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Frontaliers : vers une indemnisation chômage « made in pays d’emploi »

Le parlement, ainsi que le conseil de l’Union européenne, sont parvenus à un accord provisoire ce mercredi 29 avril sur l’indemnisation des travailleurs frontaliers en cas de perte d’emploi. 21 pays ont voté pour, dont la France, fervente partisane de cette réforme qui limiterait les dépenses. Le Luxembourg, qui ne compte pas loin de 50% de travailleurs frontaliers, s’est opposé.

520 000 personnes. C’est le nombre de travailleurs transfrontaliers qui résident en France, dont 120 000 exerçant au Luxembourg. Avec les nouvelles règles d’indemnisations discutées par les États membres de l’UE, le système d’assurance chômage pourrait être complètement revu. Pour les travailleurs frontaliers, c’était la France qui les indemnisait. Mais si la réforme venait à être adoptée, ce serait le pays dans lequel le travailleur a cotisé qui verserait les allocations chômage, peu importe où il réside.

Un accord a été trouvé ce 29 avril entre le conseil de l’UE, ainsi que le parlement européen sur le sujet. Les discussions remontent pourtant à bien longtemps : le sujet est évoqué depuis décembre 2016. L’UE souhaite par ce choix éviter les dysfonctionnements entre les caisses d’assurance chômage des différents pays, qui entraînaient des retards de paiement pour les demandeurs d’allocations.

La France vote pour, le Luxembourg contre

Parmi les 27 pays votants, 21 ont été favorables à cette décision. Parmi eux, la France se trouve en tête de gondole. L’indemnisation de tous ses travailleurs transfrontaliers représente un énorme coût pour le pays : près de 860 millions d’euros selon l’Unédic, gestionnaire de l’assurance chômage en France.

Le Luxembourg, et ses plus de 220 000 travailleurs frontaliers, s’est logiquement opposé à ce choix aux côtés du Danemark, de la Pologne et des Pays-Bas. Cela représenterait un énorme coût pour le gouvernement grand-ducal, qui espère ne pas voir ce projet aboutir. Car pour le moment, rien n’est officiellement fait. L’accord est seulement provisoire, et doit encore être adopté par l’UE. Encore un peu de patience…


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