L’hydrogène naturel est bien présent dans le sous-sol mosellan, mais sa quantité restait encore inconnue. C’est désormais officiel : la Française de l’Énergie annonce des concentrations record d’hydrogène allant jusqu’à 49,6 %.
C’est une nouvelle avancée majeure. Dans un communiqué de presse, la Française de l’Énergie (FDE) confirme une concentration record d’hydrogène en Moselle, sur le site de forage de Pontpierre, près de Faulquemont. Au sein du puits le plus profond du monde, atteignant 3 655 mètres sous terre, les premiers résultats de mesures in situ du puits PTH-2 confirment des concentrations élevées d’hydrogène naturel dans le bassin lorrain : 36,1 % à 2 242 mètres et 49,6 % à 2 426 mètres. « Ces résultats figurent parmi les concentrations d’hydrogène naturel les plus élevées jamais mesurées in situ à l’échelle mondiale et renforcent encore l’attrait économique de cette ressource. » peut-on lire dans le communiqué de la FDE.
Sur le plan financier et opérationnel, ces résultats valident l’attrait économique de la ressource ainsi que de la technologie propriétaire de FDE, la sonde SYSMOG. « Les équipes ont déployé avec succès la sonde de séparation membranaire SYSMOG™, de conception exclusive, dans les conditions physico-chimiques extrêmes rencontrées à des profondeurs pouvant atteindre 3 000 mètres. »
Une avancée importante dans le développement de l’hydrogène naturel en France. Désormais, la FDE mène « de front le programme REGALOR II et ses travaux sur le Permis Exclusif de Recherche (PER) des Trois Évêchés, qui couvre une zone de 2 254 km² dans l’Est de la France ». Depuis plusieurs mois, de nombreux regards sont tournés vers l’Est de la France, comme en témoigne la visite du ministre belge de la Mobilité, du Climat et de la Transition environnementale, Jean-Luc Crucke, en mai dernier.
Une concentration d’hydrogène abyssale confirmée, pour quelle suite ?
Désormais, au cours des prochains mois, la FDE annonce vouloir se concentrer sur plusieurs étapes clés. Pour commencer, la certification des ressources à partir de 2027. En parallèle, « des études géoscientifiques sont en cours sur l’ensemble du permis des Trois Évêchés afin d’évaluer l’étendue du système d’hydrogène, d’estimer son potentiel global et de déterminer les facteurs de récupération ». Ensuite, l’ambition est de développer les infrastructures nécessaires à la conception des futures installations de production d’hydrogène naturel. Enfin, au cours du second semestre 2026, « FDE et Solexperts déploieront la technologie brevetée SYSPROG™ afin de caractériser les flux d’hydrogène dissous à plus de 3 000 mètres de profondeur et d’évaluer les performances futures de production ».
Ainsi, le groupe prévoit des mesures de débit ces prochains mois, une certification indépendante des réserves l’année prochaine et vise une mise en production commerciale à la fin de l’année 2028 ou au début 2029. « Il ne s’agit plus d’une hypothèse scientifique. Nous réduisons progressivement les risques liés à ce qui pourrait devenir l’un des premiers projets européens d’hydrogène naturel à l’échelle industrielle », annonce le groupe. « Chaque étape franchie nous rapproche de la production commerciale et renforce notre conviction que l’Est de la France pourrait devenir un pôle stratégique pour cette nouvelle source d’énergie à faible empreinte carbone », avant de conclure : « Notre ambition est claire : transformer une découverte d’envergure mondiale en un nouveau pilier de la souveraineté énergétique de l’Europe. »
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