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Victoire écrasante de Marine Le Pen dans les sondages du Grand Est

Dans tous les scénarios, Marine Le Pen arrive en tête au premier comme au second tour, avec une large avance sur ses adversaires. Le Grand Est figure parmi les régions où elle recueille le plus de suffrages.

Dans une étude d’opinion menée par Odoxa Backbone pour la presse régionale, Public Sénat et Le Nouvel Obs, les intentions de vote des Français à l’élection présidentielle 2027 placent largement Marine Le Pen en tête au premier et au second tour. Dans cette vague d’octobre, les scores sont détaillés par région, ce qui permet d’avoir des précisions pour le Grand Est. Dans l’hypothèse d’un maintien de Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Edouard Philippe, les courbes se croisent entre les deux challengers de la leader frontiste. Marine Le Pen terminerait alors à 43% des votes dans le Grand Est, contre 16% pour l’Insoumis et 16% pour le candidat Horizons. Le Grand Est est la deuxième région qui plébiscite alors le plus Marine Le Pen, derrière les Hauts-de-France, où se trouve notamment le fief RN d’Hénin-Beaumont. La moyenne nationale est de 37%.

Du côté de LFI, le Grand Est est en dessous des 18% de la moyenne nationale. Pour Edouard Philippe, la région est légèrement en-dessous également, puisque la moyenne nationale est de 17%. Le maire du Havre fait lui un score plus qu’honorable dans les régions à l’ouest, notamment la Bretagne et les Pays de la Loire. Jean-Luc Mélenchon fait de son côté une percée à 26% en île de France. Du côté des autres candidats, les habitants du Grand Est se prononcent plutôt en faveur de Raphaël Glucksmann (8%) et Bruno Retailleau (6%). Ce dernier fait son meilleur score dans les Pays de la Loire avec 11% tandis que le candidat désigné par le PS s’impose en Bretagne (13%).

Dans l’hypothèse d’un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, ce sondage donne la représentante du RN en tête avec 68% des voix. Là encore, le Grand Est est l’une des régions qui plébiscite la candidate, avec 74% des voix, derrière la Bourgogne Franche Comté (76%). Crédité de 32% au national, l’Insoumis serait à 26% en Grand Est. Mais « l’écart est trompeur car l’incertitude est encore grande » explique le sondage qui annonce 37% d’hésitants. À noter qu’un second tour contre Edouard Philippe fait baisser le score de Marine Le Pen à 53%. Le Grand Est lui crédite toujours 59%, dans les premières régions. Edouard Philippe ne serait alors qu’à 41%.

Sondage mené sur Internet du 24 septembre au 7 octobre sur un échantillon représentatif de 12 005 Français dont 1015 en Grand Est.

10 policiers blessés en Moselle depuis le début des mobilisations lycéennes  

Ce mercredi 14 octobre, le syndicat de police Alliance a déposé plainte contre l’Etat pour “mise en danger de la vie d’autrui” suite aux mobilisations lycéennes. Le premier ministre Sébastien Lecornu a fait état de 937 policiers et gendarmes blessés, ils sont une dizaine en Moselle. La gestion par les forces de l’ordre des mobilisations questionnent notamment les parents d’élèves.


Dans les bureaux de l’antenne locale du syndicat Alliance à l’espace Riberpray, David Ghisleri ne décolère pas :

“on se prend des jets de projectiles, on est molesté, aujourd’hui on a un ras-le-bol de servir de paillasson à la République.”

Le secrétaire départemental poursuit :  “ quand ça va bien, on est meilleurs, et quand il y a un mouvement social d’ampleur qui vient à naître dans notre pays, on devient des criminels. Il est grand temps que l’Etat reconnaisse un petit peu aussi la difficulté d’exercer le métier de policier aujourd’hui.” 

Alliance porte plainte contre l’Etat

Ce mercredi au niveau national, le syndicat policier a porté plainte contre l’Etat pour “mise en danger de la vie d’autrui”. Durant une séance au Sénat hier, Sébastien Lecornu affirme que 937 policiers et gendarmes ont été blessés depuis les débuts des mobilisations lycéennes, ils sont une dizaine en Moselle. David Ghisleri explique “dans le cadre du maintien de l’ordre, la doctrine est différente, c’est-à-dire qu’on agit uniquement sur ordre.” Le syndicat dans son communiqué parle de “consignes floues” mais aussi d’”injonctions contradictoires” et même de “discours de façade”. 

©Alliance

Depuis le 7 octobre, le gouvernement a suspendu l’usage de certaines grenades assourdissantes lors des mobilisations. Le délégué syndical David Ghisleri précise : “l’occupation du domaine public est interdite et les établissements scolaires doivent être libres d’accès. Donc, à partir du moment où on est confronté à des phénomènes de foule qui ne souhaitent pas ou ne veulent pas se disperser, on est bien obligé d’utiliser des moyens intermédiaires pour faire disperser la foule et faire respecter la loi.”

Lors de l’un de ces mouvements lycéens, David Ghisleri a lui-même reçu un pavé dans le dos, une jeune fille de 16 ans lui aurait jeté dessus. Il poursuit, il faut “que les gens comprennent qu’on n’est pas là pour réprimer les manifestants, mais pour garantir qu’ils puissent le faire dans la liberté. » Il ajoute :

« Il n’y a aucun policier qui se lève le matin en disant “quel jeune je vais bien pouvoir coincer”.

Aujourd’hui, il y a des réponses à des faits qui sont proportionnées dans la plupart du temps. Quand elles ne le sont pas, elles font l’objet d’enquêtes.” 

