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Le Zap : près de 32 000 spectateurs devant Céleste, à Metz

À Metz, le spectacle immersif Céleste, installé au Temple Neuf, a tiré sa révérence il y a tout juste quelques jours. Cette première saison s’achève sur une fréquentation de près de 32 000 spectateurs, un bilan jugé positif par les organisateurs.

Céleste : une première saison encourageante

Portée par un budget de près de 750 000 €, la production a su trouver son public. L’événement devrait d’ailleurs revenir en 2026 et 2027, avec plusieurs nouveautés annoncées.

Cette année, chaque billet vendu comprenait un euro reversé à la rénovation du Temple Neuf, un geste qui contribue directement à la préservation du patrimoine messin.

Patinage artistique : deux médailles pour le CASG – Amnéville

Bonne nouvelle également pour le club de patinage artistique CASG – Amnéville. Six patineuses du club étaient sélectionnées à Reims pour une compétition fédérale.

Parmi elles, Pauline Arrigo s’est illustrée en décrochant la médaille d’or en catégorie senior femmes, tandis que Lina Rudic est montée sur la troisième marche du podium avec une médaille de bronze en catégorie novice.

Poker : deux Mosellans qualifiés pour la finale Winamax 2026

Les talents mosellans s’expriment aussi autour des tables de jeu. Gérard Lallemand, originaire de Corny-sur-Moselle, et Jérémy Raubert, de Louvigny, se sont qualifiés pour la finale du Winamax Poker Tour 2026.

Joueurs depuis respectivement 15 et 10 ans, les deux hommes ont obtenu leur ticket lors d’une étape organisée à Colmar, où près de 800 participants étaient en lice.

Metz met l’Ukraine à l’honneur en février

Tout au long du mois de février, la Ville de Metz consacre une programmation spéciale à l’Ukraine. Du 4 au 27 février, une dizaine de rendez-vous sont proposés afin de faire découvrir la culture, la musique et l’art ukrainiens.

Dans ce cadre, le Centre Pompidou-Metz accueille notamment une exposition immersive. L’ensemble du programme est à retrouver sur le site internet de la Ville de Metz.

Retrouvez toute l’actualité du territoire du lundi au vendredi à partir de 18 heures dans l’émission Moselle Info, et rendez-vous sur le site moselle.tv pour visionner nos reportages en replay. 

Dérèglement climatique en Moselle : où sont passées les hirondelles et les oiseaux de notre tendre enfance ?

L’ornithologie d’il y a 40 ans n’est pas celle d’aujourd’hui. En Moselle, de nouvelles espèces d’oiseaux sont apparues au fil des décennies, mais dans le même temps, on observe une diminution globale des effectifs de toutes les espèces que l’on connaissait déjà.

Vous êtes-vous déjà demandé où étaient passés les oiseaux de votre enfance ? Vous souvenez-vous, pendant les vacances d’été, d’avoir été réveillés aux aurores par les piaillements des moineaux ?

Personnellement, j’ai en tête l’image de nuées d’hirondelles qui survolaient la cantine avant d’aller se nicher sur les lignes électriques. Mais aujourd’hui, c’est le calme plat dans nos branchages.

La carte de répartition de toutes les espèces évolue avec le temps. De nombreux facteurs en sont à l’origine, mais le principal est le dérèglement climatique.

En Moselle, où sont passés les oiseaux de nos jardins ?

Ces derniers jours, peut-être avez-vous été surpris par des nuages de gros oiseaux noirs. Il s’agit des grues cendrées. Ces oiseaux, d’un mètre de haut et d’une envergure de plus deux mètres, qui voyagent en Moselle, sont un exemple probant des évolutions migratoires.

On a une chance en Moselle par rapport au reste de la France, c’est que l’on dispose de données historiques sur les grues cendrées pour pouvoir les étudier. Pour la petite histoire, c’est lors de l’Annexion que des ornithologues allemands, probablement des militaires, ont fait des relevés en Moselle et les ont publiés.

Jusqu’aux années 70, il n’y avait quasiment aucune grue qui passait l’hiver en France. Depuis, elles ont pris des habitudes hivernales dans le sud-ouest de la France, autour du lac du Der, et en Moselle. Cette année, on estime qu’elles ont été entre 5 000 et 6 000 à avoir passé l’hiver en Moselle.

Pourquoi cette augmentation des grues en Moselle ?

Ces variations sont multifactorielles :

  1. Il y a une corrélation quasi parfaite entre le développement du maïs en Europe et le développement des populations de grues.
  2. La transformation des paysages agricoles, qui sont devenus plats et grands, leur procure désormais plus de sécurité.
  3. La Moselle est dotée de grands plans d’eau où les grues vont passer la nuit, notamment lorsqu’ils sont en vidange à l’automne, ça leur fait des dortoirs particulièrement accueillants.
  4. Depuis les années 60, elles sont protégées en Europe.

Mais surtout, le réchauffement climatique rend l’hiver plus doux. Il y a donc moins de mortalité hivernale, moins de mortalité pendant les migrations, et plus de réussite à la reproduction.
Tout cela a conduit à la multiplication par dix de la population de grues entre les années 70 et aujourd’hui.

