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Les députés mosellans réagissent au discours de Michel Barnier

Dans la majorité de droite et centriste, comme dans l’opposition du RN, les députés réagissent au discours de politique générale de Michel Barnier.

Dette de la France, revalorisation du Smic, réduction des dépenses ou encore écologie. Michel Barnier a fait sa déclaration de politique générale pendant plus d’une heure ce mardi devant les députés. Il n’a pas appelé à un vote de confiance des différents blocs d’une Assemblée très disparate, la faute à une majorité présidentielle (Renaissance, MoDem, Horizons, PRV, UDI et les LR) minoritaire.

A gauche, les députés insoumis ont donné de la voix pendant le discours. Après la réunion, le bloc NFP n’a pas déposé de motion de censure mais débattera prochainement sur la façon de se poser en arbitre du nouveau gouvernement, avec le soutien des socialistes. Cependant, sans le soutien de l’extrême-droite ou des députés LIOT, il est peu probable que la censure passe. Les Verts, les Insoumis et l’extrême-gauche ont aussi tenté de « destituer » le président, ce que le reste de l’assemblée nationale n’a pas soutenu. Dans la foulée, la proposition a été rejetée par la commission des lois.

« Quelle est la stratégie qui va être employée ? Je ressors de l’hémicycle pas plus informé qu’avant », explique le député RN de la 8e circonscription Laurent Jacobelli qui va « attendre avant d’envisager une motion de censure éventuelle ». Seul point fort : « il a un ton un peu plus respectueuse, M. Barnier semble plus à l’écoute de l’opposition. Mais on attend des mesures concrètes sur le pouvoir d’achat, la sécurité et contre l’immigration que nous subissons ». Sur la forme, « c’était un discours monocorde, presque ennuyeux ».

Pour Fabien Di Fillipo, député LR de la 4e circonscription, « il a un discours modéré sur la forme. Mais sur le fond, il est très tranché sur les sujets prioritaires comme la considération et revalorisation du travail d’un coté, la sécurité et la gestion des problématiques migratoires de l’autre ». Le député salue aussi la prise de conscience sur la dette de la France, un des points majeurs du discours.

Dans la majorité présidentielle, le député (1ere circonscription) apparenté Ensemble, Belkhir Belhadddad, est revenu principalement sur le fond, mettant en avant le flou sur plusieurs dossiers : « ça manque de ligne très clair sur les politiques en matière de justice, sur l’éducation, sur la culture. Sur les probables coupes budgétaires qui sont annoncées aussi, ce qui ne permet pas d’identifier très clairement les priorités de ce gouvernement ». Belhaddad qui tempère aussi le discours migratoire : « oui à la maîtrise des flux, non à la stigmatisation ».

De son côté, la députée centriste de la 3e circonscription Nathalie Colin-Oesterlé, inscrite au groupe Horizons et indépendants, a salué sur Facebook « le cap ambitieux et indispensable pour le redressement de notre pays. Une vision claire pour l’avenir de la France ».

Jonathan Vaucher
Jonathan Vaucher
Journaliste Reporter d'Images / Référent politique / Présentateur
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