Artisanat : un Mosellan maître du temps à l’Élysée

Le joaillier-horloger, Alexandre Bianchi, exporte le savoir-faire Mosellan à la Grande Exposition du Fabriqué en France le 1ᵉʳ et 2 juillet prochains à l’Élysée.

Implantée à Maizières-Lès-Metz depuis 45 ans, la maison Bianchi représentera le département au Palais de l’Élysée début juillet prochain. Pendant deux jours, l’horloge créée en 2006 par Alexandre Bianchi et son père, sera exposé dans les salons de l’Élysée. Une fierté pour le Mosellan : « c’est comme mon père était présent avec moi à Paris pour cet évènement ». Cette passion lui a été transmise par son papa, qui aujourd’hui, n’a pas hésité à partager avec son plus grand fils, qui l’accompagnera à Paris.

« Unis Paxcs » traduit par « Unis pour la paix », c’est l’intitulé de cette œuvre. Le joaillier-horloger aime accompagner ses créations de symboles historiques. Pour cette pièce, c’est l’Europe qui est mise en avant. Une thématique très importante en ce moment selon lui. On peut y observer la date de fondation de l’Union Européenne, 1957, ainsi que ses six pays fondateurs. Grâce à ce mécanisme si spécial, ceci donne la possibilité de lire toutes ces informations à l’intérieur de cette montre.

« C’est déjà une grande récompense d’avoir été sélectionné »

Sur plus de 2 400 candidatures déposées, Alexandre Bianchi et son objet font partie des 124 produits choisis par les équipes du Président Emmanuel Macron. Toutes ces créations sont fabriquées au sein de l’entièreté de la France, une fierté pour lui de représenter la Moselle à Paris pour cette occasion : « C’est déjà une grande récompense d’avoir été sélectionné ». Son œuvre aura droit à des heures supplémentaires en terre parisienne. En effet, elle sera confiée et exposée les 16 et 17 septembre pour les journées du patrimoine à Bercy.

Pour cette troisième édition de la Grande Exposition du Fabriqué en France, le Président de la République a décidé de mettre à l’honneur les artisans et producteurs mettant en valeur le made in France. Le respect de l’environnement ainsi que le savoir-faire régional est un critère primordial. Pour cette création père-fils, le mécanisme provient de Besançon, le bois est originaire des Vosges et les métaux sont recyclés. 

Un Mosellan à l’Élysée donc, mais ce n’est pas la première fois qu’Alexandre Bianchi est invité par le chef de l’État. En 2003, en tant que jeune étudiant, il avait rencontré le président de l’époque, Jacques Chirac. Pour l’occasion, il lui avait confectionné sur mesure une pince à cravate. Celle-ci est d’ailleurs toujours exposée au Palais dans la capitale française.

Mattéo Philipp
Mattéo Philipp
Journaliste Reporter d'images

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