36 enquêtes confiées à l’IGPN

Depuis la mi-septembre, 36 enquêtes ont été confiée à l’IGPN, l’Inspection Générale de la Police Nationale pour des interventions au cours desquelles des jeunes ont été blessés. La gestion par les forces de l’ordre des mobilisations questionnent notamment les parents d’élèves. Catherine Larangeira de la Fédération des Conseils des Parents d’Élèves des Écoles Publiques s’exclame : “C’est quand même dommage qu’en France, on n’ait pas ce genre de formation, des formations pacifiques et médiatrices pour pouvoir entretenir les choses de façon non violente.” Elle aimerait que les policiers soient davantage formés aux dialogues, à la négociation durant ce type de manifestations.

Catherine Larangeira a rencontré une jeune fille interpellée. Cette mère de famille est indignée par son témoignage elle raconte : « elle est lycéenne à Metz, elle s’est retrouvée en garde à vue 21 heures, elle a été insultée, dénigrée. Elle emportera sans doute des séquelles psychologiques. » Catherine Larangeira s’emporte : « bien sûr c’est plus facile de s’en prendre à des jeunes, ils ne sont pas très organisés » de plus :

« les policiers oublient qu’ils ont des enfants en face d’eux. »

Si pour elle rien n’est tout noir ou tout blanc, elle veut bien reconnaître les dégradations de certains jeunes, souvent « des casseurs » selon elle, mais « il faut que les forces de l’ordre donne une réponse proportionnelle à ceux qu’ils ont en face d’eux, on dirait qu’ils ne savent répondre que par la violence. » Elle poursuit :

« La question que je me pose, c’est s’ils se sentent menacés face à des jeunes parce qu’ils ne savent pas comment maintenir l’ordre sans armes, comment peut-on leur faire confiance ? »

Selon un bilan national communiqué mercredi, 1 177 majeurs et 6 773 mineurs ont été interpellés depuis le début des mouvements de lycéens. 

La Ligue des droits de l’homme a lancé il y a une semaine une plateforme pour recenser les violences policières subies ou observées. Sur le site de l’Assemblée nationale une pétition pour réclamer l' »interdiction des armes mutilantes et des techniques d’immobilisation létales dans les manifestations lycéennes » a recueilli plus de 135 000 signatures.

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le mag’ de la rédaction – la santé du dirigeant

Entreprendre : une passion qui peut coûter cher à la santé ? Dans le monde des TPE et PME, les dirigeants affichent une bonne santé mentale, mais affrontent un stress intense et redoutent les conséquences d’une absence.

Est-il possible d’allier la joie d’entreprendre avec un équilibre de vie sain ? On découvre comment les dirigeants sacrifient parfois leur sommeil et leur bien-être pour la performance, une équation exigeante mais pas toujours synonyme de mal-être.

L’optimisme, la résilience et le sentiment de maîtriser son destin sont des atouts majeurs pour les entrepreneurs. Pourtant, la société doit construire des filets de sécurité pour prévenir les moments de fragilité et les risques d’épuisement.

Cette discussion révèle des pistes concrètes pour un entrepreneuriat plus sain, en s’appuyant sur des expériences et des expertises variées.

L’Université de Lorraine à nouveau bloquée à Metz

Les bâtiments de sciences humaines et sociales et d’arts, lettres et langues de l’île du Saulcy étaient de nouveau bloqués ce jeudi 15 octobre. Dans le sillage des mobilisations lycéennes, des étudiants ont rejoint le mouvement pour dénoncer les conditions d’études et les difficultés d’accès à l’enseignement supérieur. Les cours doivent reprendre ce vendredi.

Un campus presque désert. Depuis plusieurs jours, les bâtiments de sciences humaines et sociales et d’arts, lettres et langues de l’Université de Lorraine, à Metz, sont perturbés par des blocages étudiants. Dans la continuité des mobilisations lycéennes, une partie des étudiants a décidé de se mobiliser à son tour, estimant partager les mêmes difficultés.

« Que ce soit pour les bâtiments vétustes ou le manque de profs, dans les lycées, mais aussi à la fac, c’est pareil. En fait, il y a beaucoup de revendications qu’on a en commun », explique Eliott, étudiant en première année de sciences du langage.

Au-delà des conditions d’enseignement, les étudiants dénoncent également les mécanismes de sélection à l’entrée dans le supérieur. « Il y a aussi tout ce qui est contre la sélection, les plateformes de tri social, Parcoursup, Mon Master, qui empêchent des centaines de milliers de jeunes chaque année d’accéder aux études supérieures », poursuit-il. La hausse du coût de la vie et du prix de l’essence figure également parmi les motifs de contestation.

La présidence de l’université entre compréhension et appel à la reprise des cours

À l’échelle de la Lorraine, près de 18 000 étudiants auraient été touchés par le mouvement. Sur l’île du Saulcy, les blocages doivent prendre fin ce jeudi soir, permettant une reprise des enseignements dès le vendredi 16 octobre.

Un retour en cours attendu par la présidente de l’Université de Lorraine, Hélène Boulanger, qui défend le droit des étudiants à suivre leur formation. « Je suis profondément attachée à ce que nos étudiantes et nos étudiants puissent retrouver le plus rapidement possible le chemin des salles de cours et de TD de l’université. Donc je souhaite que le droit à étudier soit respecté », affirme-t-elle.

La présidente reconnaît toutefois que ces mobilisations traduisent un malaise plus profond. « Tous les points d’attention qui ont été mis, toutes les alertes qui ont été portées n’ont jamais été entendues. Finalement, c’est conduire les personnes à utiliser des formes de manifestations qui sont assez radicales », estime-t-elle.

