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Banque de France, usine de moteurs électriques… entrez dans les coulisses de ces lieux rarement accessibles

À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, la Banque de France en Moselle et l’usine Emotors de Trémery ont ouvert leurs portes au public. Une journée pour découvrir leurs métiers, leurs missions et leurs coulisses.

« Sur la table, j’ai mélangé des authentiques et des faux et je vais vous demander donc de me rendre les billets faux. » Vrai ou faux ? La question paraît simple, mais derrière un billet de banque se cachent de nombreux secrets. « Vous allez voir une légère vague à l’intérieur, vous voyez ? Donc ça, c’est un signe de sécurité supplémentaire. » décrit une salariée à la banque de France. Les visiteurs découvrent notamment les différents éléments pour distinguer les vrais billets d’un Bojarski : « Il y a huit signes, donc entre autres le toucher, il y a aussi le visuel. » raconte Marc « Au niveau de la matière, elle nous a dit que certaines parties sont légèrement en relief et puis avec la lumière aussi. Donc quand on le met à la lumière, on voit que certaines parties sont soit transparentes ou brillantes. » se souvient Lysiane.

Ce samedi, familles et curieux poussent les portes de la Banque de France au programme : Découvrir comment sont fabriqués et sécurisés les billets ou encore comment l’institution troque les contrefaçons « C’est surtout pour éviter qu’ils aient des faux billets en main et ça permet également de leur montrer que l’argent tactile, l’espèce, c’est le moyen le plus sûr également grâce à cette méthode qu’on emploie à la Banque de France, donc qui est la méthode tri, c’est une méthode toute simple, le toucher, le regarder et l’incliner. » Karine Wolff, agent de tri.

Pendant une journée, la Banque de France dévoile aussi les coulisses de ses missions. Stabilité des prix, sécurité des paiements ou encore protection des ménages. « Moi j’ai pu faire un jeu là-bas assez sympa sur les revenus, pas mal de vocabulaire qu’on a pu apprendre. » raconte la jeune Noémie « On a aussi appris à comment gérer un budget et des choses comme ça. » évoque Sarah. Pour certains visiteurs, cette journée est aussi l’occasion de mieux connaître une institution parfois méconnue et « Pour connaître un peu le patrimoine et l’histoire de la Banque de France… On en entend parler mais on ne la connaît pas. » s’exclame Jean.

Une institution souvent associée aux chiffres, aux taux d’intérêt et aux réunions à huis clos. Mais ici, l’objectif est simple, expliquer concrètement son rôle au grand public. « La Banque de France appartient à tous les Français puisque c’est une institution de la République. Ce que retiennent la plupart des gens, c’est le panel d’activités de la Banque de France qu’on ne connaît pas forcément. Quand on y est, quand on a déjà mis les pieds, la Banque de France c’est de multiples activités, on apprend à les découvrir concrètement ici en venant à la visite. » explique Lionel Brunet, Directeur départemental à la banque de France en Moselle.

Et les visiteurs sont au rendez-vous. Plus de 300 personnes ont franchi les portes de la Banque de France au cours de cette journée. Quelques kilomètres plus loin, l’économie change de visage. Ici, elle se mesure en moteur électrique. Pour la première fois, l’usine Emotors de Trémery ouvre ses portes. 800 proches de salariés viennent découvrir les coulisses de cette production. Parmi eux, d’anciens travailleurs de la sidérurgie, venus observer une industrie en pleine évolution.

« On a des similitudes avec la sidérurgie, à part que maintenant tout est beaucoup plus moderne. Dans le temps il fallait parler que les hommes travaillaient, maintenant on voit que c’est les machines qui font tout. » observe Jean-Claude « On découvre qu’il y a beaucoup de nouvelles technologies et c’est pas simple de voir un peu tout cet assemblage, etc. » raconte Denis.

Des machines, des étapes de fabrication et forcément quelques termes techniques. Mais ici, pas question de garder secret le fonctionnement de l’usine. « Je pense qu’en tant que consommateur, on utilise beaucoup d’objets sans nécessairement comprendre comment ils sont conçus et fabriqués. Donc c’est aussi montrer ce que c’est que l’industrie. On a envie de communiquer, on a besoin d’attirer les talents aussi vers ce type de métier. On en a, des talents beaucoup chez e-motors, on en cherche aussi. Donc on veut promouvoir finalement cette filière industrielle française. » explique Matthieu Passelac, chef des opérations chez Emotors à Trémery. Une journée d’éducation et de promotion pour cette usine où 1 200 collaborateurs produisent plus de 500 000 moteurs électriques.

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Mattéo Philipp
Mattéo Philipp
Journaliste Reporter d'images

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