Également, le dérèglement climatique a asséché leur habitat traditionnel d’hiver en Afrique du Nord, ce qui a favorisé leur apparition au nord de la Méditerranée, ce qui n’existait pas du tout auparavant

En quoi cette augmentation peut-elle impacter la Moselle ?

C’est la question que j’ai posée à Alain Salvi, l’interlocuteur le plus renseigné sur ce sujet de niche. Il est président du Conservatoire d’espaces naturels de Lorraine, mais également le coordinateur européen d’un groupe de travail qui suit les migrations des grues. Pour cet expert, qui suit les grues cendrées depuis les années 70, le problème se pose lorsque leur présence coïncide avec les premiers semis – du pain béni pour ces oiseaux qui souhaitent se sustenter sur leur trajet.

Si cette cohabitation difficile n’est pas inédite, on est passé de dizaines de milliers de grues à des centaines de milliers.

Quant au futur des grues cendrées, elles sont de plus en plus à ne plus quitter l’Allemagne. Mais même en Allemagne, les sécheresses au printemps se font de plus en plus récurrentes.

C’est un problème car elles nichent dans les zones humides. Donc il faut imaginer des grues qui pondent sur une île, mais le milieu s’assèche, alors l’île n’est plus une île, ce qui laisse la voie libre aux prédateurs. Cette faible réussite des couvées peut laisser présager une décroissance des grues à l’avenir.

Qu’en est-il des autres oiseaux en Moselle ?

Avec ses jumelles, Patrick Mariatte observe la faune mosellane depuis des décennies. Administrateur de la Ligue pour les oiseaux (LPO) en Moselle, il alerte sur un constat dramatique : la diminution globale des effectifs de toutes les espèces que l’on connaissait déjà. Et en même temps, il y a de nouvelles espèces qui sont apparues. 

Les oiseaux se répartissent selon leur type d’habitats, c’est ce qui définit leur zone de répartition. Mais à cause du dérèglement climatique, il y a une tropicalisation de la flore. Il y a une disparition des grandes forêts au profit d’arbres plus petits, plus noueux, aux feuilles plus petites – ce qui influe sur l’apparition des insectes. C’est donc cette progression des végétaux méditerranéens vers le nord qui pousse les oiseaux à aller conquérir de nouveaux territoires.

La baisse des populations d’oiseaux va malheureusement continuer. En tout cas, pour inverser cette tendance, il faudrait un changement radical de la Politique agricole commune (PAC), mais selon les signaux récents : tout indique le contraire.

Moselle Info, l’intégrale du 5 février 2026

Du lundi au vendredi pendant une heure, Moselle Info vous présente l’actualité de la Moselle. Édition du 5 février 2026. Présenté par Jean Milon.

Partie 1 :

Partie 2 :

Partie 3 :

Fin de la longue histoire entre le FC Metz et Cheikh Sabaly qui file en MLS

Au club depuis 2018, Cheikh Tidiane Sabaly quitte le FC Metz pour rejoindre les Vancouver Whitecaps. Un nouveau chapitre en MLS pour l’ailier sénégalais, transféré pour environ un million d’euros.

L’histoire est terminée entre le FC Metz et Cheikh Tidiane Sabaly. À 26 ans, l’ailier s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière en Major League Soccer, sous les couleurs des Vancouver Whitecaps. Un transfert estimé autour du million d’euros pour un joueur dont le contrat arrivait à échéance en juin prochain avec les Grenats.

En 122 rencontres sous le maillot du club à la Croix de Lorraine, le désormais ex-numéro 14 aura inscrit 21 buts et délivré 11 passes décisives. Sa dernière saison à Metz aura pourtant été singulière. Annoncé partant vers l’Angleterre l’été dernier, le natif de Kolda avait entamé l’exercice dans le costume de gréviste, après avoir terminé meilleur buteur de Ligue 2 la saison précédente avec 15 réalisations en 33 matches.

Absent depuis le 13 décembre, date de sa dernière apparition contre le Paris Saint-Germain, en raison notamment de sa participation à la Coupe d’Afrique des Nations — remportée avec le Sénégal — Sabaly s’envole désormais vers une nouvelle aventure. Quoi qu’il arrive, il restera l’un des nombreux symboles du lien entre Génération Foot et le FC Metz.

Photo : FC Metz

Toute l’actualité du FC Metz est à retrouver dans le Graoully Mag, tous les lundis et les jeudis à 17h00 sur Moselle TV.

Graoully Mag’ du 05 février avec Frédéric Arpinon

Le Graoully Mag’ c’est l’émission dédiée au FC Metz à retrouver tous les lundis et jeudis sur Moselle TV, édition du 05 février 2026.

Pour cette nouvelle émission, Emeric Guillaume était entouré de Stéphane Borbiconi et Stéphane Molliens. Ensemble, ils recevaient Frédéric Arpinon, directeur sportif du FC Metz.

Au sommaire :

  • Les coulisses du mercato hivernal du FC Metz 
  • Le FC Metz en pleine révolution avant la réception de Lille en Ligue 1

Retrouvez les épisodes précédents du Graoully Mag’ en replay sur Moselle TV

Quand la laine de mouton devient un isolant pour une mairie

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La coopérative Mos-Laine a fourni quatre tonnes de flocons de laine de mouton dans le cadre du projet de réhabilitation thermique de la mairie d’Ancy-Dornot.

