spot_img
spot_img

Conflit social chez Stellantis : la CGT dénonce un « sketch », la CFDT salue des « avancées significatives »

La direction de Stellantis a présenté aux syndicats, lors des négociations annuelles obligatoires (NAO) conclues ce vendredi, une hausse de 2,1 % de la masse salariale pour 2026, soit un niveau comparable à celui accordé en 2025. Une décision qui ne ravit pas la CGT, à l’inverse de la CFDT.

Les discussions ont duré « neuf heures au siège du groupe à Poissy » dans les Yvelines et se sont conclues sur cette proposition de la direction de Stellantis « un budget de +2,1% de la masse salariale, dans un contexte d’inflation à 0,7% ». En Moselle, un pôle industriel Stellantis est situé à Trémery et à Metz pour le groupe automobile Franco-italo-américain.

La CGT déplore cette proposition

Cependant, la CGT dénonce des propositions « indécentes » et loin des réalités économiques des salariés « un sketch jusqu’au bout de la nuit ». Dès le départ, le syndicat avait alerté : « Il nous manque près de 450 euros en moyenne tous les mois pour vivre dignement », et souligne que « le salaire minimum devrait être à 2 500 € ». Pourtant, malgré « 54 milliards d’€ de bénéfices en quatre ans » et « plus de 46 milliards d’€ dans les caisses », la direction a maintenu des augmentations symboliques, refusant toute réponse à la hauteur des attentes de ce syndicat.

La CGT pointait aussi « l’amputation de nos salaires » due aux accords de compétitivité et au chômage partiel, alors que « tout augmente : loyers, courses, carburant, assurances… ». Les revendications portées ont été ignorées : titularisation des Team Leaders, régularisation des sous-cotations, restitution des congés volés, et versement de l’intéressement, « La direction veut nous faire les poches », résumait le syndicat, dénonçant « des propositions indécentes » lors de la réunion du 12 février.

Face à ce « simulacre de négociations », la CGT appelle les salariés à se mobiliser pour « arracher de réelles augmentations » pour « travailler pour vivre et non vivre pour travailler », tout en refusant de cautionner un accord qui ne répond ni à l’urgence sociale, ni à la justice économique « Sinon, que nous restera-t-il ? », interroge la CGT déterminée.

La CFDT assez satisfaite

De son côté, la CFDT souligne « une direction plus à l’écoute », permettant des « avancées significatives ». Le syndicat retient « une enveloppe globale supérieure à l’inflation » et « un talon pour protéger les bas salaires » ou encore « la revalorisation de primes avec rétroactivité au 1er janvier 2026 ». Cependant, « l’absence d’augmentation générale pour les cadres » reste un point de frustration.

La CFDT note aussi que « la direction menaçait de revenir à une proposition moins favorable en cas de désaccord », ce qui a influencé les débats. « Les équipes vont désormais se réunir pour évaluer les résultats et décider des suites » car la décision finale revient aux salariés de Stellantis eux-mêmes.

Toute l’actualité du département de la Moselle à suivre en direct sur Moselle TV du lundi au vendredi à partir de 18H00.

Mattéo Philipp
Mattéo Philipp
Journaliste Reporter d'images

plus de contenus du même auteur

Nos derniers reportages