Cinq candidats sont en lice dans une primaire de la gauche sociale-démocrate ce vendredi. Plusieurs élus de Moselle ont annoncé leurs intentions de votes.
On pensait les élus socialistes de Moselle rassemblés autour du même candidat mais la primaire est pour le moins incertaine selon tous les observateurs. Le premier tour de la primaire sociale-démocrate débute aujourd’hui. Quelque 140 000 électeurs vont choisir leur candidat à la présidentielle parmi cinq prétendants, dont le favori, l’eurodéputé de Place publique Raphaël Glucksmann, et son challenger, le patron du PS Olivier Faure.
En Moselle, le sénateur PS Michaël Weber a déjà annoncé voter pour Raphaël Glucksmann. « Demain je vote (pour lui). Parce que ses convictions se jugent à ses actes : il a transformé ses combats en lois. Parce que son projet est financé : un euro pris aux méga-héritages, un euro rendu au salaire. Parce qu’il sait rassembler » commente-t-il. Pas de consigne particulière du côté du député socialiste Belkhir Belhaddad. L’ancienne conseillère municipale messine Charlotte Picard, membre du conseil national, apporte son soutien à Olivier Faure « parce qu’un homme qui a le courage de garder dans son équipe quelqu’un qui ne lui mentira pas est un homme qui n’a pas peur de l’altérité », déclare-t-elle.
Parmi les autres socialistes de Moselle, l’ancien adjoint à la ville de Metz, Antoine Fonte, semble soutenir Ségolène Royal pour ne pas « offrir un boulevard à Jean-Luc Mélenchon » en choisissant Glucksmann. Enfin, l’ancien maire de Thionville et conseiller municipal de Metz Bertrand Mertz votera de son côté pour « mon ami Jérôme Guedj« , a-t-il annoncé à Moselle TV. Le dernier candidat, le député de La Gauche républicaine et socialiste (GRS) Emmanuel Maurel est quant à lui soutenu par le parti des Radicaux de Gauche de Moselle. Pas de consigne « pour ce vote sous forme de primaires » du côté du maire PS de Fameck, Michel Liebgott.
Un candidat dès le premier tour ?
Le vote, qui a débuté à 8H00, sera uniquement électronique et s’achèvera samedi à 20H00. Le résultat sera connu dans la foulée. Si un deuxième tour est nécessaire, il aura lieu les 16 et 17 octobre. Au terme de trois débats télévisés où les affrontements ont parfois été rugueux, plusieurs points de friction se sont fait jour, et notamment sur une éventuelle alliance avec La France insoumise. Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj la refusent vigoureusement, accusant le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon de jouer avec les codes de l’antisémitisme, et arguant qu’une alliance avec la formation radicale serait synonyme de défaite.
A l’inverse, Olivier Faure et Ségolène Royal ont reproché à Raphaël Glucksmann, de vouloir, selon eux, se tourner vers le centre. Jeudi, les tensions se sont exacerbées : Olivier Faure, a estimé qu’une victoire de Raphaël Glucksmann signifierait l' »effacement » du PS dans l’élection présidentielle. Ségolène Royal avait déjà déploré un « hold-up » de l’eurodéputé sur le parti. M. Glucksmann y a vu des « attaques désespérées de dernière minute ». « Cette primaire, c’est un choix sur les options stratégiques et un choix sur la place qu’on veut occuper dans cette élection présidentielle. Moi, j’ai une conviction, nous pouvons gagner l’élection présidentielle de 2027 », a-t-il plaidé jeudi soir, en déplacement à Nancy.
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