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Transport, tourisme, projets, présidentielle : François Grosdidier fait sa rentrée

Le maire de Metz François Grosdidier a fait le point sur l’année messine à venir, passant en revue tous les sujets, de A à Z.

A comme… attractivité

La Serpentine et la rénovation de la rue Serpenoise finie, est-ce que la ville est plus attractive ? Le maire le pense. Même s’il déplore certains choix concédés pour répondre à « la doctrine qui dit qu’une rue médiévale est minérale » et aux contraintes des Bâtiments de France, il se réjouit de cet élément architectural qui a « surtout permis de rénover les installations en sous-sol, et d’enfin végétaliser et changer le pavage ». Mais malgré tout, « la Serpentine ne va pas réduire le prix des loyers ». Un travail est mené « avec nos outils », pour le commerce messin. Pour la rue Serpenoise, artère commerçante, on annonce 32 % de taux de vacance en 2021 et seulement 25 % en 2025. Avec de nouveaux projets et l’arrivée de la Fnac, l’objectif pour 2027 est affiché à 12 %. L’attractivité passera aussi par le Centre St-Jacques. Le maire doit rencontrer son propriétaire bientôt, pour faire le point sur une situation compliquée. Autres points forts de la ville : l’opéra-théâtre, dont la rénovation se terminera mi-2026, et le musée de la Cour d’Or qui a augmenté de 27 % grâce à l’ouverture du pavillon de la biodiversité.

B comme… boule de Noël

La mairie annonce la création d’un marché de Pâques, avec les producteurs et artisans de Metz, sur le même modèle qu’un marché de Noël. D’ailleurs, une boule de Noël spéciale Metz, soufflée par une artiste de la rue Mazelle, sera produite cette année, une première.

C comme… canicule

Cela fait deux ans que la canicule démarre « avant la fin de l’année scolaire ». La ville doit s’adapter à ce nouveau contexte climatique. « Nous poursuivons la rénovation énergétique des écoles. A court terme, ce sera de mettre à disposition un ventilateur dans chaque classe, mais aussi plus de végétalisation dans les cours », dit François Grosdidier. Et sur le long terme, la réflexion est entamée sur « une salle climatisée » pour les crèches et la petite enfance.

D comme… décentralisation

En plus de son analyse sur son année à venir, le maire est à nouveau revenu sur la décentralisation et ses difficultés à faire son travail de maire « dans un cadre incertain avant les élections, dans un état en crise qui n’a plus d’argent, qui ne fait pas ses missions, souvent en doublonnant les collectivités ». François Grosdidier l’assène à nouveau : trop de normes, trop d’interlocuteurs, trop de services, et un temps d’exécution qui devient trop long.

E comme… étangs de Saint-Rémy

Pour s’adapter aux nouvelles température, la mairie va poursuivre et accélérer la végétalisation de ses bâtiments. Mais aussi créer une zone de loisirs aux étangs de Saint-Rémy. Une baignade en plein air est prévue, pour en faire un « Metz-plage métropolitain » avec Rives de Moselle et l’Euro-métropole de Metz.

F comme… fêtes

Le maire est évidemment revenu sur trois gros événements qui vont faire rayonner la ville au national, voire à l’international. « On attend entre 50 et 100 000 personnes aux fêtes de la Mirabelle, à Terres de Jim et lors de la venue du pape ». L’élu est aussi revenu sur les critiques sur le budget alloué à cette venue. « J’aurais mis 50 millions d’euros en pub que je n’aurais pas autant de visibilité qu’avec la venue d’un chef d’état et d’un chef moral aussi important que le pape, c’est un faux débat ».

G comme… gastronomie

Au niveau du tourisme, « on a une hausse en hôtellerie, pas en restauration mais c’est à cause de la canicule », analyse le maire, qui se réjouit de l’ouverture à venir de Loiseau de Lorraine, et de la présence de deux étoilés à Metz. « Et nous ouvrirons aussi un gastronomique dans la maison de l’éclusier ».

J comme… jeunes diplomés

L’enjeu du mandat, ce sera l’enseignement supérieur, juge le maire. « Les jeunes quittent la ville après le bac s’il n’y a pas d’offre. On sait que Metz a un déficit dans l’enseignement supérieur, nous devons avoir une politique très volontariste ». C’est pour cela que la ville mise sur l’extension de Georgia Tech, la venue de l’I2L, mais aussi l’universitarisation du CHR Metz-Thionville avec la métropole thionvilloise.

