Vagues de chaleur à répétition, hausse du prix de l’énergie… Chauffer ou climatiser son logement pourrait coûter de plus en plus cher dans les années à venir. Dans ce contexte, les maisons à basse consommation, et notamment les maisons passives, suscitent un intérêt croissant en Moselle.
Le principe est simple, réduire au maximum les besoins en énergie du logement. Grâce à une isolation très performante et une excellente étanchéité à l’air, ces habitations conservent la chaleur en hiver et limitent la surchauffe en été. Les maisons passives répondent à des critères particulièrement stricts en matière d’isolation, d’étanchéité et de consommation énergétique. Parmi les références du secteur, le label allemand Passivhaus, apparu en France en 2007, encadre notamment ce type de construction.
Euromac 2 : l’isolation au cœur de la construction
En Moselle, l’entreprise Euromac 2, basée à Folschviller, s’est spécialisée depuis plus de 40 ans dans la fabrication de matériaux destinés à la construction de bâtiments à faible consommation énergétique. Dans son usine, la société produit notamment des blocs coffrants isolants utilisés pour la construction de maisons basse consommation, mais aussi de maisons passives. L’entreprise développe également des solutions pour les planchers et les toitures. Ses produits s’adressent aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels et peuvent être utilisés pour différents types de bâtiments, des crèches aux immeubles, en passant par les bâtiments d’entreprise.
Une demande qui progresse
Si les maisons passives restent encore minoritaires en France, le marché semble progressivement évoluer. Selon Euromac2, la demande pour ce type de construction augmente depuis plusieurs années, notamment dans un contexte marqué par des épisodes de fortes chaleurs de plus en plus fréquents.
Reste évidemment la question du coût. Selon le fabricant mosellan, une maison basse consommation représente environ 5 % de surcoût par rapport à une construction traditionnelle. Pour une maison passive, l’investissement supplémentaire serait généralement compris entre 15 et 25 %. Un effort financier au départ qui peut toutefois être compensé sur le long terme par une consommation énergétique fortement réduite, et donc par des factures de chauffage et de climatisation moins élevées.


