La 29e édition d’“Une Rose, un Espoir” s’est tenue les 26 et 27 avril dans toute la Moselle. Dimanche, à Longeville-lès-Metz, nous avons rencontré les 40 motards du secteur Metz-Ouest. Nous avons suivi l’un des trois convois, mobilisé dans la commune pour distribuer 1 200 roses en échange de dons.
Les Roses, comme ils les appellent, forment une grande famille de motards au cœur généreux et solidaire. Parmi eux, Philippe. Fidèle à l’événement, il enfile ses gants pour sa 26e édition, non sans émotion : « Le ressenti est énorme. On a les poils parce qu’on sait qu’on va faire quelque chose de formidable. » Au guidon de sa cylindrée, Philippe Braconnier part à la rencontre des habitants pour leur proposer une rose en échange d’un don pour la lutte contre le cancer. Et même après bientôt 30 ans d’expérience, le sexagénaire reste toujours surpris par la générosité des passants. « Tous les ans, c’est sensationnel de voir la récolte augmenter. Le prévoir, c’était improbable. La première récolte, si je me souviens, était autour de 8 500 francs. Aujourd’hui, on parle en millions d’euros. Qui aurait pu prévoir ça ? », se réjouit le motard.
« Je me disais : est-ce que les gens vont être assez réceptifs ou pas ? »
Dans ce convoi de 12 motards d’“Une Rose, un Espoir”, secteur Metz-Ouest, il y a aussi de nouveaux visages, comme ceux de Dimitri et Mathys, 11 ans. Pour la première fois, père et fils frappent aux portes de ce quartier de Longeville-lès-Metz. « Je me disais : est-ce que les gens vont être assez réceptifs ou pas ? C’était peut-être la petite appréhension que j’avais au départ. Et finalement, quand on a commencé à sonner aux premières maisons, je me suis dit, c’est top. On a été agréablement surpris », constate le père de famille. Une première expérience réussie pour ce duo, qui compte bien revenir l’année prochaine.
Unis pour la Ligue contre le cancer
Qu’ils aient 11 ou 67 ans, tous sont concernés de près ou de loin par la maladie. « J’ai des voisins qui sont partis récemment. Et moi-même, j’ai été touché par un lymphome. C’est pour ça que je fais le maximum pour la Ligue », révèle Gilles Confortini, participant d’“Une Rose, un Espoir” depuis 13 ans. L’homme a entraîné sa femme et son fils dans l’aventure. Infirmière de profession, Eva Confortini se confie : « J’ai vu les premiers malades du cancer et j’ai vu l’évolution. Il faut absolument soutenir la recherche pour que ça évolue dans le bon sens. Et ça évolue très vite dans le bon sens. C’est pour ça que ça me tient à cœur de participer à ce genre de manifestation. » Le cœur sur la main, la quarantaine de motards d’“Une Rose, un Espoir”, secteur Metz-Ouest, reprendra la route l’année prochaine pour récolter toujours plus de dons au profit de la Ligue contre le cancer.