L comme… logements

« C’est la crise, et à Metz plus particulièrement » avoue le maire. Les attentes dans les logements sociaux ont doublé en trois ans. « Ce n’est pas que les gens sont plus pauvres ou qu’il y a moins de logements, c’est juste que l’offre dans le privé est devenue inaccessible ». Selon lui, il y a 10 fois plus de demandes de logements en centre-ville qu’avant. « Dans la vacance, seulement un tiers est structurel, les deux tiers ce sont des logements entre deux locations, des héritages, des contraintes de mise aux normes… des fois ça peut prendre trois ans pour faire avancer un dossier ».

M comme… Macron

Réputé de droite, ancien membre LR qui a rendu sa carte, le maire ne se retrouve pas dans les candidats actuels. S’il assure qu’il ne veut ni de LFI ni du RN au second tour, il estime qu’il y a « trop de candidats pour l’instant ». Malgré tout, s’il a un choix à faire, Edouard Philippe est le premier nom qui sort de sa bouche. « Retailleau est aussi le meilleur des sénateurs mais n’est pas en position de rassemblement ». « Il y a de la qualité du centre gauche au centre droit mais je ne vois aucun qui fait une analyse de fond de la société ». Pour le séduire, un élu devra parler de deux sujets : le rapport au travail, et la nécéssité de « conserver une autonomie locale » pour sortir de « la technocratie à son paroxisme » du président actuel « qui enlève tut pouvoir aux politiques locales ».

N comme… nécéssaire

C’était sa phrase d’accroche de la campagne : « Pas de somptuaire, seulement le nécéssaire ». Il a fait rimer les mots à nouveau en conférence. Même si « quand je suis arrivé en 2020, on ne m’a pas laissé du budget pour construire quelque chose de monumental comme Pompidou, les Arènes ou le centre des Congrès », Grosdidier se réjouit de ses réalisations, mais ne prévoit pas de grands chantiers dans les années à venir. « Les prochains grands investissements, c’est surtout la poursuite de l’adaptation au dérèglement climatique : adapter le patrimoine, équiper les écoles, accélérer la transition sur la mobilité ».

R comme… remise en forme

L’attractivité passera aussi par la création d’un centre de soin et de remise en forme. Le budget de la ville étant ce qu’il est, « ce sera par un appel à manifestation d’intérêt ».

S comme… sport

Le maire assure être arrivé dans une commune où tous les équipements étaient délabrés. Après le pôle gymnique et la piscine intercommunale qui va sortir de terre à Woippy fin novembre, François Grosdidier annonce qu’il va lancer l’étude pour une nouvelle piscine métropolitaine au sud de la ville « au cours de ce mandat ». « Nous avons aussi un déficit de dojo pour les sports de combat, un skate park couvert et des lieux pour le sport en plein air en liberté ».

T comme… transports

« Il n’y a pas de transport en commun vertueux quand c’est au diesel ». C’est pour cela que les bus à hydrogène, qui serviront à la ligne C du Mettis, seront testés fin novembre sur les lignes L3 et L5. 20 bus, puis 34 à l’horizon 2035, dans un parc qui comptera aussi 99 bus électriques. L’objectif du maire : faire la bascule de la voiture vers les transports et le vélo, « même si la marche à pied reste le meilleur moyen de se déplacer ». Côté transport, Metz’O a grimpé de 20 % cette année, le vélo aussi : le Graoulib sera encore développé. « Je proposerai une accélération du plan vélo à la métropole », dit le président. La passerelle Wadrineau, elle, ouvrira fin avril 2027. « Elle sera une porte d’entrée vers la ville, pas que pour les étudiants, dans un des endroits les plus bucoliques ». Quant au Mettis, « les lignes A et B étaient pour un public déjà captif des transports en commun », pour la Ligne C, ce sera plus difficile de faire basculer les habitants du sud de Metz, « qui ont le choix avec la voiture pour venir en ville ».

V comme… vidéoprotection

« Il n’y a pas de paix sans sécurité ». Pas de grand plan de déploiement de caméras cette fois, peut-être quand même une centaine de plus à venir. « On va continuer sur la même ligne, nous avons déjà 25% d’effectif de police en plus sur le mandat, et on a doublé les interventions, dont les 2/3 sont déclenchées par la vidéoprotection ». L’objectif maintenant : raccorder toutes les communes de l’Euro-Métropole, sept sont déjà branchées au CSU métropolitain.

Z comme… ZAC

Les ZAC des Côteaux de la Seille, du Sansonnet ou de l’Amphithéâtre vont continuer à sortir de terre, avec des équipements de santé et de services à venir. Objectif : une maison de santé et une résidence pour seniors autonomes dans chaque quartier de la ville.

Jonathan Vaucher
Jonathan Vaucher
Chef d'édition numérique. Présentateur. Journaliste référent politique.

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