Suite à la diffusion sur les réseaux d’une vidéo polémique impliquant une adjointe et un élu RN de Saint-Avold, Ethan Wagner a démissionné du parti et du conseil municipal.
Les réseaux sociaux auront eu raison d’Ethan Wagner, jeune conseiller municipal de Saint-Avold. Dans une vidéo que la rédaction a pu consulter tôt ce matin, et qui a depuis été diffusée sur les réseaux sociaux par l’opposant de gauche à la municipalité, Christian Porta, on peut apercevoir le jeune homme de 20 ans, ainsi qu’Océane Simon, actuelle adjointe à la mairie, dans une voiture, en train d’écouter « Maréchal nous voilà ». « Plus rien ne m’étonne avec le maire et son équipe », confiait Porta en réaction à cette vidéo, dénonçant « un nouveau symbole du fascisme banalisé » après les photos avec le drapeau sudiste du week-end.
Dans la foulée, Ethan Wagner a publié un communiqué officiel sur ses réseaux cet après-midi. « Je regrette profondément le contenu de la vidéo rendue publique ce jour, d’autant plus que je suis viscéralement gaulliste et fier d’arborer régulièrement la Croix de Lorraine. Je rejette évidemment toute idéologie d’extrême droite et ne me reconnais en rien dans les valeurs du régime de Vichy, qui a constitué une honte pour la France », écrit-il.
Constatant ce qu’il considère comme une « erreur de jeunesse » et dédouanant sa collègue du conseil municipal, « fortement gênée » comme on peut le voir dans la vidéo, « qui a immédiatement exigé de mettre fin à cette mauvaise blague », il annonce sa démission immédiate du conseil et du Rassemblement national. Pour lui, cette vidéo est « une instrumentalisation politique » et un « règlement de comptes » qui n’enlève en rien « mon erreur ». « Océane Simon n’a rien à voir dans cette affaire et a fermement condamné cette attitude », ajoute-t-il. Chanson de propagande française à la gloire du maréchal Pétain dans la France collaborationniste, « Maréchal nous voilà » est aujourd’hui lié à la dictature et l’antisémitisme.
Dans un communiqué publié à 17h30, le maire de Saint-Avold a condamné une erreur « fût-elle de jeunesse, impardonnable » et a accepté la démission de son élu. « A défaut, c’est la décision que je lui aurais moi-même demandée à l’issue de l’entretien que j’avais prévu avec lui ». Ayant aussi reçu son adjointe qui a confirmé la version de son collègue, aucune sanction n’est prévue. Hervé Simon appelle désormais au retour au calme et « demeure un cas isolé ».