Des alertes adressées à l’État

Face à ces revendications, Hélène Boulanger assure également porter les préoccupations des universités auprès des pouvoirs publics, notamment par l’intermédiaire de France Universités. « Nous avons formulé un certain nombre de propositions, exprimé un certain nombre de demandes aussi, pour que le service public d’enseignement supérieur et de recherche puisse répondre aux attentes telles qu’elles sont définies par les politiques publiques de l’État », précise-t-elle.

Si la reprise des cours est attendue ce vendredi sur le campus du Saulcy, les revendications étudiantes, elles, restent présentes. Après plusieurs jours de blocage, une question demeure : ce retour à la normale sera-t-il durable ?

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Moselle, Terre des Énergies : L’Essor du Solaire avec la Gigafactory Holosolis et TSE

La Moselle, terre d’énergies :

Dans cette émission spéciale, nous explorons la révolution solaire qui illumine la Moselle. Découvrez comment cette région s’impose comme un acteur majeur des énergies renouvelables, notamment grâce à des projets ambitieux comme la Gigafactory d’Holosolis.

Rencontrez Ryan Balawan de TSE, producteur indépendant d’énergie solaire 100% française, et Vincent Delporte d’Holosolis, qui nous dévoile les coulisses de la construction d’une usine de panneaux solaires de classe mondiale.

Apprenez-en plus sur la genèse de TSE et la vision derrière ce « troisième pas vers l’énergie ». Comprenez l’ampleur du projet Holosolis et son impact potentiel sur le marché européen de l’énergie solaire.

Le mag’ de la rédaction – Qualité MOSL

Découvrez comment la marque « Produits Qualité Moselle », lancée en 2018, met en lumière les talents et les richesses de la région.

Rencontrez des invités passionnés : Bernard Guirkinger, vice-président de Moselle Attractivité, partage la vision stratégique de l’agence pour l’image, le développement économique et le tourisme. Florine Haag de « La Coquille Gourmande » vous fait découvrir son double parcours, de l’élevage d’escargots à la production de pommes de terre et leurs délicieuses transformations.

Apprenez comment Moselle Attractivité mobilise les acteurs locaux et institutionnels pour bâtir une image cohérente et audacieuse de la Moselle, une Moselle « Sans Limite ».

Graoully Mag’ du 15 octobre 2026

Le Graoully Mag’ c’est l’émission dédiée au FC Metz à retrouver tous les lundis et jeudis sur Moselle TV, édition du 15 octobre 2026

Pour cette nouvelle émission, Emeric Guillaume était entouré de Franck Signorino, Thomas Fullenwarth et Bertrand Antoine.

Au sommaire :

  • Le FC Metz sombre à Dijon pour la première de Grégory Proment
  • La réception de Sochaux à Saint-Symphorien pour trouver le déclic
  • JanELLEa : à la découverte de Lucas Guillaume, nouvel entraîneur des féminines

Retrouvez les épisodes précédents du Graoully Mag’ en replay sur Moselle TV

Sarreguemines : un restaurant fermé en urgence pour des problèmes d’hygiène

Suite à un passage de la direction de protection des populations, un restaurant de Sarreguemines a été fermé en urgence par décision administrative.

Un restaurant de Sarreguemines fait l’objet d’une fermeture administrative d’urgence. La décision a été prise par les services de l’État à la suite d’un contrôle sanitaire réalisé mardi 13 octobre par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) mais son nom n’a pas été précisé par les autorités.

Selon la préfecture de la Moselle, plusieurs manquements aux règles d’hygiène et de sécurité sanitaire ont été constatés, photos à l’appui. Les agents ont notamment relevé des locaux difficiles à nettoyer et à désinfecter, ainsi que des ustensiles, machines et récipients malpropres utilisés pour manipuler les denrées alimentaires. Le contrôle a également mis en évidence la présence de viandes altérées, ainsi que la mise sur le marché de produits d’origine animale non conformes aux normes sanitaires. L’absence d’installations sanitaires adaptées au personnel figure également parmi les anomalies relevées.

La réouverture de l’établissement reste conditionnée à la mise en conformité des locaux et des pratiques. Les mesures correctives devront être mises en œuvre puis vérifiées par les services de la DDPP avant que le restaurant puisse accueillir de nouveau ses clients. Actuellement en Moselle, un seul établissement est visé par un contrôle jugé insatisfaisant et à corriger en urgence : « La Fontaine du Bonheur » à Metz-Borny. Une vingtaine d’autres sont dans un niveau jugé « à améliorer » par les inspections sanitaires.

Photo © Préfecture de Moselle

« On n’y arrive plus » : pourquoi les routiers du Grand Est s’opposent aux nouvelles taxes ?

À Metz et Strasbourg, les transporteurs routiers se mobilisent contre deux nouvelles taxes prévues en 2027 dans le Grand Est. Ils redoutent une hausse de leurs charges et une perte de compétitivité face aux entreprises des autres régions.

Dernier accrochage de banderoles pour Philippe et ses collègues. Il est 7h, lorsque ces gérants d’entreprises de transport prennent la route pour manifester à Metz, en direction de la Maison de la Région Grand Est. En cause, la mise en place de deux nouvelles taxes en 2027 dans le Grand Est. Le R-Pass en Alsace dès le 1er janvier et l’ECPL dans l’ensemble de la région à partir du 1er avril. Concrètement, ces dispositifs prévoient une taxation au kilomètre pour les poids lourds transportant des marchandises sur certains axes routiers.

