Lors du prochain conseil de la Région Grand Est, Laurent Jacobelli et le groupe RN défendront une motion visant à sanctionner les mineurs reconnus responsables de dégradation.
Comment faire payer les casseurs ? Au pic de la contestation lycéenne, la semaine dernière, et après une journée de mobilisation et de dégradations à Saint-Avold, le maire RN Hervé Simon avait annoncé des dégâts à hauteur de 50 000 euros à la charge de la collectivité. Face à cette situation, il avait annoncé que « ce n’est pas au contribuable naborien de payer (…) certains vont devoir rendre des comptes ». Si les propos rejoignent de nombreux élus sur le principe de « casseur-payeur », notamment ceux du président de la région Franck Leroy, il allait même plus loin en annonçant suspendre « les aides municipales accordées aux familles des mineurs reconnus responsables de dégradations ».
Désormais, au tour du groupe RN et apparentés de la région, et son président Laurent Jacobelli, de demander une sanction plus ferme dans le Grand Est. Lors de la prochaine session, le député RN de Moselle déposera une motion visant à « supprimer les aides versées par la région aux casseurs ». Tout en annonçant son « son soutien indéfectible aux personnels éducatifs, aux agents régionaux et aux forces de l’ordre blessés ou pris pour cible », le groupe demande à la région de se constituer partie civile afin d’obtenir réparation des préjudices mais aussi de « solliciter auprès des recteurs la liste des élèves sanctionnés par un conseil de discipline » et la suppression « dans le respect du cadre légal » de l’accès aux aides facultatives régionales pour ces élèves. Pour que cette motion soit adoptée, elle devra passer par un vote du conseil régional lors de la prochaine séance.
Dans le même temps, le projet de loi « casseurs-payeurs » déposé le 16 septembre sera examiné en procédure accélérée, dès le 27 octobre par le Sénat. « Les lycéens casseurs vont payer », a annoncé le chef de file des LR, Laurent Wauquiez. En cas d’impossibilité de payer, les sommes pourront être prélevée directement sur les aides de l’Etat, notamment les allocations familiales et les aides au logement, « dans le respect d’un reste à vivre ».
Photo © Jonathan Vaucher