C’est une première en Moselle. La laine de 3 200 ovins se retrouvent sous les combles de la mairie d’Ancy-Dornot. C’est le tout premier chantier de Moselle à utiliser de la laine en flocon soufflé sous combles. Un projet qui permet de mettre en avant une filière et un produit 100 % local. Quatre tonnes de flocons de laine ont ainsi été soufflées dans les combles de la mairie, sur une surface totale de 420 m2.

De la brebis à l’isolant

Pour ce chantier, huit tonnes de laine brute ont été nécessaires. Après lavage, environ la moitié de la matière est conservée, soit quatre tonnes d’isolant final. Huit tonnes de laine, cela représente la tonte d’environ 3 200 ovins, toutes races confondues.

« Là où toutes les races se retrouvent, c’est dans l’isolant », souligne Stéphane Ermann, président de Mos-Laine. « Chaque laine a de la valeur. L’objectif est de ramener de la plus-value sur le territoire et de rémunérer correctement les éleveurs. »

Si la laine de mouton est déjà utilisée ailleurs en France comme isolant, le projet d’Ancy-Dornot se distingue par son ancrage territorial et ses conditions de production. Ici, la laine est locale, transformée localement. Pour l’entreprise chargée des travaux, il s’agissait d’ailleurs d’une première avec de la laine locale. « C’est la deuxième fois que nous utilisons de la laine de mouton comme isolant, mais la première fois avec un matériau issu directement du territoire », explique Alexis Adobati, gérant de l’entreprise SBI Bâtiment.

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L’ex-carreau devient un lieu dédié à la formation des soldats du feu 

La remise officielle des clés de la nouvelle plate-forme de formation du Sdis de la Moselle s’est déroulée ce jeudi sur le site de l’ex-carreau de la mine, à Créhange. De quoi redonner vie au site, et assurer une formation d’excellence aux futurs pompiers. 

Sur un plateau de 900 mètres carrés, les soldats du feu disposeront désormais de caissons à feu, de simulateurs de conduite ou encore de salles de cours techniques. Un équipement complet, pensé pour faire de ce site un véritable pôle de référence pour la formation des pompiers. « La sécurité est une des priorités des Français, assure Franck Chaulet, sous-préfet de Forbach/Boulay-Moselle, et aujourd’hui on met cet outil particulièrement technique à disposition de pompiers de la France entière », leur permettant ainsi de mieux se former. 

Redonner vie à un site historique

Un projet avoisinant le million d’euros, qui redonne aussi vie à ce lieu chargé d’histoire. Longtemps laissé à l’abandon, l’ancien carreau retrouve aujourd’hui une activité, tournée vers la sécurité et le service public. « Requalifier un site minier n’est pas une chose facile, confirme François Lavergne, président du District urbain de Faulquemont, notamment à cause des différents types de pollution. » Pourtant, le district n’a pas baissé les bras. « On a pris notre temps et on a réfléchi à une certaine cohérence pour que l’activité soit compatible et attractive », souligne le président. 

Les clés viennent tout juste d’être remises. Les premiers entraînements devraient débuter dans les prochains jours. Ce nouveau lieu de formation complètera le site d’Academos, à Verny, sans le remplacer pour autant. Dans l’ancien carreau minier de Créhange, les flammes ne seront plus celles du charbon, mais celles de l’entraînement.

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Soumission chimique. Les victimes de Christian Nègre, appelées à se manifester

Mis en examen pour avoir humilié des centaines de femmes, Christian Nègre, ex-haut fonctionnaire passé par le Grand Est, fait l’objet d’une instruction hors norme. Le parquet de Paris appelle les victimes qui ne se sont pas encore exprimées à se signaler « au plus vite ».

Il y aurait près de 250 femmes déjà recensées comme victimes de Christian Nègre. Ancien directeur des ressources humaines au ministère de la Culture, également en poste de 2016 à 2018 à la direction des affaires culturelles de la région Grand Est, est soupçonné d’avoir administré des substances diurétiques à des femmes pour les contraindre à uriner en sa présence.

L’ex-haut fonctionnaire a été mis en examen par deux juges d’instruction. Les chefs d’accusation sont multiples : administration de substance nuisible, violences par personne chargée d’une mission de service public et atteinte à l’intimité. Six ans après le début des procédures judiciaires, 248 victimes ont été recensées dont 180 se sont constituées parties civiles, selon le communiqué de la procureure.

Toute victime non encore entendue est invitée à se signaler au plus vite auprès de l’OCRVP (l’Office central de répression des violences aux personnes, co-saisi avec les services de police judiciaire) et si elle le souhaite à se constituer partie civile.

Laure Beccuau, procureure

La justice espère finaliser les auditions rapidement pour clôturer l’instruction d’ici la fin de l’année 2026, un calendrier qui suscite d’ailleurs l’impatience de plusieurs plaignantes. 

Les origines de l’affaire en Moselle

C’est en 2018 que l’affaire éclate, en Moselle. Alors en poste à la région Grand Est, Christian Nègre est surpris en train de photographier sous une table une interlocutrice lors d’un entretien. Cette dernière dépose plainte entraînant l’ouverture d’une enquête par le parquet de Metz, avant de faire la découverte d’un fichier recensant plus de 180 entretiens similaires.

