Xavier Bouvet, négociateur pour Place Publique, a officialisé son soutien à la liste PS de Bertrand Mertz, tournant le dos à celle de Jérémy Roques.
C’était une négociation longue mais qui a trouvé un terme officiel lors de l’inauguration du local de campagne de Bertrand Mertz il y a quelques heures. Comme nous l’avions annoncé la semaine dernière, Place Publique, par la voix de son négociateur local, soutiendra bien le candidat du PS pour les municipales en 2026. Un travail de négociation qui était dévolu à Xavier Bouvet, ancien conseiller municipal d’opposition et candidat à la mairie en 2020. Mais ce dernier le confirme, « je ne suis ni candidat ni colistier à cette élection municipale ».
Contacté, le négociateur ne s’exprimera pas plus que son argumentaire publié sur ses réseaux sociaux qui explique ce choix dans le détail. Le parti a des accords programmatiques avec la liste de Mertz, candidat de la social-démocratie et pro-européen comme le souhaite Place Publique, mais surtout préfère soutenir une liste qui refuse de faire venir LFI dans ses rangs. Raphaël Glucksmann, à Metz, l’avait confirmé : il n’y aura pas d’accord avec les extrêmes. « Il y a des gauches en désaccord sur l’essentiel, les conditions mêmes de notre modèle démocratique et social, entièrement dépendant de l’Union Européenne », explique Xavier Bouvet.
Deux gauches à Metz ?
Pour lui, c’était donc le point de bascule : l’idée d’une alliance avec LFI est nulle et non avenue, il se refuse donc à soutenir Jérémy Roques, évoquant la possibilité d’une « fusion » avec Charlotte Leduc. « Aucune fusion n’est envisagée » se défend Jérémy Roques, ancien collègue de Xavier Bouvet à la mairie, qui avait repris la place de chef de file de l’opposition lors de son départ en Estonie. « Nous avons une ligne claire depuis le début, elle n’a pas bougé : être premier au premier tour, et pour cela, il faut une union ». Aujourd’hui, la liste des Verts et d’une partie de la gauche l’assure : elle est la seule à pouvoir rassembler les trois listes au second tour, le dialogue étant rompu entre PS et Insoumis.
En coulisses, certains élus de droite résument simplement le paysage politique messin actuel : « en mars on aura une gauche du centre et une autre des LFI ». A notre micro, Manuel Bompard (coordinateur LFI) avait demandé à Place Publique et son leader de « se ressaisir » et de prôner l’union : « quand on est de gauche, il y a un principe de base, c’est d’être solidaire face à l’extrême-droite ». Aujourd’hui, LFI et les Ecologistes s’entendent sur un point : faire union avant le premier tour, et à défaut, soutenir celle qui finira en tête pour le second en mars prochain.
Photo © Bertrand Mertz Metz 2026





