Plusieurs lycées de Moselle sont concernés par des mobilisations ce jeudi 1er octobre, avec des incidents signalés dans quelques établissements du territoire.
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Fin du direct de ce 1er octobre
C'est la fin de cette journée de live dans les lycées de Moselle. Retrouvez dans le journal de 18h nos reportages sur la situation du jour, notamment à Saint-Avold et Metz. Et restez connectés à moselle.tv pour tout savoir de l'actualité sur le territoire.
Sur les réseaux sociaux, un rassemblement de soutien à l'appel du mouvement lycéen, où LFI Moselle et LFI Fensch Vallée ont déjà répondu présent, sera organisé ce soir à Metz.
Premier bilan de la journée
Le tribunal judiciaire de Metz a fait un premier bilan à 17h des interpellations dans le cadre la mobilisation des lycéens. 25 personnes ont été placées en garde à vue dans le ressort du parquet de Metz, en lien avec les manifestations lycéennes, dont 22 mineurs et 3 majeurs. Pour les motifs, 13 pour des violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, 9 pour participation à un groupement en vue de commettre des violences ou à un attroupement armé et 3 pour des dégradations. "Ces gardes à vue sont placées sous le contrôle du parquet de Metz, qui appréciera les orientations pénales en fonction des éléments recueillis par les enquêteurs" explique le Parquet.
"Ne pas sombrer dans le complotisme"
"J'appelle le gouvernement à ne pas sombrer dans le complotisme et dans l'infantilisation des lycéens. Ce mouvement spontané est né d'une exaspération face à des conditions d'éducation absolument indignes (...) Il est temps que le Premier Ministre renonce à jouer la stratégie du pourrissement et de la provocation", a déclaré à l'AFP Manuel Bompard (LFI).
50 000 euros de dégradations
Selon le maire de Saint-Avold (RN) Hervé Simon, il y a 50 000 euros de dégradations dans la ville qui seront à régler, notamment des "destructions d'abribus et dégradations de mobilier urbain". "Ce n'est pas au contribuable naborien de payer (...) certains vont devoir rendre des comptes". La ville suspendra "les aides municipales accordées aux familles des mineurs reconnus responsables de dégradations". Les familles et mineurs seront aussi convoquées par le maire et des plaintes seront déposées.
De son côté le président de la région, Franck Leroy a assuré que le remboursement des dégradations se fera "au centime près" par les casseurs.
"Les extrêmes s'alimentent mutuellement"
Le groupe d'opposition "Pour Saint Avold" de René Steiner (DVC) estime sur ses réseaux que "les extrêmes s’alimentent mutuellement" dans le mouvement des lycéens. "Les événements de ce matin aux abords du lycée Poncelet sont graves. Nous condamnons sans réserve les violences et les tirs de mortiers visant les forces de l’ordre. Nous adressons notre soutien total au policier blessé, ainsi qu’à l’ensemble des policiers municipaux et nationaux mobilisés pour assurer la sécurité de tous."
Pour le groupe, "l’extrême gauche et le RN se nourrissent mutuellement dans une logique de confrontation permanente (...) Nous refusons ce face-à-face. Il existe une autre voie : faire respecter l’autorité et la loi tout en défendant le dialogue, l’écoute et la liberté de manifester."
"Un doigt d'honneur à la mobilisation"
Conseiller municipal LFI de Metz, Jean-François Secondé dénonce "un doigt d'honneur du gouvernement" aux lycéens alors que le ministre de l'Economie présente son budget 2027 "avec l'nscription en BTS ou en classe prépa qui va devenir PAYANTE et le gel des APL pour les étudiants et restriction pour une partie".
"Manœuvre organisée par LFI"
Selon les services de renseignement français, les manifestations et blocus sont une «manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l’ultra-gauche», indique Matignon à l'issue de la cellule interministérielle de crise. Selon le gouvernement, le mouvement a basculé dans des "violences urbaines".
"L’État de droit s’impose partout et en toutes circonstances"
La députée Horizons de Moselle, Isabelle Rauch, s'est également exprimée sur les manifestations notamment dans sa circonscription à Thionville. "Cette situation est intolérable et je la condamne avec force. Aucune cause, aucune revendication ne permet que l’on casse, que l’on tape et que les lois de la République soient bafouées. L’État de droit s’impose partout et en toutes circonstances." Pour elle, il appartient désormais "aux responsables syndicaux lycéens, aux forces politiques qui les soutiennent, ainsi qu’aux parents d’appeler au calme et à la retenue. Il appartient aussi à la justice de garantir qu’aucun délit ne restera impuni."