Philippe Da Soler, gérant des Transports portant son nom, dénonce une charge supplémentaire pour les entreprises locales « On est quasiment en permanence sur ces routes-là. Donc, on va payer, nous, chaque fois qu’on sort un camion et qu’on fait un kilomètre. On nous dit qu’il faut travailler avec des circuits courts, et d’un autre côté, sur ces circuits courts, avec des sociétés qui sont des sociétés locales, on leur met des taxes supplémentaires que les autres n’auront pas. »

Par exemple, avec ces deux systèmes, un aller-retour entre Strasbourg et Paris coûterait 180 euros supplémentaires par camion. Un surcoût important pour Philippe Da Soler, qui gère une flotte de 70 conducteurs, parcourant chacun 120 000 km par an. Le gérant des Transports Da Soler déplore ainsi une différence de traitement avec les entreprises situées dans les autres régions. « On va payer des taxes qu’ailleurs en France, on ne payera pas. »

Carburant, taxes, réparations : les transporteurs du Grand Est face à la hausse des coûts

Une charge supplémentaire pour des entreprises déjà fragilisées, notamment par la hausse du prix du carburant. Pour un camion, un plein permet de parcourir environ 1 500 km, soit un coût total de 500 euros. Le carburant représente ainsi plus de 25 % du chiffre d’affaires dans plusieurs entreprises. Jean-Charles Hilbold, gérant des Transports Bouché, explique les difficultés rencontrées pour contenir les dépenses des transporteurs routiers. « On doit trouver des solutions pour baisser nos coûts. Sauf qu’aujourd’hui, on n’arrive pas à baisser les coûts puisque tout augmente. » Sophie Out, gérante des Transports Out, pointe elle aussi la hausse généralisée des charges « Le prix des tracteurs augmente. Il a explosé en cinq ans, après le Covid. Les remorques, ça augmente. Les réparations dans les garages, tout augmente. Les assurances, donc nous, on n’y arrive plus. » Pour Franck Leroy, président de la région Grand Est : « On peut les accompagner financièrement, c’est prévu dans le dispositif. On peut aussi les accompagner dans la mutation vers l’électrique. Pourquoi ? Parce que ce qui les plombe aujourd’hui, c’est le prix du carburant ».

En 2025, un tiers des entreprises des transporteurs routiers de marchandises étaient déficitaires. Quant à celles qui restent rentables, leurs marges se chiffrent à 1 % en moyenne. Florence Berthelot, déléguée générale de la Fédération Nationale des Transports Routiers, estime que ces dispositifs risquent de pénaliser la compétitivité des entreprises du Grand Est. « C’est un fractionnement fiscal du territoire, puisque, aujourd’hui, leur compétitivité va être handicapée. Peut-être que demain, une entreprise qui voudrait s’établir dans le Grand Est va se dire qu’à cause des coûts, elle va s’établir ailleurs parce que ça va coûter moins cher. »

Pour la région Grand Est, l’objectif est de réduire le trafic routier, limiter les nuisances et la pollution et financer la modernisation des infrastructures routières du réseau routier national : « On a deux grands corridors dans notre région, le corridor Rhenan et le corridor Lorrain, le Sillon Lorrain. Aujourd’hui, tous les trafics qui viennent du nord de l’Europe et qui descendent vers le sud passent par ces deux corridors. Pourquoi ? Parce que ce sont deux corridors gratuits pour les trafics internationaux. Mais quand demain nous aurons plus de fluidité sur les axes, quand demain les chargements ne seront pas volés sur certaines aires de repos, ça changera aussi la vie des entrepreneurs de transport. » explique Franck Leroy, président de la région Grand Est.

Selon la région, un levier d’investissement d’un milliard d’euros d’ici 2035 pourra être dégagé, soit environ 100 millions d’euros par an, financé jusqu’à 80% par des routiers étrangers.

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Deuil : l’association Le Jour d’Après veut briser le silence en Moselle

Lancé en avril 2026, le Collectif Santé Mentale a sélectionné cinq projets mosellans parmi près de 50 candidatures, avec une enveloppe globale de 70 000 euros. Invité de Moselle Info, André Heintz, président de Moselle Mécènes Solidaires et du Filon, présente cette initiative collective en faveur de la prévention. À ses côtés, Rachel Galerme, coordinatrice de l’antenne messine de l’association Le Jour d’Après, explique comment son association accompagne les personnes confrontées au deuil et entend développer ses actions en Moselle.

Comment est né le collectif Santé mentale et quel est son objectif ?

André Heintz, président de Moselle Mécènes Solidaires et du Filon : « Le collectif a été lancé en avril 2026. Il apporte un soutien financier aux projets retenus, mais aussi un accompagnement dans leur développement. Notre démarche est innovante. Plutôt que d’agir chacun de notre côté, plusieurs fondations et acteurs ont choisi de se rassembler pour avoir un impact plus important sur la prévention en santé mentale.

Nous réunissons notamment la Caisse d’Épargne, le Fonds de dotation Heintz, la Fondation Idée Lorraine, Malakoff Humanis et Moselle Mécènes Solidaires, avec également des contributions en nature. Tous partagent un intérêt commun pour la santé mentale des habitants de la Moselle, mais aussi de leurs salariés et de leur environnement. »

Près de 50 candidatures ont été reçues. Comment avez-vous choisi les cinq lauréats ?

« Il a été très difficile de choisir tant les propositions étaient intéressantes. Le budget cumulé demandé par les porteurs de projets approchait le million d’euros, alors que nous disposons d’une enveloppe d’environ 70 000 euros. Nous avons regardé les publics concernés, notamment les jeunes et les personnes âgées isolées, mais aussi les thématiques abordées, comme le stress au travail ou les addictions. Nous avons ensuite évalué l’impact potentiel de chaque projet. Notre priorité était de soutenir des actions concrètes, capables d’améliorer la vie des habitants de notre territoire. »

Cinq projets pour prévenir les difficultés psychologiques

Quels sont les quatre autres projets retenus, en dehors de celui du Jour d’Après que nous allons évoquer dans un instant ?

