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Dégradations du 17 octobre à Metz : 6 hommes en comparution immédiate

La mobilisation a rassemblé environ 5 200 personnes ce samedi, des violences et des dégradations ont été commises en marge du rassemblement. En tout 19 personnes ont été placées en garde à vue. 6 personnes sont présentées au tribunal correctionnel ce lundi en comparution immédiate à Metz.

Les premières suites pénales ne se sont pas faites attendre après les dégradations de samedi en marge de la mobilisation. En tout cet après-midi, 6 prévenus comparaissent, des hommes âgés de 19 à 52 ans jugés pour des faits de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, dégradations de biens et/ou participation à des regroupements en vue de la commission de violences. Les audiences ont débuté au tribunal correctionnel de Metz aujourd’hui à 15h00. Les justiciables arrivent menottés.

Dégradations du 17 octobre : 6 hommes en comparution immédiate
Dégradations du 17 octobre : 6 hommes en comparution immédiate

Le premier prévenu est un jeune homme de 25 ans qui aurait volé des vêtements et de la marchandise du magasin Sandro rue des Clercs à Metz dans la soirée aux alentours de 20h. Aux questions du président le prévenu rétorque :

« je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. J’ai suivi le mouvement. Nous étions une centaine à rentrer. Je pense que tout le monde sortait avec de la marchandise. Il faisait nuit je ne sais même pas ce que j’ai pris.”

“Dossier de l’opportuniste” 

Pour le président le premier dossier est simple. La procureure de la République le qualifie même de « dossier de l’opportuniste ». Sans casier judiciaire, avec des faits de refus d’obtempérer dans sa jeunesse, l’homme est chef d’entreprise dans la bâtiment avec 6 salariés. Interrogé, il affirme avoir suivi le mouvement. Le Président précise : « il a mis un coup dans la devanture du magasin avec un objet en métal remis par un tiers qu’il ne connaissait pas ». Le vitre s’est brisée et c’est « grâce à vous qu’une centaine de personnes a pu rentrer dans le magasin » poursuit le président. Le prévenu reconnaît les faits, alors « pourquoi avoir agi ainsi ? » L’homme de 25 ans n’a pas vraiment de réponse : « je comptais revendre les objets. Je ne suis pas prêt à recommencer, j’ai trop à perdre. » Et à l’avocat des victimes de poursuivre : « c’est inexplicable de le retrouver ici, c’est lui qui a cassé la vitre. » Pour Me Ulysse Gaubert l’avocat du prévenu : « on ne l’y reprendra plus. »

Après délibération, le prévenu est jugé coupable avec en répression 6 mois d’emprisonnement avec sursis simple et une amende de 1 200 €, un « avertissement sévère » selon le président qui explique  » si à l’avenir, il n’y a aucun nouveau délit, tout ira bien. Si vous commettez un nouveau délit vous irez en prison pour ce délit et en plus vous purgerez 6 mois pour les faits du 17 octobre. » L’homme peut ressortir libre.

Des menaces de mort contre 4 policiers

Le deuxième prévenu est un homme de 50 ans, père de 3 enfants dont encore 1 à charge. Il arrive avec un t-shirt ensanglanté, le bras mis en « écharpe » de fortune dans son t-shirt. Les faits qui lui sont reprochés sont des menaces de mort à l’encontre d’un dépositaire de l’autorité publique. Le président relève ces mots que le prévenu auraient adressés aux policiers : « je vais vous buter ». En effet 4 policiers de la BAC se sont portés parties civiles. L’homme reconnaît avoir outragé les agents de police, il aurait levé un bâton trouvé au sol. Le prévenu de 50 ans affirmera :

« Je regrette fortement mon comportement. »

Plus d’informations à suivre.


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Cécile Mootz
Cécile Mootz
Journaliste Reporter d'Images

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