À l’occasion de cette rentrée scolaire, la protection de l’enfance s’invite au cœur des établissements. Dès novembre, le questionnaire annuel sur le harcèlement scolaire évoluera pour interroger les élèves sur les violences sexistes et sexuelles.
11 millions d’élèves ont fait leur rentrée scolaire cette semaine. Une rentrée marquée par le renforcement des mesures de protection de l’enfance face aux violences. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a notamment demandé aux états-majors policiers de maintenir un haut niveau de coopération avec les établissements scolaires. L’objectif : lutter contre toutes les formes de violences, y compris les violences sexistes et sexuelles.
Mais l’une des principales nouveautés de cette rentrée concerne directement les élèves.
Un nouveau volet dans le questionnaire sur le harcèlement
Dès le mois de novembre, le questionnaire annuel sur le harcèlement scolaire doit évoluer. Distribué chaque année depuis 2023 aux élèves, de la grande section à la terminale, il comportera désormais un volet consacré aux violences sexistes et sexuelles.
Les élèves pourront ainsi répondre à des questions permettant de déterminer s’ils ont été victimes de violences. Les réponses seront, dans un premier temps, anonymes. Mais les enfants et adolescents qui le souhaitent pourront indiquer leur nom et leur prénom afin de rencontrer un adulte de confiance.
Des interrogations sur la prise en charge des victimes
Mais plusieurs questions restent encore en suspens. Qui sera précisément cet « adulte de confiance » ? Quelles seront les questions posées aux élèves ? Et surtout, que se passera-t-il lorsqu’un enfant indique être victime de violences tout encore choisissant de conserver l’anonymat ?
Cette dernière question est notamment soulevée par des associations de protection de l’enfance. Comment accompagner une victime lorsque son identité n’est pas connue ? Plusieurs associations demandent davantage de précisions sur les suites concrètes qui seront données à ce questionnaire.
Le dispositif doit être élaboré avec les personnels scolaires, les associations de parents d’élèves ainsi qu’un comité d’experts comprenant notamment des pédopsychiatres. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, dit s’attendre à des résultats « sismiques », tant le phénomène des violences faites aux enfants reste massif.
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