« L’association Unis-Cité porte un projet de sensibilisation à la santé mentale de pair à pair, pour que les jeunes puissent parler aux jeunes. L’association Moisson Nouvelle, implantée en Moselle-Est, travaille également auprès des adolescents vulnérables. L’AIEM propose des espaces de relaxation destinés aux femmes victimes de violences, afin de leur permettre de se recentrer. Enfin, le centre Pierre-Janet veut former des ambassadeurs jeunes dans les collèges et les lycées. À l’image des secouristes en entreprise, ces jeunes pourront devenir des référents sur les questions de santé mentale au sein de leur établissement. »

Rachel Galerme, votre association, Le Jour d’Après, fait partie des lauréats. Pourquoi le deuil peut-il avoir des conséquences importantes sur la santé mentale ?

Rachel Galerme, coordinatrice de l’antenne messine de l’association Le Jour d’Après : « Le deuil isole énormément. C’est encore un sujet tabou dans notre société. Au moment des obsèques, la famille et les proches sont présents. Puis, progressivement, chacun reprend son quotidien. C’est normal, mais la personne endeuillée, elle, continue son cheminement, qui peut être long.

On a parfois tendance à penser que le temps fera tout, alors que le deuil peut avoir des conséquences importantes sur la vie quotidienne. Les personnes peuvent se retrouver isolées et avoir des difficultés à demander de l’aide, notamment parce qu’elles ne savent pas toujours que des associations comme la nôtre existent. »

Des répercussions physiques importantes

Concrètement, comment accompagnez-vous les personnes qui viennent de perdre un proche ?

« Nous proposons un accompagnement physique et psychologique à travers des entretiens individuels, en couple ou en famille. Nous organisons aussi des temps d’échange, notamment des cafés thématiques autour de sujets comme l’impact du deuil sur le corps ou le lien entre deuil et traumatisme. Nous proposons également des groupes de parole adaptés aux situations vécues : la perte d’un enfant, celle d’un conjoint ou encore celle d’un parent à l’âge adulte.

Le deuil a des répercussions physiques importantes. Il peut perturber le sommeil et l’alimentation, mais aussi provoquer des peurs face à l’avenir. Nous proposons donc des ateliers autour du corps et de la détente, ainsi que des activités créatives pour permettre aux personnes d’exprimer leurs émotions autrement. Nous développons également un carnet de deuil, qui permet de rendre hommage à la personne décédée. »

Que va vous apporter le soutien du collectif Santé mentale ?

« Nous sommes ravis d’avoir été retenus. Cet accompagnement va nous permettre de continuer à développer notre méthodologie et de renforcer notre implantation locale. L’association était déjà présente à Nancy depuis sept ans. Nous sommes heureux de nous installer à Metz et d’intervenir auprès des Mosellans. Le soutien du collectif doit nous aider à construire des partenariats avec les acteurs locaux et à nous ancrer durablement sur le territoire.

Nous voulons aussi mener des actions de sensibilisation auprès des particuliers comme des professionnels, avec des ciné-débats et des conférences autour du deuil. L’objectif est de ramener la question du deuil et de la mort dans la cité, car ce sont encore des sujets dont on parle peu. »

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Des stars pour un match d’exhibition à la finale de l’Open Metz – Grand Est

Quatre figures bien connues du tennis français seront alignés dans un match d’exhibition pour la finale du premier open de Metz – Grand Est.

À l’occasion de la finale simple de la première édition de l’ATP Challenger Open Metz – Grand Est, un match d’exhibition réunissant quatre grands noms du tennis sera organisé sur le court des Arènes de Metz, le dimanche 22 novembre. Au programme : la présence du franco-iranien Mansour Bahrami, figure incontournable des exhibitions et multi finaliste en double dans les années 80 et 90.

Il sera aux côtés de Cédric Pioline et Richard Gasquet, deux anciens membres du top 10 mondial, ainsi que Julien Benneteau, ancien 25e mondial en simple et 5e mondial en double, aujourd’hui directeur du tournoi. L’organisateur annonce ainsi un « rendez-vous pensé comme un moment festif et convivial, qui viendra clôturer en beauté cette première édition du tournoi », placé « sous le signe du partage et de la convivialité ».

Le match d’exhibition est attendu à 14h en préambule de la finale du simple qui est programmée à 15h30. Les détenteurs d’un billet pour la finale pourront profiter de ce spectacle avec leur ticket d’entrée. L’Open Metz – Grand Est se tiendra aux Arènes du 15 au 22 novembre 2026. Plusieurs grands noms du tennis français ont déjà été annoncé, et le reste du tableau des joueurs sera prochainement donné.

Thionville : un bus évacué après l’usage de gaz lacrymogène

Un incident s’est produit ce jeudi matin à Thionville. Un individu a fait usage de gaz lacrymogène à l’intérieur d’un bus. Aucun blessé, bien heureusement, n’est à déplorer.

« Cet acte est inadmissible ». Voilà les mots de Rémy Dick, président de TeMo, après l’incident de ce matin. Les faits se sont déroulés dans le secteur de Bel-Air à Thionville. Un individu, monté à bord d’un bus de la ligne S02, a utilisé du gaz lacrymogène à l’intérieur du véhicule. Face à la situation, les voyageurs ont été immédiatement évacués. Aucun blessé n’a été signalé. Les nombreux élèves présents ont pu rejoindre leur établissement scolaire. L’homme a ensuite été interpellé par les forces de l’ordre.

TeMo et Keolis condamnent les faits

Dans un communiqué ce matin, les deux acteurs du réseau de transport condamnent fermement cet acte de violence. Ils expriment également leur solidarité envers les voyageurs concernés et le conducteur du bus. Ils rappellent enfin que ces professionnels assurent chaque jour une mission de service public et doivent pouvoir exercer leur métier en sécurité.

