Thionville Lusitanos comme un grand avant d’affronter l’OM

À la veille d’un week-end de Coupe de France historique face à l’OM, Thionville Lusitanos s’est livré à la « traditionnelle » conférence de presse. Son entraîneur, et ancien joueur professionnel, Julien François, s’est exprimé dans un exercice loin d’être une habitude dans ce club de National 3.

Pour ses nouvelles résolutions de l’année 2024, Thionville Lusitanos a décidé de tout faire comme les grands. Certains joueurs se sont livrés à la presse, locale comme nationale, tout comme Julien François, l’entraîneur du club. Pour l’occasion, une des salles du stade de Guentrange, à Thionville, a été aménagée pour l’occasion. C’est dans ce stade que ses joueurs s’étaient imposés face à Annecy, club de Ligue 2, après un match renversant (2-1) en décembre dernier. Depuis, c’est l’Olympique de Marseille, pensionnaire historique de Ligue 1, qui fera office d’adversaire des Thionvillois lors des 32es de finale de la Coupe de France, au Stade Saint-Symphorien, le dimanche 7 janvier prochain (à 14h30).

L’année 2024 sur les traces de l’année 2023 

« Je les sens bien. On sait très bien que depuis le tirage au sort, on a toute l’attention qui est focalisée là-dessus, a démarré Julien François. On n’a pas pu jouer notre dernier match de championnat. Il y a eu le moment du tirage et de l’euphorie qu’elle a engendré« . Désormais place au terrain les entraînements programmés depuis le 26 décembre dernier. Un retour sur les terrains qui ont réussi au club mosellan, encore invaincu en championnat (1er de National 3 avec 6 victoires et 3 matchs nuls en 9 matchs de championnats joués, soit trois de moins que le deuxième, le Football Club Olympique Strasbourg Koenigshoffen 06).

« On pousse tous les curseurs pour être compétitif dimanche et créer l’exploit« , a-t-il confié. Quoi qu’il arrive, cette saison ne ressemblera à aucune autre, notamment en Coupe de France. Thionville Lusitanos n’en est pas à son premier match, en passant notamment par un déplacement lointain en Nouvelle-Calédonie (4-0) ou encore la réception pluvieuse d’Annecy (2-1). Il est clair que, désormais, ce club, qui ne cesse de retrouver des couleurs, est au centre de toutes les attentions depuis quelques jours au point de faire exploser les ventes de billets au stade Saint-Symphorien.

L’OM, entre admiration et réalité

« Forcément, les points forts et les points faibles, je les garde pour les joueurs, avoue Julien François, au moment d’évoquer un adversaire à l’origine de l’admiration de nombreux de ses joueurs. Aujourd’hui, ce sont plus des rêves de gosses. C’est pour cela qu’il faut en profiter, ne pas avoir de regrets. Il y aura un vainqueur et un perdant« . Mais cela n’empêche pas de se préparer sans oublier aucun détail. 

« On a fait une opposition samedi matin en envoyant le son à fond, avec un bruit de fond de supporters sur une première mi-temps et une deuxième mi-temps avec les chants de l’OM. Cela va être puissance 10, puissance 100, le jour J à Saint-Symphorien […] Une fois que l’arbitre va siffler, ils ne vont pas entendre le banc, ils ne vont pas entendre les consignes. Ils ne vont peut-être même pas s’entendre à 10 ou 20 mètres. Il faut se servir de cet environnement-là » précise-t-il.

Tout comme les pros, ou presque.

Pour cette soirée peu commune, les joueurs se sont également prêtés à l’exercice de l’interview d’avant-match. Si certains ont raconté leur but de rêve face à l’OM, d’autres ont tenté de se concentrer pour ne pas se tromper dans les réponses, le tout, sous l’œil de certains coéquipiers.

Vous l’aurez compris, le passé de professionnel de Julien François (passé par le FC Metz, Grenoble ou encore Le Havre) ou encore celui de Stéphane Borbiconi (passé également par le FC Metz ou Manisaspor en Turquie) est un héritage qu’il n’est pas simple de léguer. Comme cela est souvent répété dans les sphères du ballon rond, la vérité du terrain l’emporte. L’ambiance, elle, est au beau fixe, comme le suggère cette anecdote concernant une éventuelle qualification face aux marseillais.

« Moi, je pense à tout, à la qualification comme à la défaite. Déjà, on n’a pas perdu de l’année donc on n’a jamais été confronté à cela […] Si je vous disais qu’on a quatre caisses de champagne au frais dans les frigos de Metz, vous me prendriez pour un fou. En cas de qualification, on fera du freestyle » précise le coach, tout sourire. Cela promet, mais pas de temps à perdre. Après la dernière question, l’heure était à l’entraînement sous une pluie qui ne peut empêcher le club de Thionville Lusitanos de briller.

Emeric Guillaume
Emeric Guillaume
Journaliste Reporter d'Images

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