Dans S comme Santé, Bertrand Langlois évoque les troubles maxillo-faciaux en hausse dans son cabinet. Bruxisme, mâchoire désaxée… les pathologies sont nombreuses. On fait le point !
Les troubles maxillo-faciaux, sont des troubles qui concernent l’articulation de la mâchoire, appelée l’articulation temporo-mandibulaire, qui est située juste devant l’oreille, permettant l’ouverture et la fermeture de la bouche, mais aussi tous les mouvements nécessaires à la mastication, à la parole et à la déglutition. Lorsqu’il y a un dysfonctionnement, différents symptômes peuvent se réveiller : des douleurs au niveau de la mâchoire, des craquements, des blocages, mais aussi des maux de tête, des douleurs des cervicales ou même des épaules.
Le constat ? Les jeunes sont de plus en plus touchés par ces pathologies. C’est en tout cas le constat de Bertrand Langlois, kinésithérapeute. « Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette hausse. On observe notamment une augmentation du stress chez les jeunes, que ce soit lié à l’école, aux études ou à la vie quotidienne. Le stress peut entraîner ce qu’on appelle du bruxisme, c’est-à-dire le fait de serrer ou de grincer des dents, souvent de manière inconsciente, notamment la nuit« , d’après le spécialiste. « À cela s’ajoutent aussi des facteurs posturaux. Aujourd’hui, les jeunes passent beaucoup de temps sur les écrans, avec des positions qui ne sont pas toujours adaptées. Cela peut entraîner des tensions musculaires au niveau du cou et de la mâchoire« .
Bruxisme, douleurs à la mâchoire : symptômes et traitements
Généralement, ce qui alerte les patients se sont les bruits articulaires, comme des craquements ou des claquements. Certains patients peuvent ressentir des blocages de la mâchoire, avec une difficulté à ouvrir complètement la bouche. D’autres douleurs peuvent être plus diffuses : des maux de tête, des douleurs cervicales, parfois même au niveau des oreilles sans cause ORL apparente. Quand ces symptômes deviennent réguliers ou gênants au quotidien, il est donc conseillé de consulter.
Ici, le rôle du kinésithérapeute est « d’évaluer la mobilité de l’articulation et des muscles associés. On va donc travailler sur des techniques manuelles pour détendre les muscles, améliorer la mobilité articulaire et réduire les douleurs. Et surtout, on donne des exercices au patient, qu’il doit reproduire à la maison, pour entretenir les effets du traitement et améliorer durablement la situation ».
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