Le groupe d’opposition de Florange se félicite d’avoir fait annuler le PLU par la justice. Le maire Rémy Dick y voit une « politique de terre brûlée ».
Le tribunal administratif de Strasbourg a rendu son verdict : le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Florange est annulé. Vendredi soir, le groupe d’opposition Florange Avenir s’est félicité d’avoir été entendu par la justice. En effet, les trois élus du groupe de la gauche, Philippe Tarillon (ancien maire PS de la commune), Anne-Marie Hym et Michèle Bey avaient déposé un recours après la délibération de 2022 du conseil municipal au motif qu’elle avait été faite « malgré l’avis défavorable émis par le commissaire enquêteur », certaines réserves des autorités environnementales et une « urbanisation excessive ». Déclaré finalement non-conforme, ce PLU aurait « surestimé la croissance démographique », commentent les élus d’opposition.
« La décision du juge est motivée par le fait qu’il ne reconnait pas l’opportunité de la projection de construction de 1 500 logments, au vu de la tendance démographique à la baisse sur la période 2013-2018, explique de son côté le maire (LR) Rémy Dick. Or, cet argument omet une réalité qui est celle d’une croissance démographique enclenchée depuis 2023 ». Il met notamment en lumière une progression annuelle de près de 1% soit 300 habitants en trois ans et des chiffres à la baisse dans une période de changement de majorité.
« Cette décision force Monsieur Dick à revoir sa copie et élaborer un nouveau PLU (…) c’est un frein net à la politique de bétonnisation à outrance« , ajoutent les élus de gauche, égratignés par le maire : « cette décision fait encourir le risque de l’annulation de nombreux projets structurants d’intérêt public », dont une antenne de l’Ecole de la Providence de Thionville ou un dépôt de bus TeMo. « Florange Avenir, à force de s’opposer systématiquement, finit par devenir acteur de l’empêchement du développement de la ville ». Le groupe d’opposition espère désormais un nouveau PLU fabriqué en lien avec une « politique de développement urbanistique raisonnable, respectant les besoins des Florangeois en matière d’espaces naturels, de services et de logements ». Face à cette annulation, le maire dénonce une « politique de terre brûlée », « en défaveur de l’intérêt général » et dit garder sa « détermination intacte » pour développer la commune, en trouvant « des solutions avec les services de l’Etat ».
Photo © Florange



