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La Rubrique Santé. Quand les reins tirent la sonnette d’alarme !

Silencieuse mais potentiellement grave, les maladies touchant les reins sont encore détectées trop tardivement dans le milieu de la santé. En Moselle, le Dr Benjamin Savenkof insiste sur le dépistage et la prévention.

Les maladies associées aux reins constituent un véritable enjeu de santé publique. Selon les dernières données, elles toucheraient près de 6 millions de personnes en France et pourraient devenir, à l’horizon 2040, la cinquième cause de mortalité dans le monde. Une progression inquiétante pour une pathologie qui, au départ, est souvent asymptomatique.

Comme le rappelle le Dr Benjamin Savenkof, invité dans l’émission S comme Santé, « c’est une maladie silencieuse mais dangereuse ». Il distingue deux grandes formes de pathologies rénales : « la maladie rénale aiguë, généralement réversible, et la maladie rénale chronique, où les lésions sont irréversibles et évoluent vers une dégradation progressive de la fonction rénale ».

Un diagnostic précoce essentiel pour rester en bonne santé

Le spécialiste insiste sur la difficulté du diagnostic précoce : « en dehors d’une prise de sang ou d’une analyse d’urine, vous n’avez quasiment aucun moyen de savoir si vous êtes atteint ». Cette absence de signes visibles explique en partie le retard de prise en charge chez de nombreux patients.

Parmi les principaux facteurs de risque, le médecin pointe en priorité les pathologies cardiovasculaires. « L’hypertension et le diabète sont vraiment les deux grands criminels », explique-t-il, soulignant leur impact direct sur les vaisseaux sanguins des reins. L’âge, l’obésité, la sédentarité ou encore certains médicaments peuvent également favoriser l’apparition de la maladie.

Face à ces risques, la prévention reste essentielle. Le dépistage repose notamment sur « le dosage de la créatinine et la recherche d’albumine dans les urines », des examens simples mais encore insuffisamment réalisés. Le Dr Savenkof, spécialisé dans le domaine au sein du CHR, insiste aussi sur le rôle central de l’hygiène de vie : alimentation équilibrée, réduction du sel et activité physique régulière.

Enfin, il rappelle que traitements médicamenteux et prévention doivent être associés : « il faut les deux, c’est complémentaire ». Un message clair qui souligne l’importance d’un suivi régulier, alors que chaque année environ 10 000 nouveaux patients arrivent en insuffisance rénale terminale en France.

Pour voir et revoir nos anciennes émissions : 

Uranie Tosic
Uranie Tosichttp://www.moselle.tv/
Rédactrice en chef de Moselle TV.

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