spot_img

200 hectares d’étangs protégés à Gélucourt, un achat record pour la biodiversité

Le Conservatoire d’espaces naturels de Lorraine vient de faire l’acquisition du complexe des étangs de Gélucourt, situé sur les communes de Bourdonnay, Guéblange-lès-Dieuze et Ommeray. Un ensemble exceptionnel d’environ 200 hectares de zones humides, désormais placé sous protection.

À travers sa longue-vue, un passionné de nature observe patiemment les oiseaux qui peuplent l’étang de Gélucourt. Sur ce site de 30 hectares, la faune est particulièrement riche. Plus de 200 espèces nicheuses y ont trouvé refuge. Le site fait partie des neuf étangs du complexe de Gélucourt, récemment acquis par le Conservatoire d’espaces naturels de Lorraine. Au total, près de 200 hectares de zones humides sont désormais protégés, avec un objectif affiché : préserver durablement la biodiversité. Pour Daniel Béguin, membre fondateur du Conservatoire d’espaces naturels de Lorraine, cette protection est essentielle pour éviter une artificialisation du site : « Si quelqu’un avait acheté pour en faire un aménagement touristique, ça n’aurait plus rien à voir. Ça deviendrait tout de suite un espace urbanisé. Et les espaces urbanisés ne sont pas du tout favorables à l’accueil des espèces d’oiseaux les plus rares », explique-t-il.

Des sorties pédagogiques pour sensibiliser le public

À terme, quatre pisciculteurs doivent également s’installer sur le complexe des étangs de Gélucourt. Une activité économique jugée indispensable par le Conservatoire. « Les pisciculteurs, c’est une activité économique à part entière. S’il n’y avait pas de pisciculteurs, il n’y aurait plus d’étangs. Tout ça serait asséché, ce serait des champs de blé », poursuit Daniel Béguin. Enfin, le Conservatoire d’espaces naturels de Lorraine prévoit de développer des actions pédagogiques dès l’automne. Des sorties seront organisées autour de l’observation des oiseaux et de la découverte du fonctionnement des étangs, afin de sensibiliser le public à la biodiversité et de susciter, peut-être, de futures vocations naturalistes.

Emma Facchetti
Emma Facchetti
Journaliste Reporter d'Images.

plus de contenus du même auteur

Nos derniers reportages