spot_img

Erreur médicale aux urgences de Forbach : « Avoir mal ne devrait jamais être une raison de se faire rabaisser »

Ce samedi 10 octobre, une jeune femme de 25 ans s’est rendue à l’hôpital Marie-Madeleine de Forbach pour des douleurs dans le bas du ventre. Après 10 heures d’attente, le résultat tombe : une cystite. Mais Morgane n’y croit pas.

Un samedi qui aurait pu être comme les autres pour Morgane. Tout au long de la journée, la jeune femme ressent des douleurs pelviennes qui s’intensifient au fil des heures, jusqu’à nécessiter son transport en ambulance aux urgences. Commence alors une longue attente. L’accès au service gynécologique de l’hôpital lui est refusé au motif qu’elle n’est ni enceinte ni n’a accouché récemment. Morgane doit donc patienter aux urgences, malgré les douleurs qu’elle décrit.

« J’ai attendu 10 heures ! »

Après plusieurs heures d’attente, Morgane passe finalement une prise de sang et une analyse d’urine. Le diagnostic du médecin tombe : une cystite. Mais au-delà de cette conclusion médicale, c’est surtout l’attitude du praticien qui choque la jeune femme. « Lorsque le médecin est venu pour me demander d’évaluer ma douleur sur 10, j’ai répondu 10. Sa réaction ? Il m’a fait la morale et m’a dit que c’était impossible que j’aie aussi mal. Il a rajouté en rigolant que si j’avais vraiment mal à 10/10, je n’étais pas prête pour un accouchement », raconte-t-elle.

Retour à la maison avec des dolipranes

Après cette expérience éprouvante, Morgane rentre chez elle avec une boîte de Doliprane. Mais dès le lendemain matin, les douleurs sont toujours aussi intenses, au point de la pousser à appeler les pompiers. « La douleur était toujours aussi horrible. Je ne suis pas médecin, mais j’ai déjà eu des cystites et la douleur était différente », explique-t-elle.

Un scanner révèle alors un tout autre diagnostic : un kyste ovarien aurait éclaté. Un épanchement pelvien, ainsi que des épanchements au niveau du foie et de la rate, auraient également été détectés. Un véritable choc pour Morgane qui, au-delà de ce qu’elle considère comme une erreur médicale, déplore surtout la manière dont elle a été prise en charge.

« Je ne suis pas médecin et je ne prétends pas savoir ce qu’il était possible de détecter dès ma première venue. Mais je sais une chose : j’avais mal, je l’ai dit, et je ne méritais certainement pas d’être traitée de cette façon. On parle sans cesse de respect des patients, d’écoute et de prise en charge. Mais quand on se retrouve face à un médecin qui remet en doute votre douleur au lieu de vous écouter, on se demande où est passée l’humanité », confie-t-elle.

« On a joué avec ma vie »

C’est sur ses réseaux sociaux que la jeune femme a choisi de témoigner de cette mésaventure. L’hôpital a réagi à la publication : « Nous avons pris connaissance d’un témoignage récemment partagé sur Facebook qui concerne une expérience vécue aux urgences. Nous le prenons au sérieux. »

Un rendez-vous a été proposé à Morgane. Mais la jeune femme entend obtenir des réponses et éviter que d’autres patients ne vivent une expérience similaire. Comme elle l’explique à Lorraine Actu : « Je ne laisserai pas passer ça, je ne veux pas que ça se reproduise chez d’autres personnes. »

« On a joué avec ma vie », conclut Morgane. Un épisode particulièrement éprouvant, qui laisse derrière lui un profond sentiment d’injustice et soulève la question de l’écoute des patients aux urgences.

Toute l’actualité du département de la Moselle à suivre en direct sur Moselle TV du lundi au vendredi à partir de 18H00.

plus de contenus du même auteur

spot_img

Nos derniers reportages