Conçu en partie en Moselle, l’outil « PhysioTool » vient d’arriver au coeur de l’ISS. Il permettra de suivre en temps réel l’état physiologique, cognitif et émotionnel des astronautes.
« PhysioTool a été fabriqué en Moselle notamment, c’est un outil qui pourrait aider à préparer des futures missions vers la Lune et Mars« . Il s’agit d’un système de capteurs permettant de suivre, en temps réel les signes vitaux, les capacités cognitives et les émotions de Sophie Adenot, astronaute en mission pour neuf mois dans l’ISS. Une avancée scientifique née en Moselle, qui a rejoint ce 12 mai la Station spatiale internationale (ISS).
Mis au point par l’Université de Lorraine et conçu en partie à l’IUT Génie mécanique et productique (GMP) de Metz, l’objectif de l’outil est de recueillir simultanément des données sur la fréquence cardiaque, la respiration, l’activité cérébrale, le stress ou encore les capacités d’attention et de mémoire de l’astronaute française. « L’originalité de ce projet, c’est qu’il regroupe différentes mesures pour avoir une vision complète du comportement humain« , explique Benoît Bolmont, professeur à l’Université de Lorraine.
PhysioTool : une innovation mosellane dans l’ISS pour l’avenir des voyages spatiaux
Jusqu’à présent, les outils de mesure utilisés dans l’espace étaient volumineux et limitaient les mouvements des astronautes dans leurs tâches quotidiennes. PhysioTool est au contraire un appareil compact, comparable à une console portable, capable de centraliser les informations issues de nombreux capteurs. « Aujourd’hui, les technologies nous permettent de miniaturiser tous ces outils« , souligne Benoît Bolmont, « et nous avons d’ailleurs un produit réalisé de A à Z en Lorraine« .
Les données collectées pendant plusieurs mois permettront d’identifier des marqueurs de stress ou de fatigue susceptibles de mettre en danger l’astronaute ou la mission. Un enjeu majeur alors que les agences spatiales préparent des voyages de longue durée. « Le jour où l’on ira sur Mars, ce sera un voyage de un à trois ans« , rappelle Benoît Bolmont. Pour les Mosellans impliqués dans ce projet, cette mission constitue une vitrine internationale du savoir-faire scientifique et technologique développé en Lorraine.
Pour en apprendre davantage, retrouvez l’interview de Benoît Bolmont en intégralité dans Moselle Info.


