Santé, mobilité, éducation, ruralité : les besoins sont importants en Moselle, malgré des finances publiques sous pression. Lors du Conseil départemental, le président Patrick Weiten et le préfet ont défendu la nécessité de maintenir l’action locale tout en réalisant des économies.
Sécurité, égalité territoriale, soutien à la ruralité, cohésion sociale ou encore développement de projets structurants… Autant de sujets abordés dans l’hémicycle du Conseil départemental de la Moselle. Pendant près de quatre heures, le préfet de la Moselle a présenté le rapport d’activité 2025 des services de l’État. Devant les conseillers départementaux, Pascal Bolot est revenu sur la situation financière difficile du pays. « Il faut faire rentrer des sous dans les caisses, il faut que vous installiez de la richesse », a-t-il pu notamment déclarer « C’est bien les loisirs, mais c’est mieux, en termes de dignité familiale, quand tout le monde travaille ». Il rassure tout de même : « On n’est pas dans une situation où l’on atteint l’os et où l’on ne peut plus rien faire. »
Une situation budgétaire tendue qui pousse également l’État à revoir certaines priorités d’investissement. « J’aimerais qu’on se concentre sur les friches ! Je n’ai pas de dossier, c’est d’ailleurs un problème régional.» En 2025, la préfecture a redistribué 37 millions d’euros pour financer 506 projets. Mais dans le même temps, les moyens de l’État diminuent. La dotation d’équipement des territoires ruraux, la DETR, va baisser de 0,5 %, pour atteindre un peu plus de 14 millions d’euros. Autre exemple, le Fonds vert, destiné à accélérer la transition écologique, devrait lui reculer de 20 à 30 %.
Patrick Weiten, président du Conseil Départemental de la Moselle : « On sera obligés de faire des efforts. »
Pour le président du Conseil départemental de la Moselle, ces contraintes financières imposent désormais de faire des choix. « On est dans un pays profondément endetté, il faut bien le comprendre. On sera obligés de faire des efforts. » concède Patrick Weiten. Des efforts d’autant plus difficiles que les collectivités restent en première ligne face aux crises sociales. « Nous, on vit uniquement avec des dotations de l’État… et elles diminuent. Pourtant, nous continuons à assumer les questions sociales sur nos territoires. » Santé, mobilité, éducation ou encore démographie : le Département doit répondre à des besoins toujours plus importants avec des moyens plus limités. « Nous sommes l’assistante sociale de nos territoires… et nous l’assumons pleinement, souvent seuls. »
Dans ce contexte, chaque dépense doit désormais être davantage maîtrisée. « Quand on a ces difficultés financières devant nous, il faut être encore plus précis dans l’utilisation de chaque euro qui nous est confié. » Malgré tout, Patrick Weiten salue le soutien apporté cette année par l’État. « Nous avons été bien dotés cette année, et je remercie le préfet parce qu’il a agi. Mais malheureusement, nous ne pourrons plus faire tout ce que nous faisons aujourd’hui. »
Objectif désormais pour le Département : trouver de nouvelles marges de manœuvre pour continuer à agir, « entre un État déconcentré et une collectivité décentralisée ».
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