"Extrême gauche et racailles à la manœuvre"
Le maire RN de Saint-Avold met lui aussi en cause l'extrême-gauche sur ses réseaux sociaux. "Extrême gauche et racailles à la manœuvre : saccages et violences continuent. Commandant de Police blessé. Total soutien aux FDO. Justice et lumière seront faites !"
La réponse du gouvernement sur la crise lycéenne
Retour sur la conférence du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, hier.
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Retailleau veut faire interdire LFI
Ciblé par plusieurs partis politiques pour avoir "instrumentalisé" la révolte lycéenne, LFI est désormais visé directement par le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau qui demande à faire interdire le parti de Jean-Luc Mélenchon qui "essaie d'organiser l'insurrection".
Plus de 350 jeunes dans les rues à Saint-Avold
A Saint-Avold, plus de 350 jeunes étaient mobilisés ce matin pour manifester devant les lycées et dans la ville.
"Vous êtes des fous irresponsables"
Le maire de Créhange, Jonathan Leidner-Waldeck, dénonce sur ses réseaux des "violences et dégradations que nous constatons à Saint-Avold et ailleurs en France (...) inacceptables. Manifester est un droit constitutionnel tout comme la liberté d'expression et cela doit être respecté, mais agresser des policiers, des enseignants, détruire des biens publics, ce n'est pas de la liberté d'expression, c'est du vandalisme et de la délinquance. J'espère que les auteurs de ces violences et dégradations seront poursuivis et sévèrement sanctionnés". Comparant le climat de bienveillance lors de la venue du pape et la journée de jeudi, il termine : "Honte à ceux qui manipulent et incitent à cette violence au prétexte de la 'révolution permanente', vous êtes des fous irresponsables."
Interpellations aussi à Thionville
Au moins deux lycéens ont été menottés et interpellés lors d'un affrontement avec la police ce matin à Thionville selon nos informations.
Des lycées reprendront à distance
Sur X, le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray dénonce des violences "d'une extrême gravité" : "un lycée incendié, des personnels aspergés d’essence, un bilan de blessés qui s’alourdit (...) aucune revendication ne peut justifier de tels actes." Il annonce que ceux qui commettent des violences seront poursuivis et sanctionnés. Pour le reste de la journée, les cours seront assurés à distance pour protéger le personnel et les élèves. "J’ai donc demandé que les cours soient assurés à distance lorsque des dégradations ou des blocus empêchent l’accueil des élèves en toute sécurité. Ces décisions seront prises au cas par cas par les chefs d’établissement, en lien avec les autorités académiques. Les préfets seront préalablement informés pour coordonner la sécurisation des abords.".
Vous vous en souvenez ?
En 2006, le projet de Contrat première embauche (CPE) déclenche une importante mobilisation des étudiants et des lycéens, rapidement rejoints par les syndicats. Pendant plusieurs semaines, manifestations, grèves et blocages se multiplient partout en France pour dénoncer un dispositif jugé précaire pour les jeunes. Face à la pression de la rue, le gouvernement finit par retirer le CPE en avril 2006.
Après plusieurs jours de manifestations...
Franck Leroy va s'exprimer
Franck Leroy, président de la région Grand Est, s'exprimera à 15h dans un point presse sur la situation des blocages des lycées dans la région.
Des arrêts non desservis à Metz
En raison des blocages, une dizaine de lignes du Mettis et du réseau LE MET' à Metz sont détournées afin de ne pas passer par l'arrêt Roi George, non desservi.
Explosion à Rombas
Ce matin au lycée Julie Daubié à Rombas, des départs de feu ont été constaté et un objet a explosé devant le lycée selon nos informations.
Une interpellation à Saint-Avold
A Saint-Avold, un ado de 14 ans a été interpellé et selon nos informations, il serait toujours en garde à vue au poste.
Un journaliste aurait été blessé
Selon nos informations, un journaliste aurait été blessé sur place à Metz lors des affrontements.
Lecornu convoque une cellule de crise
Face à la montée de la colère lycéen, le premier ministre Sébastien Lecornu convoque une cellule de crise interministérielle à 13h.
Deux nouvelles interpellations
Deux nouvelles interpellations à Louis Vincent à Metz selon notre journaliste sur place.
Blocage de la place du Roi George à Metz
Des affrontements ont lieu place du roi George où les manifestants ont posé des barrières au milieu de la rue pour couper la circulation. Un jeune homme a été interpellé vers midi.
De nombreux policiers à Fameck ce matin
Selon nos informations, un important dispositif a aussi été déployé à Fameck ce matin, les lycéens ont cependant pu rejoindre leurs cours.
