Une centaine de personnes se sont rassemblées à Metz ce samedi 4 juillet pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. À l’appel du Collectif Enfantiste 57 et de Force Féministe, les manifestants réclament l’adoption d’une loi intégrale de protection.
Comme dans de nombreuses villes en France, une marche a été organisée à Metz par le Collectif Enfantiste 57 et Force Féministe. Un mouvement pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Une centaine de personnes étaient alors présentes devant le tribunal de la ville. La proposition de loi dite « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants a obtenu un calendrier parlementaire, il y a quelques jours.
Après l’affaire Lyhanna, jeune collégienne de 11 ans violée et décédée tragiquement, les associations se regroupent régulièrement pour réclamer une meilleure justice. « C’est dans la continuité de nos rassemblements du lundi, devant le tribunal judiciaire de Metz et devant les tribunaux de Moselle, pour demander cette loi-cadre, cette loi intégrale de protection des femmes et des enfants, qui va être examinée en octobre. Tant que ça ne sera pas examiné, voté, on continuera à se manifester, tout simplement », explique Nicolas Giordano, co-référent au sein du Collectif Enfantiste 57.
Cette loi vise à lutter de manière intégrale contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants. « On ne parle pas uniquement de répression. On parle tout d’abord de prévention. C’est ça qui est important. »
À 10 h, ce samedi 4 juillet, après plusieurs discours des associations, les manifestants ont déambulé pendant une quarantaine de minutes dans les rues de Metz, « en soutien à toutes les victimes, à celles qui ont survécu et en hommage à celles qui ne sont plus parmi nous ». Des femmes, des hommes et des enfants : tous étaient présents.
« C’est un réveil. C’est un réveil citoyen. Il faut prendre le tournant de ce qui se passe aujourd’hui et prendre conscience de toutes les violences systémiques dans ce pays, ainsi que de la nécessité d’avoir un vrai budget », estime Nicolas Giordano. Il poursuit : « On voit qu’il y a un décalage au niveau du budget et des priorités. Donc, aujourd’hui, on sait qu’avec cette loi intégrale, il y aura une priorité. »
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