« L’exploitation de son matériel informatique a permis de découvrir un tableau recensant 181 entretiens avec des femmes, au cours desquels il est apparu qu’il faisait absorber à celles-ci des produits diurétiques dans un café ou thé et attendait qu’elles soient acculées à uriner en sa présence« , a rappelé la procureure de Paris, saisie du dossier à partir de la fin 2018. Christian Nègre avait alors été suspendu rapidement, puis retiré de son poste par arrêté au journal officiel.

En attendant un éventuel procès, dont l’organisation s’annonce complexe, certaines victimes ont déjà obtenu des indemnisations, notamment devant la justice administrative.

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Source : AFP

Thierry Hory pour un quatrième mandat, François Braun en soutien

Le maire de Marly, Thierry Hory, a lancé sa campagne en dévoilant un comité de soutien composé notamment de l’ancien ministre de la Santé.

Ce n’est pas sa liste mais son comité de soutien que Thierry Hory, maire LR de Marly, a présenté à la presse ce jeudi. Un comité présidé par l’ancien ministre de la Santé, François Braun, Marlien depuis une quinzaine d’année, Marie-Louise Kuntz (vice-présidente du Département) « la seule qui n’habite pas Marly », ou encore Dominique Steibel, présidente du comité des fêtes de la ville et ancienne n°2 de la liste de gauche. D’ailleurs, le comité, qui sera à l’image de la liste, se veut transpartisan.

« Comme cela a toujours été. En 1995 par exemple, 7 colistiers venaient de la gauche. Ils m’ont rejoint par engagement pour la ville ». Pour 2026, « on peut dire que c’est la meilleure liste que j’ai pu conduire jusqu’à maintenant », révèle le maire, qui renouvellera de plus d’un tiers les noms, et qui assure représenter tous les quartiers, et toutes les associations. Car c’est son engagement de proximité, et même associatif, qui a été mis en avant dans son esquisse de programme et bilan, distribué dès jeudi aux habitants. « J’aime être de tous les événements de ma commune, être proche des habitants, je ne rate pas les AG d’associations, les événements sportifs, les fêtes de voisins… Et puis les gens peuvent m’y soumettre leurs problèmes dans un cadre moins formel qu’un rendez-vous en mairie. »

Son programme se décline déjà. Le cadre de vie de la ville, c’est ce qui revient dans la bouche de tous ses soutiens. Pour Marie-Louise Kuntz, « Marly est une ville qui bouge, notamment grâce à ses associations et son maire dynamique. C’est la politique telle que je la conçois ». Pour l’ancien ministre, « au fil du temps, j’ai vu le changement dans la ville. Thierry n’est pas un politicien, l’évolution du bien-vivre dans Marly parle pour lui ». Monique Allard, ancienne conseillère PS, met en avant le développement de la ville et de ses quartiers, les 600 emplois de plus sur la ZAC, et la « ville à la campagne ». Le maire liste : « on est à la campagne, on peut se promener sur les bords de Seille, pour autant on n’a jamais eu autant de professionnels de santé, d’associations engagées et d’entreprises sur notre territoire ».

Deux autres axes sont déjà dévoilés : la jeunesse et l’éducation d’un côté. Des travaux à l’école Freinet, la future réfection de l’école Ferry, mais aussi un projet de transférer l’école Henrion près du Fort à Frescaty dans un nouveau lotissement. De l’autre, la sécurité. « On a notre propre CSU, on a développé notre police municipale, on a aussi la police métropolitaine désormais. On va continuer à développer le plan caméra avec une centaine installées au printemps et 200 pour fin 2027. » Son objectif : « réduire tous les petits désagréments du quotidien, comme les trous dans les routes, des poubelles renversées… » Un programme « réaliste », « en attendant de voir comment les collectivités vont être traitées » par le budget national. « Mais pas de grandes promesses ». En mars, le candidat devrait être opposé à une seule liste, celle de son opposant centriste Christian Nowicki.

« J’ai grandi avec ce meeting » : Yann Schrub raconte son attachement à Athlélor

À quelques jours du meeting indoor Athlélor de Metz, Yann Schrub peaufine sa préparation. De retour de Floride, le Mosellan évoque la gestion de la fatigue, son attachement à ce rendez-vous messin et la ferveur du public local.

Yann, te revoilà ici à l’anneau de Metz, à quelques jours du meeting Athlélor…
Yann Schrub : Je fais ma dernière petite séance en salle avant le meeting de dimanche. C’est une séance de répétition d’allure, ce qu’on appelle plutôt de la VMA, mais sur des distances assez courtes, des 300 mètres seulement, pour ne pas être trop fatigué pour dimanche.
Il y aura aussi un peu de jeu, parce que je reviens d’un gros stage d’un mois en Floride. J’ai beaucoup travaillé, je suis bien fatigué, j’ai encore un peu le décalage horaire. Il faut donc faire très attention à ne pas trop en faire, juste remettre du rythme sans s’épuiser.
Ce sera quasiment ma seule séance en salle avant le meeting, puisque je n’étais pas là en janvier. La piste indoor est particulière : 200 mètres, des virages relevés… Ça permet de se réhabituer à la salle, à l’ambiance, à l’air, qui est différent, et à la gestion des virages, avec la diminution de la fréquence de foulée. C’est vraiment une dernière répétition.