Des tirs de mortier à Saint-Avold hier
Plus de 300 personnes ont mené un bloc à Saint-Avold hier, avec des tirs de mortier. Revoyez notre reportage publié hier.
Nouvelle interpellation à Metz
Selon nos informations, une nouvelle interpellation à eu lieu devant Louis Vincent à Metz, où les manifestants de Fabert et Cormontaigne se sont rassemblés pour faire grandir le mouvement qui veut rejoindre le centre-ville.
Flora Pili sur le terrain
A Saint-Avold, des jeunes manifestants ont tenté de s'introduire dans les cours de boxe la veille au soir. Le championne locale Flora Pili, également conseillère départementale, est sur le terrain pour tenter une médiation.
Comprenez-vous cette colère ?
Fabert et Cormontaigne marchent vers Louis Vincent
Les lycéens de Fabert sont rejoints par les lycées de Cormontaigne à Metz et partent désormais vers Louis Vincent pour rejoindre le centre-ville en nombre. Devant Fabert, des pelotons de gendarmes ont procédé à des interpellations, selon notre journaliste sur place. Les pompiers ont éteint des départs de feu.
Images des manifestations à Saint-Avold et Metz
Commissariat de Thionville attaqué
Alors que des affrontements ont lieu notamment à La Briquerie à Thionville, le commissariat a été attaqué.
Incidents à Saint-Avold
Des incidents sont aussi recensés à Saint-Avold, où un policier aurait notamment été blessé dans des affrontements, ainsi qu'un chef de service. Le PSIG et les gendarmes sont sur place.
Deux interpellations au lycée Fabert
Au lycée Fabert, deux manifestants ont été interpellés. Le mouvement se dirige place de la République pour manifester.
LFI demande la fin de la répression
"La répression doit céder", demande le groupe LFI de Moselle. "Leur colère est légitime. Elle est celle de jeunes qui subissent au quotidien la dégradation de leurs conditions d'études : classes surchargées, professeurs absents non remplacés, manque de personnels éducatifs et médico-sociaux, emplois du temps à rallonge, matériel insuffisant et établissements parfois vétustes ou dégradés, manque de transports. Ils et elles dénoncent aussi la machine à broyer leur avenir qu’est Parcoursup." Face à cette jeunesse en colère, LFI dénonce "une répression policière inacceptable" et apporte son soutien aux manifestants.
"La réponse pénale doit être ferme"
"La situation est déjà très tendue devant plusieurs établissements scolaires du Grand Est. Elle est intolérable. Les élèves et les personnels ne peuvent être exposés aux violences, aux menaces et aux dégradations, ni voir l’accès aux lycées compromis", déplore le Grand Est.
« Je veux d’abord dire notre soutien aux personnels de l’Éducation nationale et des Régions, qui doivent pouvoir travailler en sécurité, explique Franck Leroy, président. Je veux aussi saluer les forces de l’ordre et de secours mobilisées sur le terrain. On ne peut pas appeler à la confrontation, s’en prendre à nos établissements scolaires et croire qu’il n’y aura aucune conséquence. La République doit garantir la sécurité de tous et apporter une réponse pénale à la hauteur des faits. »
Extension du mouvement
Mercredi 30 septembre, le ministère de l’Intérieur recensait 356 établissements concernés par des actions ou des blocages, contre 338 la veille. Le gouvernement parle donc d'une extension du mouvement.
La mobilisation continue
Bonjour, bienvenue sur ce live. Le mouvement de blocage des lycéens a commencé il y a environ une semaine, notamment dans plusieurs lycées d’Île-de-France, avant de s’étendre progressivement à d’autres régions. Les revendications portent principalement sur les moyens accordés à l’Éducation nationale et les conditions d’étude : manque ou absence de professeurs remplacés, classes surchargées, état des bâtiments, emplois du temps et conditions matérielles.
Les lycéens mobilisés sur les blocus revendiquent plus de moyens humains et financiers pour l’Éducation nationale, se plaignent de la pression de Parcoursup, de professeurs non remplacés, de bâtiments délabrés ou encore d’emplois du temps trop chargés. Voici leurs principales revendications et un panorama non exhaustif de la situation des 3.700 lycées, où étudient environ 2,2 millions d’adolescents.
Moyens dans les lycées
Nina et Candice, lycéennes de 17 ans à Arago à Paris, veulent « plus de moyens, surtout pour les lycées de banlieues » qu’elles « soutiennent », et souhaitent un « système plus égalitaire ». Elle se disent bien loties dans leur établissement rénové du 12e arrondissement. En 2023, le ministère de l’Éducation a dépensé en moyenne 8.550 euros par lycéen dans le public et le privé sous contrat.