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Metz Handball ne fait qu’une bouchée de Besançon, son dauphin en Ligue Butagaz Energie

Malgré un calendrier chargé, Metz Handball a survolé son déplacement à Besançon (22-41) lors de la sixième journée de Ligue Butagaz Énergie. Toujours invaincues, les Dragonnes confortent leur place de leader.

Après une semaine de folie, ponctuée par une victoire face à Brest (33-31) en championnat et un match nul spectaculaire sur le terrain de Győr (34-34) en Ligue des Champions, Metz Handball n’était pas au bout de ses efforts. La sixième journée de Ligue Butagaz Énergie offrait une affiche de haut de tableau aux Dragonnes, avec un déplacement sur le terrain de Besançon. Deuxième au coup d’envoi, malgré une défaite inaugurale face à Brest, l’ESBF restait sur une série de quatre victoires consécutives et occupait le rang de dauphin des Messines.

Un rapport de force qui ne s’est pas traduit sur le terrain. La puissance des joueuses d’Emmanuel Mayonnade n’a fait aucun doute. Après avoir encaissé le premier but, le rouleau compresseur messin n’a ensuite été mené qu’à une seule reprise. Notamment portées par les six réalisations de Manon Errard et les cinq buts de Lucie Granier, ancienne joueuse de l’ESBF, et de Laura Schneider, les Dragonnes ont largement dominé les débats pour s’imposer (22-41).

Avec cette nouvelle victoire, Metz Handball préserve son invincibilité depuis le début de la saison 2026-2027 et conforte surtout sa première place au classement avec 18 points, soit six victoires en six matchs. À l’inverse, Besançon perd son statut de dauphin, désormais occupé par Brest, vainqueur de Toulon (38-26).

Crédit photo : Metz Handball

L’actualité de Metz Handball c’est chaque vendredi à 17h00 sur Moselle TV et en replay sur moselle.tv !

Et si vous collectionniez des cartes virtuelles de la Moselle ?

Au programme de ce zap : l’inauguration des nouveaux locaux de la police municipale de Montigny-lès-Metz, la quatrième édition des « Trophées de la Reconversion », une collection de cartes virtuelles de la Moselle et le tirage au sort du 6ème tour de Coupe de France.

Voici les nouveaux locaux de la police municipale de Montigny-lès-Metz

300m2 flambant neufs à 100 mètres des anciens locaux. La police municipale de Montigny-lès-Metz a inauguré son nouveau siège en plein centre-ville, en présence de différents réprésenants. Au-delà d’un simple changement de dimension, c’est une révolution technique et fonctionnelle pour les 11 agents sur le terrain répartis en deux équipes. Coût total des travaux, 300 000 euros, « avec une maîtrise d’oeuvre pleinement interne ».

La quatrième édition des « Trophées de la Reconversion »

Des parcours inspirants de transition professionnelle. C’est ce qui sera mis en avant ce jeudi soir, au centre des congrès de Robert Schuman de Metz. Lors de cette 4ème édition, cette soirée célèbrera le courage, la persévérance et l’audace, pour des personnes qui ont choisi d’oser un nouveau départ. Cet évènement est ouvert au public, auquel près de 300 participants sont attendus.

Une collection de cartes virtuelles de la Moselle

Et si vous deveniez collectionneurs de cartes virtuelles de la Moselle ? C’est possible grâce à WikiMasters, un jeu en ligne qui transforme les pages Wikipédia en cartes à collectionner. Le principe est simple : on ouvre des paquets, puis on échange les cartes ou on enchérit pour obtenir celles qui nous manquent. Plus la page Wikipédia est consultée, plus la carte est rare.

Pour la Moselle, vous pourriez donc tomber sur des communes, des monuments, des personnalités ou même des équipes sportives. De notre côté, en revanche, pas de chance : aucune carte mosellane n’a été trouvée…

Le tirage au sort du 6ème tour de coupe de France a été réalisé

Ils sont fixés. Après avoir remporté leur match du 5e tour de la Coupe de France, les clubs mosellans connaissent désormais leur adversaire pour le prochain tour. L’US Thionville Lusitanos, se déplacera à nouveau dans les Ardennes pour affronter le Bogny FC (R1).

Le petit poucet de la Ligue du Grand Est est mosellan : l’AS Brouviller (D2), qui évolue au plus petit échelon parmi les clubs encore en lice, affrontera une autre équipe du département : l’AS Talange (R2). Avant l’entrée en lice du FC Metz, ce sont 8 clubs mosellans encore en lice en coupe de France.

(Crédit photo : WikiMasters)

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« Une avancée importante » : l’Assemblée nationale adopte à l’unanimité la proposition de loi intégrale

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L’Assemblée nationale a adopté en première lecture la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, avec 503 voix pour, 0 contre et 67 abstentions.

C’est un vote massif. Ce mardi 13 octobre 2026, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité des suffrages exprimés la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, avec 503 voix pour, 0 contre et 67 abstentions.

L’objectif de cette loi : ne plus intervenir uniquement une fois les violences commises. le texte entend couvrir toute la chaîne : de la prévention au repérage des violences, jusqu’à l’enquête, au jugement et à l’accompagnement des victimes.

Désormais adopté en première lecture par les députés, le texte doit maintenant être examiné par le Sénat, avec une inscription prévue à l’agenda en janvier 2027. Il faudra ensuite poursuivre la navette parlementaire, avec les discussions entre les deux chambres, avant une adoption définitive. Le gouvernement souhaite accélérer le calendrier, car la session parlementaire doit être suspendue en février, dans la perspective de l’élection présidentielle.