Justement, comment on adapte son emploi du temps quand on a des stages à l’étranger, des compétitions ciblées depuis longtemps, et un travail à côté ?
En fait, je coche des dates bien précises. Pour l’hiver, j’en ai trois. À partir de là, mon coach construit un programme d’entraînement rétroactif. La dernière semaine est plus allégée, et tout ce qu’il y a avant est plus chargé, en kilomètres et en qualité. Plus on se rapproche de l’échéance, plus on augmente la qualité et on diminue la quantité.
À côté de ça, avec le boulot, on s’adapte. Tout le mois de janvier, j’ai pu me libérer, maintenant que j’ai terminé mes études. Ça me permet de faire de gros stages, de m’entraîner deux fois par jour, de faire beaucoup de kilomètres et de consacrer le reste du temps au repos.
En Floride, par exemple, je n’ai quasiment rien visité. À part un match de NBA le soir, je n’ai rien fait d’autre que me reposer, même pendant mes journées off. Le corps est très fatigué après l’entraînement. Passer une journée entière à Disney, debout dans des files d’attente, ce serait encore plus fatigant. C’est un peu le revers de la médaille : on est dans des endroits magnifiques, mais on ne peut pas vraiment en profiter.

Dimanche, ce sera donc Metz. Courir à domicile, ça change quoi pour toi ?
C’est le plus gros meeting que je dispute à domicile. C’est quand même l’un des plus gros meeting indoor du monde, le deuxième en France. Le meeting de Metz, organisé par Dom’ (Dominique) Abisse, j’y viens quasiment tous les ans depuis 8 à 10 ans.
Au début, je courais les séries régionales. Petit à petit, j’ai progressé, et aujourd’hui je peux viser autre chose : la gagne déjà, mais aussi, doucement, des records. Dom’ fait en sorte que la course s’y prête : il y aura des lièvres, des lièvres lumineux, tout est mis en place.
Et puis surtout, ça permet de faire venir ma famille, mes proches, des gens qui ne peuvent pas se déplacer très loin, comme mes grands-mères. Dom’ m’a réservé une soixantaine de places, ils seront au bord de la piste. Courir une course de très haut niveau, chez moi, à trois kilomètres de mon appartement, devant tous ceux qui n’ont pas pu venir me voir ailleurs, c’est une opportunité rare. Tout est réuni.

Tu viens ici depuis une dizaine d’années… Tu as une anecdote, un souvenir marquant de tes débuts au meeting de Metz ?
Les premières fois, j’étais spectateur. J’étais très jeune. Le meeting se faisait sur la piste à côté de Saint-Symphorien. À l’époque, il y avait Bob Tahri, notamment sur le 3000 steeple, quand il avait battu le record d’Europe. Pour moi, c’étaient des idoles, des niveaux totalement inatteignables.
Aujourd’hui, je me retrouve un peu dans cette position : à domicile, devant mon public. Je ne vise pas le record d’Europe, évidemment, mais j’ai un niveau de médaille européenne. Ici, les gens crient plus mon nom que celui des autres. Je crois d’ailleurs que je serai le seul Français dans la course.
Entendre son prénom résonner comme ça, c’est hyper motivant. J’ai vécu ces moments de l’autre côté, en tribunes, et maintenant je les vis sur la piste. Même si ce meeting n’a pas une énorme influence sur la suite de ma saison car je vais enchaîner avec des 10 km et des 5 km, humainement, c’est extraordinaire.
Faire une performance ici, devant sa famille et ses proches, ce n’est pas comparable à Boston ou ailleurs. Là-bas, on peut aller plus vite, mais on est seul. Ici, il y a la ferveur, le souvenir humain. L’an dernier, je n’ai pas réussi ce que je voulais faire, mais ce n’est pas grave. Ce qui compte, c’est de tenter. Et j’ai envie de tenter ici.

Quel est l’objectif que tu t’es fixé pour dimanche ?
Je cours le 3000 mètres, en fin de programme. L’objectif, c’est environ 7 min 30, qui correspond au record de France établi par Jimmy Gressier l’an dernier. Tout sera mis en place pour partir sur ces bases-là avec un lièvre lumineux réglé sur 7 min 30 et deux lièvres physiques.
Est-ce que j’y arriverai ? On ne sait pas, l’avenir le dira. Mais au moins, pour le public, c’est très lisible : si je suis derrière la lumière, je ne suis pas sur les bases du record, si je suis devant, je le suis, voire mieux. Et pour moi aussi, c’est un vrai confort : pas besoin de calculer à chaque tour.

Le meeting Athlélor sera à suivre en direct sur Moselle TV, partenaire de l’évènement, le dimanche 8 février.

Toute l’actualité du département de la Moselle à suivre en direct sur Moselle TV du lundi au vendredi à partir de 18H00.

À Dieuze, l’eau fait des vagues

Le projet attise les débats depuis des années. À Dieuze, l’implantation d’une usine d’embouteillage d’eau de source, captée par un forage réalisé au début des années 2000, est loin de faire l’unanimité. L’association Eau Secours Dieuze est vent debout. De leur côté, les élus de la communauté de communes ont validé l’achat du terrain par la société.

