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L’Université de Lorraine à nouveau bloquée à Metz

Les bâtiments de sciences humaines et sociales et d’arts, lettres et langues de l’île du Saulcy étaient de nouveau bloqués ce jeudi 15 octobre. Dans le sillage des mobilisations lycéennes, des étudiants ont rejoint le mouvement pour dénoncer les conditions d’études et les difficultés d’accès à l’enseignement supérieur. Les cours doivent reprendre ce vendredi.

Un campus presque désert. Depuis plusieurs jours, les bâtiments de sciences humaines et sociales et d’arts, lettres et langues de l’Université de Lorraine, à Metz, sont perturbés par des blocages étudiants. Dans la continuité des mobilisations lycéennes, une partie des étudiants a décidé de se mobiliser à son tour, estimant partager les mêmes difficultés.

« Que ce soit pour les bâtiments vétustes ou le manque de profs, dans les lycées, mais aussi à la fac, c’est pareil. En fait, il y a beaucoup de revendications qu’on a en commun », explique Eliott, étudiant en première année de sciences du langage.

Au-delà des conditions d’enseignement, les étudiants dénoncent également les mécanismes de sélection à l’entrée dans le supérieur. « Il y a aussi tout ce qui est contre la sélection, les plateformes de tri social, Parcoursup, Mon Master, qui empêchent des centaines de milliers de jeunes chaque année d’accéder aux études supérieures », poursuit-il. La hausse du coût de la vie et du prix de l’essence figure également parmi les motifs de contestation.

La présidence de l’université entre compréhension et appel à la reprise des cours

À l’échelle de la Lorraine, près de 18 000 étudiants auraient été touchés par le mouvement. Sur l’île du Saulcy, les blocages doivent prendre fin ce jeudi soir, permettant une reprise des enseignements dès le vendredi 16 octobre.

Un retour en cours attendu par la présidente de l’Université de Lorraine, Hélène Boulanger, qui défend le droit des étudiants à suivre leur formation. « Je suis profondément attachée à ce que nos étudiantes et nos étudiants puissent retrouver le plus rapidement possible le chemin des salles de cours et de TD de l’université. Donc je souhaite que le droit à étudier soit respecté », affirme-t-elle.

La présidente reconnaît toutefois que ces mobilisations traduisent un malaise plus profond. « Tous les points d’attention qui ont été mis, toutes les alertes qui ont été portées n’ont jamais été entendues. Finalement, c’est conduire les personnes à utiliser des formes de manifestations qui sont assez radicales », estime-t-elle.

Des alertes adressées à l’État

Face à ces revendications, Hélène Boulanger assure également porter les préoccupations des universités auprès des pouvoirs publics, notamment par l’intermédiaire de France Universités. « Nous avons formulé un certain nombre de propositions, exprimé un certain nombre de demandes aussi, pour que le service public d’enseignement supérieur et de recherche puisse répondre aux attentes telles qu’elles sont définies par les politiques publiques de l’État », précise-t-elle.

Si la reprise des cours est attendue ce vendredi sur le campus du Saulcy, les revendications étudiantes, elles, restent présentes. Après plusieurs jours de blocage, une question demeure : ce retour à la normale sera-t-il durable ?

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