« C’est une avancée importante »

Du côté des députés, le vote est vécu comme une étape importante après plusieurs mois de travail. Parmi ceux qui ont travaillé sur ce texte, Isabelle Rauch, députée de la 9e circonscription de la Moselle.

L’élue souligne la volonté des parlementaires de dépasser leurs divergences politiques pour aboutir à un texte commun. « Ce n’est pas cette loi qui est importante, c’est ce à quoi elle répond ». Pour elle, cette adoption constitue une avancée importante face à des violences qui touchent les femmes comme les enfants, même si le parcours législatif n’est pas terminé.

Des associations dénoncent un texte encore incomplet

Si l’adoption de la loi constitue une avancée pour certaines associations, l’unanimité des suffrages exprimés ne fait pas pour autant consensus. Le collectif Force Féministe 57 estime que le texte initial a été amputé de plusieurs mesures importantes, notamment celles destinées à protéger les femmes étrangères victimes de violences.

Autre inquiétude : les moyens nécessaires à l’application des mesures prévues. Pour les associations féministes, leur mise en œuvre nécessiterait entre 2 et 3 milliards d’euros par an. « Une loi, c’est une chose, l’application, c’en est une autre ».

Les principales mesures prévues dans cette loi

À l’origine, le texte comptait 69 articles. Il en compte désormais plus d’une centaine. Parmi ces mesures, l’une des plus importantes concerne les enquêtes. Un socle minimal d’actes devra être réalisé lorsqu’une plainte est déposée, c’est-à-dire : entendre la victime et le suspect, préserver les preuves, mais aussi rechercher d’éventuels autres victimes. L’objectif est d’éviter que certaines plaintes restent sans suite faute d’investigations suffisantes.

Le texte prévoit également la création d’unités spécialisées au sein de la police judiciaire et une justice davantage spécialisée dans les violences sexistes, sexuelles et intrafamiliales. Pour les délits, chaque tribunal devra compter deux juges et un procureur spécialisés dans ces questions.

La prévention également, occupe une place importante. L’école est directement concernée, avec des entretiens consacrés à ces questions tout au long de la scolarité. Leur caractère obligatoire, pour tous les élèves, de la maternelle à la terminale, est prévu à partir de 2032, avec une mise en place progressive d’ici-là.

Autre nouveauté : la création d’une infraction spécifique d’inceste dans le Code pénal. Car jusqu’ici, l’inceste était notamment pris en compte comme circonstance aggravante du viol. Le texte prévoit aussi de renforcer la prise en compte du consentement lors de certains examens médicaux, de mieux encadrer le traitement des violences sexuelles au travail et de renforcer les sanctions concernant certaines violences commises en ligne, comme la diffusion non consentie de contenus sexuels.

Retrouvez toute l’actualité du territoire du lundi au vendredi à partir de 18 heures dans l’émission Moselle Info, et rendez-vous sur le site moselle.tv pour visionner nos reportages en replay.

Moselle Info du mercredi 14 octobre 2026

Du lundi au jeudi pendant une heure, Moselle Info vous présente l’actualité de la Moselle. Édition du 14 octobre 2026. Présenté par Jean Milon.

Mobilisation du 17 octobre : En Moselle, le mouvement lycéen s’essouffle, les Gilets jaunes de retour en soutien ?

Depuis le 29 septembre, les lycéens de Metz et de Moselle se mobilisent pour réclamer de meilleures conditions d’étude et l’abrogation de Parcoursup. Mais après deux semaines de contestation, le mouvement semble s’essouffler, comme en témoigne la journée du mardi 13 octobre. La mobilisation pourrait-elle rebondir avec l’appel des Gilets jaunes à manifester ce samedi 17 octobre contre la vie chère ?

Au lendemain du cinquième acte du mouvement des lycéens, le lycée Louis-de-Cormontaigne à Metz, établissement bloqué dès les premières manifestations, semble bien calme. Mais derrière cet essoufflement, la colère, elle, reste bien présente. Une colère sur laquelle les Gilets jaunes entendent s’appuyer pour tenter de relancer leur mouvement. À Moyeuvre-Grande, un gilet jaune prévoit de retrouver, dans trois jours, le rond-point qu’il occupait déjà lors des précédentes mobilisations. Son objectif : dénoncer la vie chère et faire converger les différentes revendications pour donner un nouvel élan à la contestation. Les Gilets jaunes parviendront-ils à remobiliser les manifestants ? Un premier élément de réponse sera donné ce samedi 17 octobre. Plusieurs rassemblements sont annoncés à Forbach, Saint-Avold, Sarreguemines et Sarrebourg. À Metz, une manifestation est prévue à partir de 14 heures.

Aux Laboratoires Lehning, les emballages sont passés au crible

À Sainte-Barbe, en Moselle, les Laboratoires Lehning évaluent l’impact environnemental de leurs emballages avec l’aide d’Adelphe. L’objectif : réduire les déchets et favoriser des solutions plus durables, dès la conception des produits.

Du poids aux matériaux utilisés, chaque détail compte. Sur le site de production des Laboratoires Lehning, à Sainte-Barbe, Laurent Lebreton examine les emballages qui servent à conditionner les produits pharmaceutiques. Son expertise permet d’identifier des pistes d’amélioration, à la fois écologiques et économiques.

Un enjeu important, alors que les emballages de médicaments représentent chaque année plus de 100 000 tonnes de déchets en France. Dans le Grand Est, les habitants trient en moyenne 79,5 kg d’emballages par an, tous produits confondus. Mais le recyclage ne suffit pas à lui seul.

Pour limiter leur impact, les industriels doivent aussi repenser leurs emballages en amont : choix des matériaux, réduction du poids ou encore possibilités de réemploi. C’est dans cette démarche que s’inscrit l’accompagnement d’Adelphe, un éco-organisme qui aide les entreprises à concevoir des emballages plus respectueux de l’environnement.

