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Luc Holtz souhaite « remettre de la positivité » au sein de l’effectif du FC Metz

Luc Holtz, le nouvel entraîneur du FC Metz, a tenu sa conférence de presse de rentrée du club en vue de la saison 2026/2027 qui se jouera en Ligue 2.

Quelle préparation pour le FC Metz ?

Vous avez repris depuis quelques jours. Quel est votre premier ressenti sur le groupe ?
Cela fait trois jours que nous avons repris et, pour l’instant, les sensations sont très bonnes. Nous apprenons encore à nous connaître. Le staff est nouveau, plusieurs joueurs sont arrivés, donc chaque journée permet de créer davantage de liens.
Je trouve tout le monde très investi. Si vous m’aviez posé la question il y a un mois, je vous aurais répondu que le groupe était forcément marqué par la fin de saison. C’est logique : lorsqu’on ne gagne plus pendant un certain temps, la confiance et le moral sont touchés. Il y a aussi beaucoup d’incertitudes.
Pour un footballeur, la confiance est essentielle. Je me vois donc aussi dans ce rôle : remettre de la positivité. C’est dans ma nature. On ne peut plus changer ce qui s’est passé, mais on peut influencer l’avenir. C’est le message que j’ai transmis aux joueurs.
Depuis la reprise, je ne ressens pas un groupe inquiet. Au contraire, je vois beaucoup d’envie. Il y a un nouveau staff, de nouveaux joueurs, un nouvel objectif avec la Ligue 2. Chacun est motivé : les jeunes veulent gagner leur place, les recrues veulent s’intégrer. Une nouvelle dynamique est en train de se créer.

Les deux premiers matches amicaux arrivent rapidement. Quel sera votre objectif ?
Le résultat ne sera pas la priorité. Vendredi et samedi, l’objectif sera avant tout de donner du temps de jeu à tout le monde.
Le staff est nouveau, moi aussi. J’ai besoin de voir les joueurs en situation de match, de créer une relation avec eux et d’observer leurs qualités. Le plus important sera donc de permettre à chacun de jouer.

Ces premiers matches sont programmés contre des équipes luxembourgeoises déjà bien avancées dans leur préparation. Est-ce un hasard ?
Oui, complètement. Pour nos adversaires, ces rencontres auront peut-être davantage d’importance que pour nous.
Nous venons seulement de reprendre et nous enchaînons les séances. La charge physique est déjà importante et la fatigue commence à apparaître. Si le résultat était notre priorité, nous n’aurions pas organisé ces matches à ce moment-là.
Notre objectif est simplement de retrouver la compétition et d’augmenter progressivement le temps de jeu.

Le projet de remontée directe en Ligue 1

Quel regard portez-vous sur l’effectif que vous découvrez ?
Mon avis est très positif. Je trouve qu’il y a beaucoup de talent. Mais le talent ne suffit pas. C’est ensuite le travail, les choix et l’investissement qui déterminent jusqu’où un joueur peut aller.
C’est un groupe très jeune avec un énorme potentiel. Il faudra rester humble, continuer à travailler, car il y aura forcément des hauts et des bas. Ce qui sera déterminant, c’est notre capacité à bien gérer les moments difficiles.

Bouna Sarr a laissé entendre qu’il pourrait « à priori » être capitaine cette saison. Confirmez-vous ?
Je veux d’abord prendre le temps de bien connaître tout le monde. Mais avec son expérience, son vécu et sa personnalité, ce serait une erreur de ne pas s’appuyer sur lui. Je le trouve très humble, très respectueux et exemplaire.
Aujourd’hui, je pense qu’il ferait un excellent capitaine. Mais, dans mon esprit, il n’y aura pas qu’un seul leader. Je souhaite mettre en place un groupe de trois capitaines. Et Bouna en fera, c’est certain, partie.