L’encre n’a pas fini de couler autour du projet d’usine d’embouteillage d’eau à Dieuze. Mercredi dernier, la communauté de communes du Saulnois a donné son feu vert à son implantation. Ils ont approuvé la vente à l’entreprise Sources Alma (Cristaline, St-Yorre, Vichy Célestins) des terrains nécessaires par 79 voix contre 37*.

Une décision qui suscite de vives réactions parmi les habitants et les associations locales. « L’eau est un bien commun inaliénable. On ne comprend pas en quoi on peut vendre de l’eau à une entreprise qui va faire du profit sur ce bien commun », déplore Maxime Noirjean, président de l’association Eau Secours Saulnois et invité de Moselle Info ce mercredi 4 février.

« Une nécessité pour le territoire »

Dans ce bras de fer, deux visions s’opposent. D’un côté, certains élus et la société à l’initiative du projet défendent une future usine jugée « nécessaire pour le territoire », sur le plan économique, et même « indispensable pour la France », selon le directeur général de Sources Alma, Luc Baeyens.

De l’autre, c’est l’héritage laissé aux générations futures qui est pointé du doigt. « Un récent rapport de l’ONU montre le stress hydrique dans le monde. Les nappes phréatiques se rechargent de moins en moins. C’est une réserve stratégique pour l’avenir », souligne Maxime Noirjean, avant d’ajouter : « Je peux comprendre qu’une collectivité ait besoin de ressources, mais pas au détriment des citoyens ».

Une manifestation prévue le 29 mars à Dieuze

Si les élus ont voté favorablement à la vente des terrains, celle-ci a été assortie de trois conditions. La première concerne la durée d’exploitation, ramenée de 99 à 50 ans. La deuxième porte sur les retombées financières pour le territoire. La troisième fixe les délais de réalisation de l’opération. Des contreparties qui ne suffisent pas, loin de là, à convaincre l’association Eau Secours Saulnois. « Distribuons l’eau aux habitants avant de la mettre en bouteille et de la vendre en supermarché. Le plastique est une pollution immonde », dénonce-t-elle.

Parce que l’union fait la force, l’association a rejoint la coalition Stop Embouteillage. Elle entend désormais étudier tous les leviers actionnables pour tenter de faire barrage au projet, qui reste encore soumis à de nombreuses étapes réglementaires. Une manifestation est déjà prévue le 29 mars prochain à Dieuze. La bataille, dans cette commune de 3 000 habitants, est loin d’être terminée.

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans Moselle Info du mercredi 4 février.

*Sources AFP

Pierre Cuny prend la présidence du Sillon lorrain

Pierre Cuny a été désigné président du Sillon lorrain, ce 3 février, structure qui rassemble les métropoles et agglomérations d’Épinal, Nancy, Metz et Thionville.

Créé en 2011, le Sillon lorrain est le premier pôle métropolitain français. Il constitue un espace d’échanges entre collectivités, dédié à la promotion des enjeux lorrains, à leur défense institutionnelle et à la construction de projets communs associant l’ensemble des territoires de Lorraine.

Le nouveau bureau exécutif s’appuie sur une gouvernance collégiale. François Grosdidier, président de l’Euro-Métropole de Metz, occupe la fonction de premier vice-président. Mathieu Klein, président de Grand Nancy Métropole, est nommé deuxième vice-président, tandis que Michel Heinrich, président de la communauté d’agglomération d’Épinal, devient troisième vice-président. Quatre assesseurs complètent cette équipe : Michel Liebgott, Marc Sciamanna, Christophe Choserot et Patrick Nardin.

Pierre Cuny a rappelé les orientations de son mandat : « J’en ai pris la présidence avec la volonté d’y travailler pour les intérêts de nos territoires lorrains, en lien fort avec la Région Grand Est, en affirmant notre caractère européen. »

Le Sillon lorrain place l’émergence d’une dynamique métropolitaine et transfrontalière au cœur de son projet, avec l’objectif de consolider l’attractivité et la compétitivité de la Lorraine dans un contexte européen.


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Une pétition citoyenne dénonce un projet du groupe Chaussea à Trémery

L’association Lorraine Nature Environnement s’est associée à une pétition contre le projet de bâtiment logistique de 36 000 m² porté par l’enseigne Chaussea à Trémery. La zone concernée est aujourd’hui un espace naturel abritant plusieurs espèces protégées.

Un mouvement citoyen alerte sur les conséquences environnementales du projet. Selon la pétition, sa réalisation entraînerait la destruction d’habitats naturels essentiels, avec un impact direct sur la biodiversité locale. Les riverains pourraient également voir leur cadre de vie affecté, notamment en raison de l’artificialisation des sols et de l’augmentation attendue des nuisances liées à l’activité logistique.

Une pétition est actuellement en ligne et rassemble à ce jour près 340 signataires. L’administrateur de cette pétition demande une « reconsidération » du projet.


Nous appelons les autorités locales et l’entreprise Chausséa à reconsidérer ce projet en explorant des alternatives écologiquement et socialement responsables. Pourquoi ne pas envisager l’optimisation de sites déjà urbanisés ou la rénovation de structures existantes? 