Cette réflexion implique également les consommateurs, dont les gestes de tri restent essentiels pour donner une seconde vie aux matériaux.

Du fabricant au bac de tri, chaque étape a donc son importance. Pour les Laboratoires Lehning comme pour leurs clients, l’enjeu est de limiter les déchets et de réduire l’empreinte environnementale des emballages, sans négliger les exigences propres aux produits de santé.

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Il réalise 10 Iron Man en 30 jours en transportant un tronc d’arbre

Un ingénieur originaire de Tours est parti le 19 septembre d’Annecy et compte arriver le 18 octobre dans la forêt de Fontainebleau en Seine-et-Marne. Son objectif : faire 10 Iron Man en portant un tronc d’épicéa pour alerter sur l’état des forêts françaises. Ce mardi, il rencontrait une dizaine de membres des conseils de quartier jeunes à l’hôtel de Ville de Metz, des collégiens attentifs aux explications du sportif.  

C’est un pari fou que s’est lancé Antoine Ofcard, un ingénieur en énergie et climat de 30 ans. Né de parents lorrains originaires de Morhange, voilà une dizaine de jours qu’il s’est lancé dans un périple de 2 200 km en 30 jours. Il aime se faire appeler un “treeathlète” puisque le jeune homme court, nage et pédale tout en transportant un tronc d’arbre. Son objectif : sensibiliser et interpeller sur la situation des forêts en France actuellement.

Lorsqu’on lui demande combien pèse ce tronc qu’il ne quitte plus voilà sa réponse :

“il pèse tout le poids des conséquences du réchauffement climatique.”

La rencontre avec la dizaine de collégiens messins commence par la présentation de son matériel. Antoine Ofcard présente son vélo, un gilet avec de l’eau, des collations et bien sûr un tronc. Ce morceau d’arbre est plutôt atypique. De curieux motifs sont présents et pour cause ce  morceau d’arbre provient d’un épicéa d’Annecy mort à cause du scolyte. Il poursuit : « le scolyte aime la chaleur, il prolifère encore plus avec la chaleur. » Le triathlete pose plusieurs questions aux collégiens notamment celle-ci quelle solution contre le scolyte ? 

10 à 15 rencontres en 30 jours pour sensibiliser 

Alors Antoine Ofcard explique « les arbres sont très proches les uns des autres, un peu comme le virus du Covid le scolyte peut toucher les arbres très vite. Une solution serait peut être de mettre d’autres arbres entre les épicéas. » Après avoir parlé de photosynthèse Antoine Ofcard poursuit « il faut tenter de stopper le réchauffement climatique. » À quoi serait dû le réchauffement climatique et la les réponses fusent : les énergies fossiles, la pollution des voitures, la surconsommation, etc. L’ingénieur poursuit : « il y a plein de solutions à mettre en place. Le message que je veux porter c’est que le plan d’action nous l’avons mais le premier frein c’est le manque d’application des solutions. »   

« c’est à nous de nous mettre d’accord et de nous mettre en marche vers un monde nouveau. »  

En tout, durant 30 jours, le trentenaire réalisera entre 10 et 15 rencontres avec des collégiens et lycéens mais aussi des associations qui gèrent la forêt, l’ONF, etc. Pour lui sensibiliser permettra de faire changer les choses : « Si moi je peux parcourir 1 800 km à vélo avec un tronc d’arbre c’est possible de ne pas prendre la voiture parfois pour faire un trajet. »

Lui se sent fatiguer à vivre ce défi, il lui reste encore 500 km de vélo et 110 de course à pieds :  » malgré la fatigue qui m’habite, j’irai jusqu’au bout. » Antoine Ofcard devrait terminer son périple le 18 octobre, avec une arrivée prévue dans la forêt de Fontainebleau en Seine-et-Marne. De ce défi, il compte réaliser un documentaire qu’il espère sirtir d’ici 6 mois voire 1 an.

La gare de Metz obtient le label « gare remarquable » de la SNCF

Quatre fois élue plus belle gare de France, l’édifice de Metz dispose désormais d’un label « gare remarquable » décerné par la SNCF.

350 mètres de long, 200 mètres de large, une tour de l’horloge qui voulait imposer à l’oeil des voyageurs le style de l’empire allemand, comme un écho prussien à la cathédrale de Metz, la gare de Metz, dans un style néoroman rhénan remarquable du début du XXe siècle, a été élue trois fois plus belle gare de France dans des concours de la SNCF. L’été dernier, elle a même obtenu une place de choix dans l’émission du Monument Préféré des Français sur France 3 en se hissant à la cinquième position dans le choix de toute la France.

Autre titre de prestige, la gare de Metz avait reçu le titre de « la plus belle histoire en gare en 2024 » : autant dire qu’elle est 4 fois championne de France dans ce domaine. C’est donc assez naturellement que l’édifice messin a reçu le label « gare remarquable », décerné par SNCF Gares & Connexions. Pour la SNCF, « le label distingue les gares qui se démarquent par leur intérêt architectural, patrimonial, historique ou esthétique ». La plaque a été apposée devant le hall des départs ce 13 octobre.

Classée monument historique en 1975, la gare de Metz construite entre 1905 et 1908 a été très longtemps détestée par les Messins qui avaient connu l’annexion. L’histoire a depuis changé. « Une belle reconnaissance pour ce monument emblématique initialement conçu pour faire transiter 8 000 chevaux et près de 30 000 militaires par jour, et qui accueille désormais près de 10 millions de voyageurs chaque année », a commenté le maire (DVD) François Grosdidier.

© SNCF