser leur accès aux services publics. »
Malgré des progrès notables depuis 2005, avec une augmentation du taux d’emploi des personnes en situation de handicap dans la fonction publique, passant de 3,5 % à 5,93 % en 2024, l’objectif des 6 % n’est pas encore atteint. Le ministre a rappelé que des efforts supplémentaires sont nécessaires, notamment dans la fonction publique d’État, où le taux actuel est de 4,86 %. Il a également souligné que le secteur public est en avance par rapport au secteur privé, qui affichait un taux de 3,5 % l’année précédente. Pour les deux autres branches, de l’hospitalier et de la fonction publique territoriale, le taux est atteint voire dépassé.



