Avec le réchauffement climatique, le risque de feux de forêt augmente aussi en Moselle. À Lutzelbourg, 200 pompiers ont participé à un exercice grandeur nature pour se préparer à des incendies qui pourraient devenir plus fréquents.
Des images encore rares en Moselle, mais qui pourraient devenir plus fréquentes avec le réchauffement climatique. À Lutzelbourg, 200 pompiers s’entraînent à faire face aux feux de forêt lors d’un exercice grandeur nature. Des équipes sont mobilisées au poste de commandement. « Le rendez-vous incontournable, ce sera effectivement que le feu jamais, jamais, jamais ne dépasse la départementale 98A. » peut-on entendre.
D’autres équipes, elles, sont en première ligne pour combattre le feu au sol. « En général, on n’attaque jamais le feu à la tête, parce que c’est trop dangereux, trop virulent. Donc on attaque souvent sur les flancs. Donc le feu se dirige comme ça : flanc droit, flanc gauche. » indique un pompier.
Grâce à ce tuyau incendie déployé sur 60 mètres, les pompiers peuvent combattre les flammes au plus près du terrain. Et ces hommes sont épaulés par cet avion, le Dash 8 Milan, capable de larguer de l’eau à une trentaine de mètres au-dessus des arbres.
La Moselle anticipe les feux de demain
En Moselle, près de 800 sapeurs-pompiers sont spécialisés dans la lutte contre les feux de forêt. Fabien Didier, directeur départemental du SDIS 57 déclare : « Le Grand Est de la France a atteint un niveau d’opérationnalité très comparable à ce qu’on peut retrouver dans le sud, en termes d’équipement, de formation et d’articulation opérationnelle. On est mature dans notre organisation, on est robuste. Avant, on le faisait déjà, mais c’était davantage un exercice de niche, plus étroit en termes de personnel concerné et de matériel. Aujourd’hui, on est dans une approche beaucoup plus globale. »
Au sein du département, 190 000 hectares de forêt sont à protéger. Pour éviter une propagation rapide des flammes, les enjeux sont clairement définis. « La lutte contre l’incendie, comme tous les phénomènes de risque majeur, ce n’est pas quand on est dans la période où il y a le risque, qu’on se prépare. » informe Jacques Banderier, sous-préfet de Sarrebourg / Château-Salins
L’an dernier, 630 interventions pour des feux d’espaces naturels ont été recensées, dont 4 feux de forêt. Au total, 38 hectares ont brûlé en Moselle. Face au changement climatique, les besoins évoluent. « On apporte des espèces en plus de celles que l’on a déjà en Moselle. Il ne s’agit pas de transformer complètement les peuplements, mais de les conserver en ajoutant des arbres plus résistants, pour donner toutes les chances aux forêts mosellanes de résister à l’avenir. Parce qu’on sait que nos peuplements d’aujourd’hui vont être en grande difficulté d’ici quelques années, voire quelques dizaines d’années. » décrit Odile Mougeot, directrice de l’ONF de Sarrebourg.
En montagne, par exemple, cela passe par l’introduction du chêne. En plaine, d’autres essences, comme certains pins ou le cèdre, peuvent être privilégiées. Une adaptation devenue nécessaire, mais un message de prévention reste essentiel : dans 9 cas sur 10, l’homme est à l’origine des incendies d’espaces naturels.
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