A Florange ou Fameck, premières répercussions des enjeux économiques du pays : les conseils sont appelés à se prononcer sur la hausse des impôts communaux.
C’est la tradition : les premiers conseils municipaux ont le débat d’orientation budgétaire à l’ordre du jour. Sur une ou plusieurs séances, les élus sont appelés à voter pour les changements principaux dans le budget de la commune mais aussi, forcément, dans la fiscalité. Si la baisse des impôts ou le maintien des taxes actuelles a été cité par plusieurs candidats ou maires sortants dans les débats, la norme est plutôt à la crainte d’une augmentation, répercutant les atermoiements de l’Etat sur son propre budget et donc les risques qui pèsent sur les collectivités.
Ainsi, le maire LR de Florange, Rémy Dick, a par exemple augmenté pour la première fois depuis 9 ans. En amont du conseil, l’ancien maire PS désormais chef de file de l’opposition avait prévenu : « Florangeois, Florangeoises, la facture vous sera présentée jeudi soir ». La facture, c’est 6 points d’augmentation et des taux désormais fixés à 36,25 % pour le foncier bâti, 18,45 % pour le foncier non bâti et 57,79 % pour les résidences secondaires. Une hausse « structurelle » qui dépend du contexte économique national pour le maire qui « assume avec gravité ».
Dans le même temps, Fameck a aussi du augmenter ses impôts. Dans une vidéo publiée sur le site officiel de la commune la semaine dernière, le maire réélu Michel Liebgott a annoncé « une gestion responsable en procédant à une augmentation modérée de 2 points de la fiscalité (ce qui représente pour les propriétaires 2 à 5 euros par mois en plus) », dénonçant aussi les dotations d’état en baisse. Fameck est à ce jour la commune la moins imposée de la Fensch.
A Hombourg-Haut, le maire a lui proposé une hausse pour la première fois depuis 9 ans, d’environ 4 points. Autre commune à surveiller : le conseil municipal de Gandrange, lui, aura lieu demain. La commune a connu l’an dernier une augmentation historique de 136% pour pallier aux dettes considérables, et éviter la mise sous tutelle par l’Etat. Pour rappel, une commune a un pouvoir fiscal assez limité aujourd’hui, suite à la suppression par l’Etat de la taxe d’habitation.


