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Au Luxembourg, les violences en marge des mobilisations inquiètent

Suite aux violences en marge des mobilisations du 17 octobre notamment, les médias étrangers se trouvent souvent surpris. Dans notre département transfrontalier c’est d’autant plus vrai, alors quels sont les sentiments au Luxembourg ?

De l’autre côté de la frontière, les mobilisations de ces dernières semaines en France sont suivies avec intérêt. Le média Le Quotidien implanté aux abords de l’université du Luxembourg traite le sujet. Laurent Duraisin, est le rédacteur en chef il précise :

« au Luxembourg, les débordements survenus en France, nous ont un peu sidérés. »

Le journaliste poursuit : « il y a une certaine forme d’incompréhension, pas forcément sur les revendications des lycéens et des jeunes, mais sur les débordements de violences. » Le pays n’a pas connu de mobilisation de la sorte. Les lycéens ont « quand même souligné leur solidarité avec leurs camarades français par voie de communiqué ». Plusieurs inquiétudes demeurent au sein de la rédaction luxembourgeoise : quelles répercutions pour leur pays ? « La France reste un grand voisin du Luxembourg notamment d’un point de vue des échanges économiques » affirme Laurent Duraisin.

Au Luxembourg, des grognes apparaissent ça et là concernant notamment le coût de la vie. Laurent Duraisin précise : « une réunion tripartite s’est tenue mardi au gouvernement pour parler des mesures à mettre en place face à l’inflation. »

Les étudiants luxembourgeois soutiennent les mobilisations françaises mais pas la violence

Si plusieurs étudiants de pays européens, en Grèce, en Italie, en Belgique, se mobilisent à leur tour, Samy l’affirme « on est privilégié au Luxembourg. » Raphaël ajoute : « ça fait peur, parce que je trouve que c’est quelque chose de manifester mais il faut que ça soit fait proprement, sans faire des dégâts. » Comme lui, Rose est étudiante à l’ENAD (l’Ecole Nationale pour Adultes) elle affirme : « on est tous au courant de comment ça se passe en France, les conditions de travail, je trouve ça bien que les autres pays soutiennent le mouvement. » Cyril est étudiant venu de Belgique, lui aussi remarque que le mouvement prend de l’ampleur en Europe : « en Belgique, on avait commencé, maintenant ça prend aussi en Italie, la présidente Giorgia Meloni a même envoyé l’armée mais au Luxembourg, franchement, c’est un monde à part. On est privilégiés, on le sait, et donc on les soutient quand même. »

Certains de ces étudiants luxembourgeois se mobiliseront le 27 octobre mais pour demander cette fois la mise en place de mesures face à la crise du logement, un phénomène qui touche largement le pays.

À Metz, les étudiants devaient manifester ce jeudi, mais leur mobilisation a été interdite par la préfecture de Moselle. 

Cécile Mootz
Cécile Mootz
Journaliste Reporter d'Images

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