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La LFP sanctionne lourdement Jean-Philippe Gbamin et le FC Metz

Après son expulsion face à Angers, le FC Metz attendait avec attention l’issue du dossier menant à son défenseur Jean-Philippe Gbamin. Réunie ce mercredi, la commission de discipline de la LFP n’a pas été tendre avec le défenseur messin.

La sanction aura du mal à passer. Réunie ce mercredi, la commission de discipline de la LFP est revenue sur le cas de Jean-Philippe Gbamin. « On va plaider pour lui », avait avancé Benoît Tavenot en conférence de presse à propos d’un carton rouge « très, très malheureux, même s’il fait mal au joueur (angevin) ». Mais le technicien messin n’a pas été entendu : son défenseur a écopé de deux matchs de suspension ferme.

Pour rappel, expulsé dès la neuvième minute face à Angers SCO, Gbamin avait d’abord reçu un carton jaune pour une semelle sur Haris Belkebla, après avoir glissé involontairement sur le ballon. Alerté par la VAR, l’arbitre Benoît Millot lui infligeait finalement un carton rouge. Les Grenats avaient alors disputé plus de 80 minutes en infériorité numérique.

Le défenseur manquera ainsi les réceptions du LOSC (ce vendredi) et de l’AJ Auxerre (le dimanche 15 février), pour les compte de la 21e et de la 22e journée de Ligue 1 McDonald’s. Une absence qui ne va pas arranger le FC Metz dans une lutte pour le maintien déjà particulièrement délicate.

Photo : FC Metz

Toute l’actualité du FC Metz est à retrouver dans le Graoully Mag, tous les lundis et les jeudis à 17h00 sur Moselle TV.

Le Zap : Thomas Giraudon remporte la finale régionale du championnat de France du dessert

Un jeune talent messin en route pour la finale nationale

La 52ᵉ édition du Championnat de France du Dessert a mis en lumière un jeune talent messin. Thomas Giraudon, apprenti au CFA Raymond Mondon, a remporté hier la finale régionale en catégorie junior. Sa création sucrée, inspirée d’un souvenir d’enfance aux jardins fruitiers de Laquenexy, lui permet désormais d’accéder à la finale nationale, programmée les 18 et 19 mars prochains à Gérardmer.

Mobilité douce : un nouvel itinéraire cyclable en préparation à Thionville

Côté mobilité douce, Thionville amorce une nouvelle étape. Depuis lundi, des travaux de débroussaillage ont débuté afin de préparer la création d’un itinéraire cyclable reliant Beuvange-sous-Saint-Michel à Hayange, secteur du Konacker. Un projet qui vise à renforcer les liaisons entre les communes et à encourager les déplacements à vélo.

Festival de littérature jeunesse à la MJC des 4 Bornes

À Metz, la MJC des 4 Bornes accueille aujourd’hui le festival de littérature jeunesse. Exposition, spectacle, lectures et ateliers sont proposés au jeune public pour « voyager sans bouger ». Cet événement gratuit se poursuit jusqu’au 20 février.

Les élèves aides-soignants de l’IFSI valorisent leur futur métier

Enfin, à l’IFSI de Sarrebourg, les élèves aides-soignants mettent en avant leur futur métier à travers une série de vidéos à visée pédagogique. Objectif : mieux faire connaître la profession et valoriser son rôle au quotidien. Une initiative qui témoigne de l’engagement des étudiants.

Dans la cadre du concours parcoursmétiers, vous pouvez voter pour votre vidéo préférée juste ici.


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Professeure poignardée dans le Var : les syndicats inquiets en Moselle

En Moselle, les syndicats veulent de l’action après l’agression d’une professeure poignardée par son élève dans le Var.

C’est un nouveau drame qui a touché l’Éducation Nationale ce mardi 3 février. Au sein d’un collège dans le département du Var, une professeure a été violemment poignardée par son élève de troisième. Le ministre de l’Éducation Nationale, Édouard Geffray, a tenu a rappelé l’importance du corps professoral : « En République, on ne touche pas à un professeur. À l’école, on ne touche pas à un professeur. En France, on ne touche pas à un professeur ». À Metz, les professeurs et les syndicats sont touchés, et espèrent une réaction du gouvernement.

Quelles actions ?

Rappelons que le gouvernement avait annoncé ses priorités pour sécuriser les établissements scolaires : régulation de la circulation des armes blanches, prise en charge personnalisé des mineurs… Au total, une quarantaine de mesures devaient s’appliquer dès septembre 2025. 

Des actions insuffisantes pour les syndicats : « Nous demandons à l’État des équipes éducatives qualifiées dans tous les établissements pour être à l’écoute d’une jeunesse en souffrance », explique Agnès Brassard, co-secrétaire du FSU de Moselle. En attendant, la même problématique se perpétue : comment éviter ces drames qui se succèdent ?

Image : MIGUEL MEDINA / AFPTV / AFP

Arthur Decmann

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Retrouvez vos idées de sorties culturelles

Une expo ancrée dans l’actualité, du stand-up et un concert événement en hommage à Queen, retrouvez toutes vos idées sorties du week-end !

Comme chaque semaine, faites le plein d’idées sorties pour le week-end ! ⬇️

Retrouvez votre agenda des sorties tous les mercredis à partir de 18h dans le Moselle Info ! 