À titre personnel, ressentez-vous de l’excitation au moment de débuter ce nouveau projet ?
Oui, bien sûr. Mais depuis quelques jours, nous sommes pleinement dans le travail.
Il y a énormément de nouvelles personnes à connaître. Au début, j’avais même un peu de mal à retenir tous les noms.
Je ressens surtout beaucoup d’enthousiasme et une grande envie de bien faire. C’est aussi ce que je vois chez l’ensemble du staff.
Il faudra rester calme, garder la tête froide, parce qu’il y aura forcément des périodes difficiles. Ce qui sera important, c’est que tout le monde reste uni.
Le groupe est jeune. Les jeunes ont besoin de confiance et de sentir qu’ils sont entourés par des personnes expérimentées.
J’ai dit aux joueurs qu’il fallait recréer une union entre le club, les supporters et l’équipe. Si nous avançons tous dans la même direction, je suis convaincu que nous réaliserons une belle saison.

Quel effectif pour le FC Metz ?

L’effectif continue d’évoluer avec les prolongations, les départs et les arrivées. Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Il reste encore des ajustements à effectuer. Pendant une préparation, il y a toujours des arrivées et des départs. Aujourd’hui, personne ne peut dire avec certitude quel sera le groupe définitif lorsque le championnat commencera. Il peut encore y avoir des mouvements jusqu’à la fin du mercato.
En tant qu’entraîneur, j’aimerais évidemment disposer du groupe complet le plus rapidement possible. Mais si une belle opportunité se présente en fin de mercato, nous l’étudierons.
Le plus important reste de construire un collectif fort. Plus le groupe sera stabilisé tôt, plus nous pourrons développer les valeurs que nous voulons mettre en place.

Le fait que vous soyez Luxembourgeois peut-il vous pousser à recruter un joueur luxembourgeois ?
Pas du tout. Qu’il soit français, luxembourgeois, africain ou d’une autre nationalité, cela ne change rien. Ce qui nous intéresse, c’est la qualité du joueur et sa personnalité.
Nous échangeons quotidiennement avec le président et la direction sportive afin de bâtir l’équipe la plus compétitive possible.
Il reste encore des situations à régler. Certains joueurs peuvent partir, d’autres arriver. Il faut aussi prendre en compte les aspects sportifs, financiers et les discussions avec les agents. Tout cela demande parfois du temps.

Parmi les jeunes présents à la reprise, Hamza Kadamani, 16 ans, semble déjà très intégré. Peut-il rester avec le groupe professionnel ?
Il y a aussi Believe Munongo, qui a 16 ans. Pour moi, l’âge n’est jamais un critère. Ce qui compte, c’est la qualité du joueur. Et ce que j’ai vu de Hamza depuis le début de la préparation est très intéressant. Il y a de fortes chances qu’il reste avec le groupe professionnel.

Le staff de Luc Holtz

Vous avez choisi d’amener Yannick Kakoko dans votre staff. Pourquoi lui ?
Lorsque je choisis quelqu’un pour travailler avec moi, la première chose qui compte, c’est la personne. Yannick possède de vraies compétences d’entraîneur, mais c’est avant tout quelqu’un de très humain. C’est ce qui m’a convaincu. Comme chacun dans le staff, il aura une mission bien définie. Il travaillera notamment avec les joueurs en post-formation pour les accompagner tout au long de la saison et faciliter leur progression.

Vos deux adjoints ont tous les deux joué au FC Metz. Est-ce un critère qui a compté ?
Non, c’est plutôt une coïncidence. J’ai choisi Mario Mutsch parce que nous avons déjà travaillé ensemble en sélection. Je connais également très bien Yannick.
Ce sont avant tout des personnes en qui j’ai confiance. Nous partageons les mêmes valeurs. Dans un staff, c’est essentiel. Si les membres du staff tirent chacun dans leur direction, cela finit toujours par avoir des conséquences sur le groupe.
Nous devons tous avancer ensemble dans la même direction.

Votre arrivée au FC Metz suscite beaucoup d’intérêt au Luxembourg. En êtes-vous conscient ?
Honnêtement, cela fait presque un an que je ne lis plus vraiment ce qui se dit au Luxembourg. Quand j’étais en Allemagne, je me concentrais uniquement sur mon travail là-bas. Aujourd’hui, toute mon attention est tournée vers le FC Metz.
J’ai vécu de très belles années avec la sélection luxembourgeoise, mais cette page est tournée. Désormais, toute mon énergie est consacrée à ce nouveau projet avec le FC Metz.

Retrouvez l’intégralité de la conférence de presse de Luc Holtz

(Crédit photo : Emeric Guillaume)

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Mattéo Philipp
Mattéo Philipp
Journaliste Reporter d'images

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