Dans les régions urbaines comme l’Île-de France, les dépenses par élève sont plus faibles que les moyennes nationales et la taille souvent plus élevée des lycées se traduit par de moindres taux d’encadrement. En région parisienne, les enseignants sont aussi plus jeunes, et moins rémunérés. En plus de ces dotations, les Régions, compétentes pour les lycées, ont dépensé en moyenne 3.000 euros par lycée, avec de grandes disparités par région: 2.380 euros en Île-de-France à 5.830 euros en Guyane.
Professeurs non remplacés
Les lycéens mobilisés se plaignent de l’absence de professeurs, parfois dans des matières importantes, comme le français en première. À la rentrée, il manquait au moins un professeur dans 53% des collèges et des lycées publics, selon une enquête du syndicat Snes-FSU. « Dans la plupart des cas » il s’agit de « volumes d’heures d’enseignement à couvrir, et non des postes à temps plein non pourvus », avait affirmé le ministère.
En 2024-2025, 10% d’heures n’ont pas été assurées dans les lycées, selon les statistiques ministérielles. Selon un récent rapport parlementaire, environ 7,5 % des heures d’enseignement ne sont pas assurées à cause du non-remplacement des professeurs dans le second degré. « Il faut évidemment tout faire pour les réduire », a réagi mardi le ministre de l’Éducation Édouard Geffray. « Le 100% de remplacement, c’est quelque chose qui est statistiquement quasiment impossible. Il ne faut pas se mentir non plus. »
Emplois du temps et classes surchargées
« On fait des 08h-18h, c’est pas normal »: à l’instar de cet élève de terminale du lycée Montbello à Lille, beaucoup d’élèves se plaignent d’emplois du temps et de classes trop chargées. Au lycée, les élèves ont entre 26h et 29h de cours obligatoires hebdomadaires, sans compter les options. Les rythmes scolaires reviennent régulièrement dans le débat public, mais des modifications supposent, dans les zones rurales notamment, d’adapter le transports scolaires, à la charge des collectivités.
La convention des temps de l’enfant a proposé que les cours démarrent à 9H00 au lycée et de placer « les apprentissages théoriques le matin, et les apprentissages pratiques l’après-midi ». Le gouvernement n’a pas donné suite à ces propositions. Swan, une autre terminale, 17 ans, au lycée Bréquigny dans un quartier populaire de Rennes, explique que « des classes à 35 personnes c’est plus vivable, même les profs se plaignent ». En 2025, il y avait en moyenne 30 élèves par classe au lycée, contre 27 en 2010, selon les données ministérielles.
Parcoursup
Nils Guerin, 16 ans, scolarisé près de Bordeaux, pointe le « malaise » grandissant autour de Parcoursup, « qui est très stressant ». D’autres plaident pour sa suppression. « Il faut plus de places dans les universités », estime Candice, en terminale au lycée Arago à Paris. Crée en 2018 en remplacement d’APB, Parcoursup est obligatoire pour les lycéens qui veulent candidater dans la plupart des formations de l’enseignement supérieur.
Mais dans les faits, tous n’obtiennent pas de place: en juillet, environ 130.000 élèves étaient sans affectation en juillet, à l’issue de la phase principale. La phase complémentaire est toujours en cours. Le processus, que beaucoup qualifient de sélection, est aussi accusé de manquer de transparence, en particulier les algorithmes utilisés par chaque formation.
Rénovation des bâtiments
Au lycée Saint-Exupéry à Mantes-la-Jolie (Yvelines), des adolescents ont raconté les « trous dans les plafonds, les « vidéoprojecteurs et des ordinateurs qui ne marchent pas ». Tanelle, 16 ans, en première générale à Thiers à Marseille, déplore qu’une classe défense ait été ouverte « alors qu’on a pas d’argent pour avoir des ventilateurs dans les salles, qu’on crève de chaud ».
Depuis les canicules de mai et juin notamment, le gouvernement insiste sur les programmes en cours de rénovation des établissements, qui appartiennent aux Régions, et non à l’Etat. En juin, M. Geffray avait indiqué que « 6.200 projets étaient soutenus d’une manière ou d’une autre, soit par le Fonds vert, soit par EduRénov », deux dispositifs publics de rénovation énergétique des bâtiments. Aucune cartographie des établissements scolaires selon leur performance énergétique n’existe. Le ministère a affirmé qu’elle était en cours.
Texte avec AFP – Photo © Paul Obrist


