Le ministre délégué chargé de la Fonction publique, David Amiel, s’est rendu à Metz pour défendre une réforme d’ampleur : celle des Instituts régionaux d’administration (IRA).
L’objectif de la réforme est clair : moderniser la formation des cadres de proximité de l’État, mutualiser les ressources, et donner envie aux jeunes de travailler dans la fonction publique. Metz est directement concernée, puisque son IRA doit intégrer un futur établissement public unique. De quoi soulever quelques questions. Que va devenir l’institut messin ? Les locaux vont-ils déménager ? L’entrée aux IRA sera-t-elle plus sélective ?
Ils sont plus de 7 000 candidats à se présenter chaque année aux concours d’entrée des Instituts régionaux d’administration. Parmi eux, Morgane, étudiante en prépa aux IRA, qui souhaite travailler dans la fonction publique depuis son plus jeune âge. « C’est vraiment une vocation, sourit-elle, c’est une volonté de travailler au service des autres, au service de l’État. »
Mais si ce domaine continue d’attirer, il n’en reste pas moins sélectif, avec environ 1 reçu pour 10 candidats. « On se dit qu’il faut donner le meilleur de soi-même pour être pris, assume Adam Brossard, étudiant aussi, mais on a confiance en nous, on a une bonne formation. » À Metz, ces étudiants se forment aux concours des IRA, dans une Classe Prépa Excellence, en espérant pouvoir intégrer le cursus.
Six Instituts régionaux d’administration existent en France. D’ici quelques années, ils seront rassemblés en un seul et même établissement public, à Lille. Point majeur d’une réforme, pensée pour moderniser la formation des cadres de l’État. « On a des défis gigantesques, confirme David Amiel, ministre délégué chargé de la Fonction publique, dans le département seulement 12 % des agents publics ont moins de 30 ans. » Moderniser, mais aussi rajeunir, en ouvrant la voie de la fonction publique aux plus jeunes.
Cette mutualisation pourrait laisser planer un doute quant à l’avenir de l’Institut messin. Pourtant, les différents sites territoriaux vont continuer à former leurs étudiants. « Tous les ancrages vont conserver leurs missions, rappelle Jean-Marc Sire, directeur de l’IRA Metz, on ne va pas déshabiller Pierre pour habiller Paul. » L’école messine gardera donc ses ressources, tout en les partageant avec les autres pour lier les établissements entre eux.
Modernisation de la formation, synergie au sein des différents Instituts français et mutualisation des ressources, la fonction publique a de beaux jours devant elle, et devrait continuer à attirer.
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