Moselle Info, l’intégrale du 4 février 2026

Du lundi au vendredi pendant une heure, Moselle Info vous présente l’actualité de la Moselle. Édition du 4 février 2026. Présenté par Jean Milon.

Partie 1 :

Partie 2 :

Partie 3 :

Retards, suppressions… Quelles solutions pour la ligne TER Longwy-Thionville ?

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La ligne TER Fluo L27, qui relie Longwy à Thionville, traverse depuis plusieurs mois une période de fortes perturbations. Des mesures ont été présentées ce 4 février.

La ligne TER Fluo L27, qui relie Longwy à Thionville en desservant notamment Longuyon, Audun-le-Roman et Hayange, traverse depuis plusieurs mois une période de fortes perturbations. Retards à répétition et suppressions de trains ont fortement dégradé la fiabilité de cette ligne.

Face à la grogne des usagers et aux alertes des associations, la Région Grand Est, en lien avec SNCF Voyageurs, a présenté une série de mesures destinées à assurer la continuité du service et à restaurer la confiance des voyageurs.

Cinq allers-retours au lieu de trois

À compter du 9 février 2026, une offre augmentée est mise en place en semaine. Elle prévoit cinq allers-retours quotidiens, contre trois actuellement. Cette offre augmentée arrive pendant une période de travaux, du 30 mars au 28 septembre. Une liaison sera assurée en train, complétée par quatre allers-retour en bus entre Thionville et Longwy.

Et ce n’est pas tout. En plus de l’augmentation de la desserte, un geste commercial est promis aux abonnés : ils bénéficient d’une remise de 50 % sur leur abonnement pendant trois mois.

Une association tirait la sonnette d’alarme

L’Association pour la promotion du chemin de fer dans le Pays-Haut alertait dans un communiqué diffusé en fin d’année dernière. Les bénévoles demandaient d’ouvrir les discussions avec la Région Grand Est et la SCNF afin de trouver des solutions.

Chose promise, chose due : l’augmentation de la desserte et le geste commercial ont satisfait le président de l’association. « Globalement nous sommes plutôt satisfaits. Nos demandes et attentes ont été entendues », relate Jean Campagna.

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Cancer ORL : dépisté tôt, c’est plus de 80% de chance de guérir

4ème cancer le plus fréquent en France, avec 16 000 nouveaux cas détectés chaque année, le cancer de la gorge doit être dépisté le plus tôt possible.

70% des cancers ORL sont dépistés trop tardivement. Le constat est posé par le Dr Hélène Eluecque, spécialiste au CHR de Metz-Thionville. On parle ici de maladies touchant les cavités nasales, la bouche ou encore la gorge. Les hommes sont touchés à 70%. Et, sans surprise, le tabac et l’alcool sont mis en cause dans 80% des cas.

Pour autant, « on voit de plus en plus de femmes touchées par des cancers ORL ces dernières années à cause du HPV, le papillomavirus. Un virus déjà à l’origine des cancers du col de l’utérus« , précise la médecin.

Les symptômes peuvent être multiples : douleurs lors de la déglutition, difficulté respiratoire, extinction de voix, crachat de sang, saignement de nez, ou encore des ganglions persistants. « Ce qui doit inquiéter le patient c’est la durée de ces symptômes, surtout s’ils persistent au-delà de trois semaines« .

Autre facteur de risque : les poussières de bois. « On se méfie chez les patients qui exercent le métier de menuisier, mais aujourd’hui ils sont informés assez tôt et la prévention porte ses fruits« , explique Dr Hélène Eluecque.

Cancer de la gorge : vacciner et traiter

Dans le cas d’un cancer ORL lié au papillomavirus, soit 30% des cas, le vaccin préventif est une vraie solution pour le corps médical. Ailleurs, comme en Australie, la vaccination chez les jeunes a permis « une baisse franche des cancers de ce type ces dernières années« . Ne pas toucher à la cigarette ni à l’alcool permettent aussi de réduire drastiquement les risques.

En cas de maladie avancée, la case chirurgie est souvent nécessaire. « Le problème c’est qu’il peut y avoir des séquelles car on opère dans de petits espaces« . La chimiothérapie ou la radiothérapie sont également utilisées lors des traitements. Des thérapies lourdes dans la majorité des cas, d’où l’importance de dépister le plus tôt possible.

DÉPISTER LES cancers ORL LE PLUS TÔT POSSIBLE, C’EST 80% de chance de guérir plus efficacement !

Dr Hélène Eluecque – Otorhinolaryngologiste, spécialiste ORL et cancérologie

Prochainement, le CHR fait d’ailleurs de la place à l’opération « rouge gorge », une campagne de dépistage du 30 mars au 5 avril. L’occasion de proposer un dépistage gratuit aux visiteurs, sous forme de questionnaire pour déterminer si les facteurs de risques sont réunis. Dans ce cas, ils auront ensuite accès à une consultation ORL.

Découvrez l’entretien du Dr Hélène Eluecque en intégralité juste ici :

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Moselle Tv s’intéresse à des sujets majeurs : la santé et la sécurité au travail, l’innovation autour de la santé et les réflexions autour de l’accès aux soins, le tout en partenariat avec La Semaine, Talpia, le CHR et le Fonds de dotation Mercy.

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