Le parquet de Metz a confirmé ce jeudi 22 octobre le décès du deuxième militaire à bord du Mirage 2000D qui s’est écrasé mardi soir près de Rogéville, en Meurthe-et-Moselle, à 25 km au sud de la Moselle.
Le bilan est désormais confirmé. Les deux membres d’équipage du Mirage 2000D ont perdu la vie dans le crash de leur appareil, survenu mardi 20 octobre, vers 22h40, dans le secteur de Rogéville, en Meurthe-et-Moselle, à une vingtaine de kilomètres au sud de la Moselle.
Le décès du deuxième militaire a été confirmé ce jeudi par le parquet de Metz. Les recherches avaient été engagées après la perte du contact radio et radar de l’avion, alors que celui-ci effectuait une mission d’entraînement au vol de nuit.
L’équipage était composé du lieutenant-colonel Antranig Sarkissian, 44 ans, et du lieutenant Quentin Klysz, 27 ans. Dans un communiqué, la ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin, et le chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace, le général Jérôme Bellanger, ont annoncé avec émotion le décès des deux militaires, morts en service aérien commandé. Ils ont adressé leurs condoléances à leurs familles et à leurs frères d’armes.
Âgé de 44 ans, Antranig Sarkissian était affecté depuis 2022 sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier, où il commandait le champ de tir air-sol de Suippes. Breveté navigateur officier systèmes d’armes, il détenait la qualification de chef navigateur. Il totalisait 2 200 heures de vol et avait participé à 55 missions de guerre. Sa carrière l’avait notamment conduit en Afghanistan, au Mali, au Niger, au Soudan et au Tchad).
À 27 ans, Quentin Klysz était affecté depuis août 2025 sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey, au sein de l’escadron de chasse 3/3 « Ardennes ». Il poursuivait sa formation sur Mirage 2000D auprès de l’escadron de chasse 2/3 « Champagne », dans le cadre de sa qualification de pilote de combat opérationnel. Il comptabilisait 450 heures de vol.
Les circonstances de l’accident restent à déterminer
Après la perte du contact radio et radar avec l’appareil, les équipes de recherche et de secours de l’armée de l’Air et de l’Espace étaient intervenues en coordination avec les services de secours départementaux. Selon les premiers éléments communiqués mercredi, les deux militaires n’avaient pas eu le temps de s’éjecter avant l’impact.
Les causes de l’accident restent inconnues à ce stade. Une enquête judiciaire et des investigations de sécurité sont en cours afin de déterminer les circonstances précises du crash.
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